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Après la relaxe dans l'affaire Clearstream, quel avenir politique pour Dominique de Villepin?

Relaxé en appel dans l’affaire Clearstream, Dominique de Villepin tient une victoire judiciaire et morale dans l’affrontement à vif qui l’opposait à Nicolas Sarkozy. Mais peut-il en tirer une victoire politique ?

L’ancien Premier ministre de Jacques Chirac, qui a dit mercredi sortir « renforcé de cette épreuve et plus déterminé que jamais à servir les Français », entend désormais « sauver la politique d’elle-même », passant d’un combat à l’autre.

L’incertitude demeure sur la nature du défi: une aventure présidentielle en solo, suspendue à l’obtention de 500 signatures et à un financement à sa mesure, ou le ralliement à une « coalition » centriste qu’il paraît désormais souhaiter.

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Affaire Clearstream : Villepin de Monte-Cristo

A peine la cour d’appel de Paris avait-elle confirmé sa relaxe dans l’affaire Clearstream que Dominique de Villepin entamait sa nouvelle croisade contre Nicolas Sarkozy.
Comment ? En saluant l’indépendance de la justice, qui selon lui a « su résister aux pressions politiques », sous-entendu : aux pressions des amis du chef de l’Etat.

Relaxé deux fois par la justice, M. de Villepin est libre, totalement débarrassé du boulet Clearstream qui lui a pourri la vie depuis six ans. Que peut-il faire de cette liberté, sinon organiser sa vengeance contre celui en qui il voit l’origine de ses ennuis et qui le menaça il y a quelques années de le pendre à un croc de boucher ?

Ne nous y trompons pas, Dominique de Villepin est un homme politique à la nature passionnée et excessive, capable du meilleur à la tribune de l’ONU pour condamner la guerre d’Irak et du pire quand il règle ses comptes.

Loin du chrétien giflé qui tend l’autre joue, Dominique de Villepin ressemble à l’Edmond Dantès vengeur du Comte de Monte-Cristo. Excité par les banderilles de l’affaire Bourgi, lequel l’accuse d’avoir reçu les mallettes de l’argent noir, il ne fera pas de quartier.

Tout porte à penser qu’il sera candidat en 2012, même si beaucoup de ses amis l’ont quitté, même s’il n’a pas de trésor de guerre, même s’il aura du mal à obtenir les 500 signatures nécessaires et même s’il ne recueille dans les sondages que 2 à 4 % des intentions de vote.

Certains ont cru ou veulent croire à un Villepin calmé, apaisé par Alain Juppé ou Bruno Le Maire, qui œuvrent pour le président de la République. Je crois personnellement qu’ils se fourvoient. Villepin et Sarkozy sont irréconciliables, et l’ancien Premier ministre de Jacques Chirac peut être le caillou qui tue.

Source: France Soir

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Villepin : les sarkozystes jouent la carte de la réconciliation

Dominique de Villepin relaxé. Le secrétaire général de l’UMP, Jean-François Copé, lui a aussitôt tendu la main. Pourquoi autant d’amabilité alors que l’ancien Premier ministre continue de dénoncer les pressions politiques visant à lui nuire ? Il ne faut jamais oublier que l’unique obsession de Nicolas Sarkozy est d’éviter la multiplication des candidatures à la présidentielle, donc dissuader Dominique de Villepin, aussi bien que Jean-Louis Borloo.

A vrai dire, depuis l’été, les sarkozystes ne croient plus au risque de voir l’ancien Premier ministre se mettre sur la ligne de départ en 2012. C’est un homme plus seul que jamais. Mercredi encore, malgré sa relaxe il a été lâché par un des derniers parlementaires qui le soutenait, Jacques Le Guen. Quant aux sondages, ils sont calamiteux pour lui, autour de 2 %.

Alors pourquoi est-il nécessaire de lui tendre la main ? Parce que justement seul le sentiment d’être humilié, d’être l’objet d’intimidations peut relancer chez lui le désir de faire battre Nicolas Sarkozy en se présentant malgré tout contre lui.

L’amabilité de l’UMP est donc psychologique plus que politique. D’où ces déclarations de Jean-François Copé. D’où ce coup de téléphone amical de son ancien directeur de cabinet, Bruno Le Maire, reçu mercredi matin à 9h30, aussitôt connu le jugement en appel de l’affaire Clearstream.

D’où aussi l’insistance des amis du chef de l’Etat à lui dire qu’ils ne sont strictement pour rien dans les confidences explosives de Robert Bourgi.
La preuve : « Cela fait plusieurs mois que nous sommes entrés dans une logique de l’apaisement », assure Brice Hortefeux, le futur coordinateur de la campagne de Sarkozy, en citant en exemple la bienveillance ayant accueilli les initiatives personnelles et parallèles de l’ancien Premier ministre en Libye.

Concrètement, qu’est-ce que les sarkozystes sont prêts à proposer à Dominique de Villepin ? Ça c’est plus compliqué, car le dosage doit être subtil pour ne pas donner l’impression trop ostensible d’ « acheter » Villepin au moment où sa « valeur » est au plus bas.

Brice Hortefeux plaide depuis longtemps pour qu’on lui réserve une circonscription. Ça tombe bien : partie au FMI, Christine Lagarde libère celle qui lui était réservée pour représenter les Français d’Amérique du Nord. Mais tout le monde à l’UMP n’est pas chaud pour cette solution dont toute façon Dominique de Villepin ne voudrait pas.

« Lui proposer un poste, un strapontin, à lui qui a été Premier ministre, il le vivrait comme une humiliation », estime par exemple Bruno Le Maire, celui qui le connaît le mieux sans doute, et qui suggère au contraire qu’on lui témoigne avant tout de la « considération ». En lui disant tout haut ce que lui doit la famille gaulliste. En l’invitant, comme l’a fait Jean-François Copé, à apporter sa contribution au débat d’idées.

