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Dominique de Villepin dans la folle histoire des présidentielles


C’est une histoire grave racontée avec entrain et fantaisie, presque sur le ton de la plaisanterie. Une histoire d’ambition et de trahison, de coups tordus et de règlements de comptes développée dans le documentaire La Folle Histoire des présidentielles, produit par Jean-Louis Remilleux et Frédérique Bredin, ancienne ministre de la Jeunesse et des Sports, diffusé mercredi soir sur France 3.

Des guerriers à l’assaut de l’Élysée

Cette saga est basée sur les témoignages de gens du sérail (Balladur, Jospin, Bayrou, Dati…), des durs à cuire qui utilisent tous les mêmes mots : violence, brutalité, férocité.

C’est peut-être Dominique de Villepin qui résume le mieux l’épreuve à la fois physique et psychologique qui attend les candidats à l’Élysée : « Dans une campagne présidentielle, il y a deux combats dont l’un est totalement ignoré, dit l’ancien premier ministre, qui sait de quoi il parle. Le premier, c’est celui qui oppose la droite à la gauche. Le deuxième, beaucoup plus sanglant, plus meurtrier, oppose les droites entre elles et les gauches entre ­elles. »

Face à l’éclatement de la gauche plurielle, qui lui a coûté une place au deuxième tour en 2007, Lionel Jospin exprime, pour la première fois, son regret de s’être présenté à la présiden­tielle : « Dans ces conditions de divisions stupides, j’aurais dû dire que je n’étais pas candidat. » Ségolène Royal, première femme à atteindre le deuxième tour de la présidentielle, a subi dès le départ les attaques à caractère sexiste de son propre camp. « Une bonne partie de la déstabilisation n’a pas été le produit du travail des snipers de Nicolas Sarkozy, ce qui était normal, mais d’un certain nombre de nos camarades », confirme Sophie Bouchet-Petersen, conseillère de Ségolène Royal en 2007.

Toujours confraternel, l’ancien premier ministre Pierre Mauroy se moque du « discours évangélique » de la candidate socialiste. « Ça prenait l’allure d’incantation liturgique, on sentait qu’elle était à bout de souffle. » Pour faire un « bon » candidat, avoir le cuir tanné ne suffit pas. Il faut aussi une empathie avec les électeurs, une volonté chevillée au corps (« Dès son plus jeune âge, il voulait devenir le premier des Français, dit Pal Sarkozy de son fils. S’il avait eu 30 cm de plus, il ne serait pas président de la République ») et une machine de guerre capable de fournir militants et financement.

« Il y a toujours un minimum de fraudes », constate cyniquement Roland Dumas, ancien président du Conseil constitutionnel. Évoquant les comptes d’Édouard Balladur en 1995, il admet qu’« il y avait des explications insuffisantes, mais le Conseil est arrivé à un consensus. Sinon, il aurait fallu annuler l’élection présidentielle ».

La campagne 2012 s’annonce aussi rude que les huit précédentes. « Elle sera très méchante, prédit Claude Goasguen. La montée du Front national laisse préfigurer une violence verbale extrême. » Pour le candidat socialiste François Hollande, « il faut s’attendre au pire ». Dominique de Villepin prévoit une campagne « de grands courants d’air avec Facebook, Twitter, les blogs et des rumeurs qui ne seront par contrôlées ».

Source: Le Figaro

1 Commentaire

  1. charles

    Lu : « C’est une histoire GRAVE racontée avec entrain et fantaisie, presque sur le ton de la plaisanterie. Une histoire d’ambition et de trahison, de coups tordus et de règlements de comptes développée dans le documentaire. La Folle Histoire des présidentielles, produit par ».. etc…

    « Grave.. »
    Une chose est sûre.
    - On ne parlera pas du Monde autour de la France, donc de l’essentiel non fait, donc d’aucune grande réforme entreprise, donc de l’inadaptation du pays. On ne parlera pas même de gestion, de gestion seulement, depuis la dernière : celle de Mr. Barre.
    Et hors la période DDV, de Mi-2005 à 2007, nous allons être entre nous, car nous sommes entre nous, nous, avec des français sur tous les continents, tout autour.

    Le Monde n’existe pas.
    Oh.. L’europe certes existe, oui mais morte. Et notre pays ? En quel état ?

    « J’accuse.. »
    Les médias, la culture, les professeurs, les écrivains, les philosophes, les zélites de tous bords.. Tout ce qui écrit et encre, tout ce qui articule et parle..
    « J’accuse.. » oui, je les accuse de s’être regardé le nombril et d’avoir dilapidé la Grande Oeuvre de CDG, la France. Le rude Travail fait par nos pères et mères, pour nous, indignes.
    Qui indignons les enfants actuels.

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