Certains rêvent déjà d’une expression de Dominique de Villepin devant les militants UMP et suggèrent aussi un rendez-vous avec Nicolas Sarkozy. Les deux hommes se sont déjà vus cette année, pour parler du G20. Mais ce qui s’est fait de manière discrète pourrait être cette fois plus médiatisé.

Sur le fond, les amis du chef de l’Etat font remarquer que les succès remportés sur la scène internationale et la gravité de la situation économique permettent aujourd’hui d’organiser cette réconciliation sans que personne ne perde la face. Mais pour se réconcilier, il faut être deux. On saura vite si, de son côté, Dominique de Villepin cherche l’apaisement ou l’affrontement.

Source: Les Echos

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Le destin politique incertain de Dominique de Villepin

C’est dans l’affaire Clearstream et son combat qui l’opposait à Nicolas Sarkozy que Dominique de Villepin avait trouvé l’une des principales raisons de s’engager dans la course présidentielle. Ce volet judiciaire refermé, que reste-t-il des ambitions de l’ancien premier ministre de Jacques Chirac ?

Sur Canal +, jeudi dernier, Villepin estimait encore sa candidature «très très vraisemblable». «Il n’y a pas moins de raison que je sois moins candidat que les autres parce que j’ai plus d’expérience que les autres», expliquait-il encore dans une formule brumeuse qui a aussitôt enflammé le Web et poussé une partie de la presse à assurer qu’il avait présenté sa candidature.

Relaxé depuis quelques minutes, mercredi matin, il se disait «renforcé par cette épreuve et plus déterminé que jamais à servir les Français», sans plus s’étendre sur la perspective de 2012. Durant l’été, Villepin a également opéré quelques rapprochements remarqués avec François Hollande à l’occasion d’un débat, avec Jean-Louis Borloo par médias interposés, avec François Bayrou dans un entretien à Libération il y a quelques jours encore.

Rapprochement

Parmi ses partisans, cependant, la désillusion est palpable. Mardi soir, Dominique de Villepin publiait sur son blog une contribution intitulée «Tigre et cheval». Une parabole où il loue le courage du tigre «qui pense vite et agit plus vite encore» et le courage du cheval «qui tient son cap». Un courage «qui rapporte peu et tard, mais dont dépend en fin de compte tout». «Si les tigres dévorent les chevaux, si les chevaux piétinent les tigres, le combat est perdu d’avance», estime-t-il avant d’appeler au «rassemblement des forces». Parmi les commentaires à ce blog, un soutien interpelle Villepin : «J’espère que votre papier ne signifie pas un ralliement à Sarkozy car cela, nous ne pourrons pas le digérer !»

Car plusieurs indices viennent conforter l’idée d’un rapprochement, à tout le moins d’un apaisement entre les deux rivaux. Alors qu’il avait annoncé vouloir passer l’été «à la rencontre des Français», l’ancien ministre des Affaires étrangères a écourté son programme de candidat pour remplir une mission de bons offices, à la demande de Sarkozy, dans les pays arabes et notamment en Libye.

Conscient que le climat a changé, l’UMP a dès mercredi invité le président de République solidaire à revenir au bercail : «Ma porte a toujours été grand ouverte pour Dominique de Villepin», a plaidé Jean-François Copé. Rue La Boétie, on est prêt à offrir à Villepin une circonscription en or, comme celle de député des Français de l’étranger pour l’Amérique du Nord. Un «deal» que nient farouchement ses fidèles.

Le cercle des proches de Villepin, déjà amoindri par les entrées successives au gouvernement de Bruno Le Maire, Georges Tron et Marie-Anne Montchamp, a connu mercredi une nouvelle défection : le député Jacques Le Guen, qui faisait partie du premier cercle aux côtés de Jean-Pierre Grand et François Goulard, a annoncé sa démission des instances de République solidaire et a appelé au rassemblement. «Je ne veux, à aucun moment, porter la responsabilité morale de l’élimination du candidat de notre famille à l’élection présidentielle», explique Le Guen.

Dominique de Villepin jusqu’à présent s’est refusé d’être définitif sur sa candidature. «Le moment de faire connaître ma décision ne viendra pas avant la fin de l’année», précisait-il en juin, évoquant une «campagne éclair». Ce calendrier, les dernières déclarations de Robert Bourgi sur des versements occultes viennent le bouleverser. Une enquête est ouverte. L’ancien premier ministre a annoncé son intention de porter plainte. Et la justice s’invite à nouveau dans le destin politique de Villepin.

Source: Le Figaro

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De Waterloo à Austerlitz

A peine sa relaxe prononcée, la danse du ventre a commencé. Dominique de Villepin est, désormais, l’objet de toutes les attentions de la majorité. Voilà qu’on lui ouvre la porte de la grande maison. Voici qu’on lui prépare une circonscription sur mesure. Voyez, ses vrais faux amis qui ne tarissent plus d’éloges.

Alors, Villepin, heureux ? Ce thuriféraire de Napoléon a, certes, évité un Waterloo politique. Mais de là à rêver au soleil d’Austerlitz en 2012… D’autant que l’ancien Premier ministre n’est pas homme à aller à Canossa. Avec ou sans mallettes. On ne le voit pas rendre les armes devant son rival.

Mais Villepin a-t-il les moyens de mener le combat suprême ? Il est encore plus seul qu’en octobre 2009. Ses sondages, depuis, sont en chute libre. Les conditions matérielles de sa candidature sont loin d’être réunies. Ni budget. Ni signatures, ni troupes. Seuls lui restent conviction, orgueil et passion.

Fort de ces trois qualités, il compte bien devenir la voix. Forte. Solennelle. Gaulliste. Celle qui transcendera le peuple au bord de la crise de nerfs. Encore faut-il convaincre les Français qu’il est aujourd’hui candidat pour être Président. Et non pas seulement pour embêter son meilleur ennemi Sarkozy.

Source: Midi Libre

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Clearstream : Villepin est « déterminé » après sa relaxe

Relaxé. Un mot, un seul. Et Dominique de Villepin croit de nouveau en son destin. Hier, la cour d’appel de Paris a confirmé le jugement de première instance dans l’affaire Clearstream, cette sombre affaire de manipulation de fichiers dans laquelle le nom de Nicolas Sarkozy apparaissait. Blanchi, l’ex-Premier ministre n’a pas cherché à pavoiser : « Après six années d’un acharnement sans précédent, après six années d’épreuves pour ma famille, la justice a reconnu pour la deuxième fois mon innocence. »

Mais le président de République solidaire ne veut pas en rester là. Il a enchaîné : « Rappelons que cette affaire, [Clearstream, NDLR] a été initiée en 2005-2006, à la veille de l’élection présidentielle de 2007. Comme j’aimerais que cela puisse servir de leçon pour la présidentielle de 2012 ! Pour ce qui me concerne, je sors renforcé de cette épreuve et plus déterminé que jamais à servir les Français. » Une allusion à peine voilée aux dénonciations de l’avocat Robert Bourgi. L’homme de l’ombre de la Françafrique et conseiller officieux du président de la République l’accuse en effet d’avoir perçu avec Jacques Chirac des fonds occultes.

Coup de grâce

L’arrêt de la cour d’appel blanchissant Dominique de Villepin a été salué d’un laconique « le gouvernement ne fait aucun commentaire sur les décisions de justice » de Valérie Pécresse, porte-parole du gouvernement. L’affaire Clearstream avait fait l’objet d’une bataille d’une rare violence entre Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy. Ce dernier avait, dit-on, promis de « pendre à un croc de boucher » l’auteur des manipulations des fichiers. L’ancien secrétaire général de l’Elysée s’était dit « calomnié » et poursuivi par la « volonté d’un homme, Nicolas Sarkozy » à l’ouverture de son premier procès, en septembre 2009, quand le chef de l’Etat était partie civile.

Depuis, l’ambiance a changé. Dans la majorité, on joue l’apaisement et le rassemblement face à un homme dont les intentions de vote au premier tour de la présidentielle plafonnent à 3 %. La majorité sait que Dominique de Villepin est encore plus seul qu’en octobre 2009, quand il promettait une « alternative républicaine » au sarkozysme. Certains voient même dans « l’affaire Bourgi » comme un coup de grâce. « Il n’était déjà plus très frais avant », lâche un membre du gouvernement.

Hier, le secrétaire général de l’UMP, Jean-François Copé, a affirmé que « sa porte » était « grande ouverte pour Dominique de Villepin ». « La famille UMP, on l’a quittée en créant République solidaire, nous avons désormais notre indépendance et notre liberté », a lancé en guise de fin de non-recevoir Brigitte Girardin, secrétaire générale du parti. Elle tient à souligner la quantité de « messages de soutien reçus » hier, « notamment de la part de parlementaires » – quand ceux-ci ont déjà largement déserté les rangs du mouvement de Dominique de Villepin à l’image, hier encore, du député UMP du Finistère, Jacques Le Guen -et voit dans les doutes face à la candidature de son champion des « manoeuvres de déstabilisation ». « Le temps présidentiel n’est pas encore venu », indique-t-elle, repoussant la question de la candidature au début de l’année prochaine.

Quant à l’idée évoquée dans la majorité de lui réserver une circonscription des Français de l’étranger , « Dominique de Villepin balaie ceci d’un revers de la main, s’emporte le député UMP de l’Hérault, Jean-Pierre Grand. C’est de l’enfumage pour décrédibiliser son message présidentiel ».

Source: Les Echos

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Le destin politique de Villepin s’éclaircit mais reste à écrire

Dominique de Villepin, qui a dit mercredi sortir « renforcé de cette épreuve et plus déterminé que jamais à servir les Français », entend désormais « sauver la politique d’elle-même », passant d’un combat à l’autre.

« Oui, mon combat est un combat au risque de la solitude. Parce qu’il est plus facile de rentrer dans le rang », écrit Dominique de Villepin dans son dernier essai en date, « Notre vieux pays ».

Il construit en effet son indépendance dans l’isolement.

Plusieurs de ses soutiens au sein de République solidaire, le mouvement qu’il a créé en juin, ont pris leurs distances, comme le député-maire UMP de Vannes, François Goulard, qui estime que toute candidature alternative à celle du président sortant risque de favoriser l’extrême droite en 2012.

Jean-François Copé le sait, qui a de nouveau invité mercredi Dominique de Villepin à réintégrer l’UMP. « Ma porte a toujours été grande ouverte », a dit le secrétaire général de l’UMP.

Les intentions de vote en faveur de Dominique de Villepin varient entre 3% et 6% dans les sondages.

« J’ai trop dénoncé la Cour »

Nicolas Sarkozy, qui avait retiré sa constitution de partie civile après le premier jugement Clearstream, une machination dans laquelle il voyait la patte de l’ancien Premier ministre, est dans « une phase d’apaisement » avec Dominique de Villepin, souligne un proche du chef de l’Etat.

Mais les récentes allégations de l’avocat Robert Bourgi sur les versements occultes dont il aurait bénéficié avec Jacques Chirac de la part de chefs d’Etat africains ont de nouveau crispé les relations et jettent une hypothèque de plus sur son parcours politique. Des proches de l’ancien Premier ministre croient y voir la main de l’Elysée.

« Bourgi a une haine farouche de Dominique de Villepin dont il a été extrêmement proche. Ce n’est pas lié à Clearstream », corrige ce même proche du président.

Dominique de Villepin, ancien chef de la diplomatie qui continue d’entretenir des liens privilégiés avec le monde arabe, a rendu compte à Nicolas Sarkozy de la mission de bons offices qu’il a effectuée durant l’été pour tenter d’apporter une solution politique au conflit libyen. « Il y a eu un contact, ça s’est limité à cela », dit-on dans l’entourage du chef de l’Etat.

Le ton, jadis acrimonieux, a de fait changé entre les deux hommes. De là à penser qu’un rapprochement est possible, il y a un pas que leurs entourages respectifs refusent de franchir.

« J’ai trop dénoncé la cour pour avoir le goût des princes », explique lui-même Dominique de Villepin.

Sensible aux enseignements de l’épopée napoléonienne, il aime à souligner que « plus on s’élève, plus on s’isole ». Dans la solitude, estime Dominique de Villepin, « l’Aigle replie ses ailes pour mieux bondir ».

Le député UMP de l’Hérault Jean-Pierre Grand, l’un des rares élus « villepinistes » à encore y croire, estime que l’ancien Premier ministre est en capacité de voler vers le pouvoir.

« Villepin a fait une ouverture »

« La présidentielle de 2012 va être la plus importante depuis 50 ans. Croyez-vous que les Français vont accepter qu’elle soit confisquée par des politiciens ? par des partis politiques ? par des combines ? », a-t-il dit mercredi à des journalistes.

« Ils veulent des hommes d’Etat qui règlent leurs problèmes (…), Dominique de Villepin est l’un des rares aujourd’hui qui peut le faire », a-t-il assuré.

Paradoxalement pour un gaulliste, Dominique de Villepin juge dans son dernier essai que la « logique du recours à l’homme providentiel » est aujourd’hui épuisée.

Dans une récente interview à Libération, qui marquait une évolution stratégique, il évoquait en outre « le dysfonctionnement du fait majoritaire » et la nécessité du rassemblement face à la crise. « Je finis par penser qu’aujourd’hui il y a un avantage à la coalition », disait-il.

La remarque n’a pas échappé au centriste François Bayrou, partisan d’une « majorité centrale », qui l’analyse comme un ralliement à ses thèses.

« Villepin a fait une ouverture. Je l’ai eu au téléphone », confie le président du Mouvement Démocrate (MoDem).

Et quand on demande à Dominique de Villepin s’il sera candidat en 2012, il joue encore d’ambiguïté: « Comme toutes les premières fois dans la vie, on a à coeur de bien faire… »

Source: Reuters

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Jean-Pierre Grand : «Qu’est que vous voulez que Villepin aille foutre à l’UMP ?»

Après sa relaxe dans le procès Clearstream, « Dominique de Villepin va enfin pouvoir sereinement parler aux Français », selon le député villepiniste Jean-Pierre Grand. « Il a quitté l’UMP, ce n’est pas pour y retourner », affirme le député, alors que Jean-François Copé lui « ouvre » ses portes. Entretien.

Public Sénat: Quelle est votre réaction après la relaxe de Dominique de Villepin dans le procès Clearstream ?

Jean-Pierre Grand: C’était un procès politique, il a eu devant lui une grosse machine d’Etat. La voix de Dominique de Villepin est désormais libérée par un juge libre. Il va enfin pouvoir sereinement parler aux Français. Je le vois pour la collecte des 500 signatures (nécessaires pour se présenter à la présidentielle, ndlr): certains maires me disaient « on va attendre la fin du procès, si jamais il est condamné ». Depuis ce matin, j’ai reçu deux coups de fil me disant « tu peux passer ».

Cette relaxe lui ouvre-t-elle la voie vers une éventuelle candidature à la présidentielle ?

Elle lui ouvre la possibilité de parler de façon sereine. 2012 va être la présidentielle la plus importante depuis 50 ans, car la situation est grave. Je pense qu’il a des choses à dire. Depuis 4 ans et demi, il en dit.

Pourtant, ses propos à l’encontre de Nicolas Sarkozy sont moins violents depuis plusieurs mois. Ils se sont vus à l’Elysée. Leurs relations se sont apaisées…

Malgré tout ce qui l’oppose à Nicolas Sarkozy, Dominique de Villepin, sur les grands sujets qui concernent la Nation, est capable d’aller jusqu’à l’Elysée pour dire comment il voit les choses. Après il y a deux visions : les politiciens disent « il fait allégeance », pour tromper sur sa démarche. Et il y a ceux qui voient clair.

Jean-François Copé, secrétaire général de l’UMP, a déclaré ce matin que « la porte est grande ouverte pour Dominique de Villepin » à l’UMP…

Mais tout ça, c’est la politique politicienne. Qu’est que vous voulez qu’il aille foutre à l’UMP maintenant ? Il a quitté l’UMP, ce n’est pas pour y retourner. Il faut respecter les militants UMP, mais il faut parler aux Français. Ça fait partie des intoxications. Ce message est fait pour dissuader de nous rejoindre et décrédibiliser Dominique de Villepin. C’est comme dire qu’une circonscription des Français de l’étranger lui est réservée. C’est pour le dévaloriser, dire qu’il est capable d’aller à la gamelle. Il n’a pas besoin de l’UMP si demain il veut être député.

S’il entretient l’éventualité de sa candidature pour 2012, il a souligné, dans un entretien à Libération, qu’aucun dirigeant politique ne peut « redresser la France seul », expliquant la nécessité que les responsables politiques d’unissent…

Bien sûr, c’est un objectif.

Il a aussi salué l’analyse de François Bayrou…

Ce n’est pas choquant de saluer François Bayrou. Dominique de Villepin est dans les idées. Pour ma part, je souhaite ardemment qu’il se présente. C’est un homme d’Etat.

Même s’il ne décolle pas dans les sondages ?

C’est vous qui le dite. Et s’il décide d’être candidat, il sera à 15%, pas à 4.

Source: Public Sénat

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La réaction de Brigitte Girardin sur BFM TV


Invités Ruth Elkrief : Olivier Pardo et Brigitte… par BFMTV

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Quel avenir politique pour Dominique de Villepin ?

« Après six années d’un acharnement sans précédent, après six années d’épreuve pour ma famille, la justice a reconnu pour la deuxième fois mon innocence. » Ainsi s’est exprimé un Dominique de Villepin soulagé à la sortie de la salle d’audience où quelques minutes plus tôt la cour d’appel de Paris a confirmé en appel sa relaxe dans l’affaire Clearstream. L’ancien Premier ministre était soupçonné d’avoir conspiré, en 2004, contre Nicolas Sarkozy en ajoutant son nom à de fausses listes de comptes bancaires de la société Clearstream.

Dominique de Villepin n’est pas « mort », comme il l’avait lui-même déclaré en octobre 2009 à l’issue des cinq semaines d’audience. Sa relaxe sonne comme une résurrection pour l’homme politique qui n’a jamais caché ses ambitions présidentielles. Et que la rivalité avec Nicolas Sarkozy a contraint à quitter l’UMP et à fonder, en 2010, le mouvement République solidaire. Présenté comme un « mouvement de rassemblement, au-dessus des partis », il revendique 15 000 à 20 000 adhérents.

« L’horizon est clairement dégagé pour Villepin », commente Stéphane Rozès, président de Conseils, analyses et perspectives (CAP) et enseignant à HEC et Sciences-Po. « Cette relaxe est une condition nécessaire mais toutefois pas suffisante pour qu’il revienne dans le jeu politique et devienne candidat à la présidentielle ». La semaine dernière, l’ancien Premier ministre avait qualifié sa candidature à la présidentielle de « très vraisemblable ».

Se détacher de son image de victime

Dominique de Villepin devra d’abord tourner la page de cet épisode judiciaire qu’il a voulu politiser, estime Stéphane Rozès. « Certes, son image de victime due à sa rivalité constante avec Nicolas Sarkozy lui a été bénéfique durant le procès mais, aujourd’hui, il ne doit pas continuer dans ce registre. S’il veut jouer un rôle de premier plan en politique, il va devoir montrer sa volonté de résoudre les problèmes du pays. »

Autres conditions nécessaires à sa candidature à la présidentielle : les signatures de 500 maires. « Je ne suis pas inquiet, indique Jean-Pierre Grand, député UMP de l’Hérault et proche de Dominique de Villepin. On a déjà commencé et dans mon département il en a déjà récolté 27 sur les 50 que l’ont peut espérer avoir dans un département. »

Reste également la question des soutiens financiers à obtenir. Pour Bruno Jeanbart, directeur des études politiques chez Opinion Way, « il n’a pas vocation à récolter 2 ou 3, voire 4 % des suffrages au premier tour de la présidentielle. Je pense qu’il s’engagera dans la campagne s’il arrive à s’imposer dans un espace politique pendant la campagne. Mais c’est encore trop tôt pour le dire. »

Affaire Bourgi, une « seconde affaire Clearstream »

D’ici là, une autre ombre pourrait venir ternir l’avenir politique de Dominique de Villepin. Mardi, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour entendre l’avocat Robert Bourgi. Cet homme de l’ombre de la Françafrique a accusé l’ancien Premier ministre et Jacques Chirac d’avoir reçu des fonds occultes, évalués à 20 millions de dollars, de la part de chefs d’Etat africains entre 1997 et 2005.

« Pour Clearstream, comme dans l’affaire Bourgi, c’est Dominique de Villepin qui est visé, remarque Jean-Pierre Grand. Dans les deux cas, les dossiers sortent peu avant l’élection présidentielle. Il faut être un enfant de chœur pour ne pas comprendre que tout cela a été orchestré. »

Si ce dossier résonne comme « une seconde affaire Clearstream » pour l’avocat de Villepin, Me Olivier Metzner, les analystes s’accordent à dire qu’il ne pollue pour l’instant pas les prétentions du président de République solidaire. Si ce n’est que Dominique de Villepin devrait porter plainte pour diffamation, ce qui pourrait renforcer son image de victime pour quelques temps…

Source: France 24

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2012 : Villepin maintient le suspense sur sa candidature

Et maintenant, que va faire Dominique de Villepin ? Se présentera-t-il ou non à l’élection présidentielle ? Relaxé, mercredi 14 septembre, par la cour d’appel de Paris, en épilogue de l’interminable feuilleton de l’affaire Clearstream, l’ancien premier ministre de Jacques Chirac est débarrassé d’une lourde hypothèque. Mais le scénario de son histoire politique reste à écrire.

A l’Elysée, on se refuse à tout commentaire sur la décision judiciaire, même si l’on note que « le fait que des gens aient été condamnés [Jean-Louis Gergorin et Imad Lahoud] prouve bien qu’il y avait une machination dans cette histoire ». Sur l’avenir politique de Dominique de Villepin, le Château se dit dans le brouillard : « Personne ne sait ce qu’il fera, il ne le sait d’ailleurs sûrement pas lui-même. »

Une circonscription réservée pour Villepin

Avec l’accord du chef de l’Etat, Nicolas Sarkozy, une circonscription des Français de l’étranger lui a été réservée pour les législatives de 2012, mais M. de Villepin n’a pas donné suite à cette offre. « Les relations sont plutôt apaisées entre Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin. Ça s’est normalisé entre eux, ils se sont parlé au téléphone et se sont vus à plusieurs reprises », note le conseiller en communication du président de la République, Franck Louvrier.

Apaisées ? Rien n’est moins sûr. Les accusations de l’avocat Robert Bourgi, qui assure dans tous les médias, depuis dimanche 11 septembre, avoir convoyé 20 millions de dollars (14,5 millions d’euros) de financements occultes en provenance de chefs d’Etat africains entre 1995 et 2005 à M. de Villepin et M. Chirac, peuvent-elles relancer la guerre entre M. de Villepin et M. Sarkozy ?

A la sortie du tribunal, mercredi, Dominique de Villepin a fait une courte allocution, manifestement à l’adresse du chef de l’Etat. « Je veux croire que cette décision [la relaxe] contribuera à rendre notre vieux pays moins vulnérable à la rumeur et à la calomnie (…). Rappelons-nous que cette affaire a été initiée en 2005-2006, à la veille de l’élection présidentielle de 2007. Comme j’aimerais que cela puisse servir de leçon pour la présidentielle de 2012 ! », a-t-il lancé.

« Je ne sais pas s’il se présentera en 2012″

Un proche de M. de Villepin n’hésite pas à voir l’origine des accusations de M. Bourgi à l’Elysée. « Croyez-vous que M. Bourgi puisse faire la une du Journal du dimanche, qui appartient à Arnaud Lagardère, un ami du président, sans que l’Elysée ne soit au courant ? », accuse-t-il. Des accusations vigoureusement démenties à l’Elysée. « Ça n’aurait aucun sens. Pourquoi faire ça au moment où les relations se réchauffent ? », plaide un ministre.

L’histoire de la circonscription réservée à M. de Villepin par l’UMP a irrité l’ancien premier ministre. « Quand j’entends l’Elysée qui fait fuiter ça, c’est à vomir. Qu’ils en soient réduits à ça… », s’emporte le député (UMP) de l’Hérault Jean-Pierre Grand, fidèle soutien de M. de Villepin. « Je ne sais pas s’il se présentera en 2012. En tout cas, je le souhaite. Et quand vous voyez la façon dont il s’exprime, ce n’est pas pour se présenter aux élections territoriales. Ceux qui ne comprennent pas ne veulent pas comprendre », assure M. Grand.

« Que Sarkozy continue à lui montrer de la considération »

L’une des personnes qui font encore le trait d’union entre M. de Sarkozy et M. de Villepin relativise. « Son entourage, ce n’est pas lui. Il n’y a pas de rupture irrémédiable », veut-il croire. Et d’ajouter : « Tant qu’il n’était pas relaxé, il fallait qu’il maintienne la pression. Mais il n’a pas envie de faire une simple candidature de témoignage, pour avoir 3 % des voix. »

Pour lui, « c’est sûr, l’affaire Bourgi rend les choses moins simples et lui proposer une circonscription, c’est une bêtise. Surtout quand on sait dans quel mépris il tient les députés ! Mais il faut que Nicolas Sarkozy continue à lui montrer de la considération, le reçoive, comme il a commencé à le faire. Il faut lui faire une place au sein de l’UMP. »

Mercredi, Jean-François Copé, le patron de l’UMP, a lancé un message de bienvenue. « Ma porte a toujours été grande ouverte pour Dominique de Villepin (…). Elle le sera toujours », a assuré le député et maire de Meaux.

Source: Le Monde

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Villepin: Quel avenir politique après la relaxe ?

Après la confirmation de sa relaxe par la Cour d’appel de Paris dans l’affaire Clearstream, Dominique de Villepin est à l’heure du choix. Peut-il tirer une victoire politique de son opposition frontale à Nicolas Sarkzoy, avec une candidature en 2012 ? Ou bien doit-il faire le choix d’une paix négociée ?

« Je sors renforcé de cette épreuve et plus déterminé que jamais à servir les Français », a déclaré l’ex-Premier ministre, après sa relaxe confirmée dans le dossier Clearstream, dans lequel il avait dénoncé « l’acharnement d’un homme, Nicolas Sarkozy » à l’ouverture de son premier procès, en septembre 2009, quand le chef de l’Etat était partie civile.

Candidat en 2012 ?

« Aucun doute ! », s’enflamme auprès de l’AFP l’un des derniers fidèles de Villepin, qui a lancé sa propre formation politique, République solidaire, « pour sortir de cette relation dans laquelle Nicolas Sarkozy voulait l’enfermer (avec l’affaire Clearstream) ».

Ce parlementaire écarte l’hypothèse d’un ralliement à l’Elysée en échange d’un poste honorifique, tel qu’une nouvelle circonscription des Français d’Amérique du nord : « Un homme d’Etat, on ne l’achète pas avec un siège de député ». « Ministre ?… j’ai déjà été Premier ministre », répète M. de Villepin en privé.

Un Villepin isolé

Historien prolixe de l’Empire, Dominique de Villepin semble pourtant plus proche des adieux de Fontainebleau que du soleil d’Austerlitz. Il est encore plus seul qu’en octobre 2009, quand il promettait une « alternative républicaine » au sarkozysme, dénoncé avec des mots très durs comme : « tache sur le drapeau » ou « Sarkozy est le problème ».

D’autant qu’une aventure présidentielle en solo est suspendue à l’obtention de 500 signatures et à un financement à sa mesure.

« Il n’a ni le budget, ni les 500 signatures »

Fin 2009, un sondage le créditait de 8 % des votes, contre deux fois moins aujourd’hui, conséquence des ambitions présidentielles de Jean-Louis Borloo, qui mord sur son possible électorat de centre-droit.

« Le positionnement de Villepin pose question : est-il aujourd’hui candidat pour être président ou pour embêter Nicolas Sarkozy ? », souligne Jean-Daniel Lévy (Harris Interactive) sur LCI.

« Les conditions matérielles de sa candidature ne sont pas réunies. Il n’a pas le budget, ni les 500 signatures », évalue le député UMP François Goulard, ex-villepiniste, qui préfère se consacrer dorénavant à son fief électoral dans le Morbihan.

Une campagne web 2.0

Ces arguments rationnels n’ébranlent pas la volonté bien gaulliste des derniers villepinistes, qui misent sur internet pour mener une campagne à l’économie. Secrétaire générale de République solidaire, Brigitte Girardin, assure que la collecte des 500 signatures va bon train, mais garde secret leur nombre.

Soucieux de ne pas insulter l’avenir, le secrétaire général de l’UMP, Jean-François Copé, a laissé « une porte grande ouverte » à celui qui fut son ministre de tutelle à l’Intérieur en 2004.

Vers un rapprochement avec Sarkozy

« Je pense qu’il devrait devenir une sorte d’Al Gore français, une autorité morale de référence », envisage un autre ancien proche de Villepin, qui a rejoint le camp présidentiel. Cette source croit savoir qu’Olivier Biancarelli, le conseiller parlementaire de l’Elysée, « organise » les contacts entre le chef de l’Etat et l’ex Premier ministre.

Reste à savoir si une éventuelle opération rapprochement/apaisement ne sera pas parasitée par l’affaire Bourgi. M. de Villepin a annoncé le dépôt d’une plainte contre ce conseiller officieux de Nicolas Sarkozy, qui l’accuse d’avoir reçu des mallettes d’argent liquide de la part de chefs d’Etat africains.

Source: Ouest France

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Un avenir sans politique pour Villepin ?

Le ciel judiciaire de Dominique de Villepin s’est dégagé mercredi matin avec sa relaxe complète dans l’affaire Clearstream – même si les allégations de Robert Bourgi planent encore. Du côté de la politique, l’ancien Premier ministre entretient le mystère sur un éventuel retour et une candidature à la présidentielle de 2012. Mais pour les observateurs, cette hypothèse semble de moins en moins crédible.

Des sondages au plus bas

Car, s’il affiche sa détermination à poursuivre coûte que coûte son combat politique, Dominique de Villepin reste au plus bas dans les sondages. L’opinion semble lassée de ses envolées lyriques . Résultat, les études le créditent d’à peine 2 à 4% des intentions de vote.

Et si Dominique de Villepin décide de s’engager dans la campagne pour gêner un autre candidat de droite, il lui manque encore une équipe et des moyens. Il n’a pas d’argent pour lancer une éventuelle campagne et partir à la recherche des 500 parrainages d’élus. De plus, son agenda ne ressemble pas à un emploi du temps de futur candidat : aucun déplacement de terrain n’est prévu, pas plus que d’université de rentrée.

Une équipe clairsemée

Quant à son équipe, elle est de plus en plus réduite. Dominique de Villepin est lâché de toutes parts. Son parti, République Solidaire, est déserté : Bruno Lemaire, Marie-Anne Montchamp et Georges Tron ont été attirés dans les filets de Nicolas Sarkozy et le porte-parole du mouvement, Daniel Garrigue, a démissionné, dénonçant un manque de concertation sur le projet politique du parti.

Dernier départ en date, celui du député du Finistère, Jacques Le Guen qui a annoncé sa démission quelques heures à peine après la relaxe de Dominique de Villepin. « Depuis plusieurs mois, je ne me sens plus en phase avec les propositions du mouvement sur des sujets majeurs », a-t-il expliqué. « Et je ne veux, à aucun moment, porter la responsabilité morale de l’élimination du candidat de notre famille à l’élection présidentielle. »

Réconciliation avec l’UMP ?

Néanmoins, une autre solution s’offre à Dominique de Villepin : un ralliement à l’UMP, comme le lui a proposé Jean-François Copé . Si Dominique de Villepin décide de faire la paix avec l’UMP, deux options sont envisageables : une candidature aux législatives, sur la circonscription des députés de l’étranger, que Christine Lagarde, partie au FMI, ne briguera pas ou une mission à l’ONU sur la Libye, avec le soutien de l’Elysée.

Enfin, si Dominique de Villepin décide de ne pas revenir en politique, il pourra en tout cas continuer de s’occuper de son cabinet d’avocat, puisqu’il a prêté serment en janvier 2008 – en pleine tourmente Clearstream…

Source: Europe 1

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Quel avenir politique pour Villepin?

Il est 9h03 ce mercredi quand la cour d’appel de Paris confirme la relaxe de Dominique de Villepin dans l’affaire Clearstream. L’ancien Premier ministre sort du palais de justice le pas plus alerte, débarrassé d’un boulet qu’il se traîne depuis des années. Suffisant pour désormais grimper quatre à quatre les marches qui le séparent de l’Elysée ?

« C’est plus que probable qu’il poursuive sa route vers 2012. Il va continuer de parler aux Français. Il va continuer car les Français ont besoin d’un homme comme lui », clame le député de l’Hérault, Jean-Pierre Grand, fidèle parmi les fidèles.

Un tel enthousiasme ne peut pourtant pas masquer les nombreuses difficultés, qui plombent encore la candidature de « DDV ». La confirmation de la relaxe ne ramènera pas, comme par magie, les anciens soutiens. François Goulard, par exemple. La ligne entre le député du Morbihan et l’ancien Premier ministre est coupée depuis de longs mois. Aujourd’hui, il se dit « évidemment heureux de cette décision de justice », mais confie qu’il n’a pas eu de liens récemment avec lui, officiellement, parce qu’il est en pleine campagne pour les sénatoriales.

Pour Daniel Garrigue, député non-inscrit de Dordogne, le message est le même: « Je me réjouis de cette relaxe dans un procès que l’on sentait politique. Mais je vais continuer de me tenir éloigné de son mouvement (République solidaire, ndlr). »

Ce qui n’a pas plu à nombre de ses anciens soutiens, c’est la façon dont il a bâti son programme présidentiel. Seul. Plusieurs parlementaires, issus des rangs de l’UMP, n’ont pas aimé découvrir au dernier moment des propositions telles que la dépénalisation du cannabis ou à la légalisation du mariage gay.

Villepin, victime préférée de Sarkozy

L’organisation même de République solidaire pose problème. L’allégresse dans laquelle était né le mouvement le 19 juin 2010 s’est envolée. Cette année encore, il n’y aura pas d’université d’été. A l’Assemblée, les choses ne vont pas mieux: les tentatives pour constituer un groupe parlementaire autonome ont échoué.

Que reste-t-il donc à Dominique de Villepin? Son opposition à Nicolas Sarkozy. C’est sa meilleure arme. La confirmation de la relaxe ravive la théorie d’un acharnement de l’Elysée contre lui.

Et l’affaire Bourgi lui servira grandement ces prochaines semaines. Car, il n’est pas tant victime des révélations de l’avocat franco-libanais, qui l’accuse, avec Jacques Chirac d’avoir touché des dizaines de millions d’euros venus d’Afrique. Au contraire, il va exploiter à plein les similitudes avec l’affaire Clearstream: même timing (un an avant une présidentielle), mêmes protagonistes (les chiraquiens contre les sarkozystes). Idéal pour convaincre d’une cabale montée contre lui.

L’UMP a bien compris le pouvoir de nuisance dont dispose Dominique de Villepin à la suite de cette relaxe. Aussi, Jean-François Copé a tendu la main à l’ancien membre du parti présidentiel: « Ma porte a toujours été grande ouverte pour lui (…) Elle le sera toujours. » Il se dit même qu’une circonscription des Français de l’étranger lui aurait été réservée.

Une porte de sortie nommée Bayrou?

Même blanchi dans l’affaire Clearstream, l’ex-secrétaire général de l’Elysée pourrait donc être tenté de ne pas se présenter. Dans les sondages, sa candidature ne décolle pas. Faut-il y voir une explication de ses récentes déclarations d’amitié pour François Bayrou?

Dans un entretien à Libération publié début septembre, il louait l’action du président du MoDem: « Nous sommes dans une situation d’urgence qu’analyse très bien François Bayrou. » Dans la foulée, un membre du bureau politique de République solidaire, Christophe Carignano, lâchait même sur son Twitter: « Un axe Bayrou-Villepin serait naturel après tout. »

Membre à la fois du MoDem et de République solidaire, Azouz Begag veut croire en cette possibilité: « Ils ne peuvent pas gagner seuls. Si l’un et l’autre s’entendaient, ils seraient crédités de 15% et ça changerait la donne. Il faut essayer cette formule de centre gaulliste social. »

Qu’en pense François Bayrou? Il l’a confié à ses proches: « Tous ceux qui commencent à dessiner une majorité nouvelle sont les bienvenus. » Sous-entendu, qu’il rejoigne le MoDem!

Mais regonflé par sa relaxe dans l’affaire Clearstream, pas sûr que Dominique de Villepin soit prêt à raccrocher sa candidature présidentielle à un croc de boucher.

Source: L’Express

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Vers une alliance Villepin-Bayrou?

Souriant, Dominique de Villepin quitte la salle et déclare, sous les applaudissements: «Je sors renforcé, plus déterminé que jamais à servir les Français.» La scène a lieu mercredi matin, non pas à un meeting de République solidaire, son parti, mais devant la première chambre de la cour d’appel de Paris qui vient de confirmer la relaxe de l’ancien Premier ministre dans l’affaire Clearstream.

Mehdi, un «jeune solidaire» de 20 ans a fait le déplacement au palais de justice. «En homme libre et responsable, Villepin sera au rendez-vous de 2012!», s’enthousiasme-t-il. «Il avait toujours une épée de Damoclès au-dessus de lui. Désormais les Français vont le percevoir autrement, il va donc s’adresser à eux dans les semaines qui viennent», rajoute le député Jean-Pierre Grand, l’un de ses rares soutiens.

«Le pouvoir a fait passer des messages trompeurs selon lesquels il rentrerait dans le rang. Cela a été dévastateur», souligne le parlementaire pour expliquer les faibles intentions de vote en faveur de son champion.

«La relaxe lève une hypothèque mais ça ne change pas la donne», tranche le député-maire François Goulard, ex-villepiniste. Et de lister les obstacles qui attendent Dominique de Villepin: «Il n’a pas beaucoup d’argent, pas beaucoup de soutiens et les sondages sont faibles.»

Ce que dit Villepin est un copier-coller de ce que dit Bayrou

Quid d’une alliance, de plus en plus évoquée avec François Bayrou? «Il y a eu des contacts entre eux au début de l’année mais vu le déséquilibre dans les sondages au profit du MoDem, ça devient difficile, un éventuel rapprochement aurait dû se préparer bien plus tôt», répond-il. «Les hommes de qualité doivent se rassembler pour réfléchir à l’avenir de la France», indique pourtant Jean-Pierre Grand. Récemment, dans un entretien à Libération, Dominique de Villepin avait laissé entrevoir des appels du pied en déclarant: «Nous sommes dans une situation d’urgence qu’analyse très bien François Bayrou»

Dans l’entourage du leader béarnais, on confirme que François Bayrou n’entend pas jouer les seconds rôles. «Sur le fond, ce que dit Villepin est un copier-coller de ce que dit Bayrou depuis des années», raille Jean-Luc Bennahmias tandis que Marielle de Sarnez souligne que c’est Dominique de Villepin «qui rejoint l’analyse de François Bayrou». Et non l’inverse. Mercredi, dans l’après-midi, un fidèle de Villepin, le député Jacques Le Guen, a annoncé son départ de République solidaire. L’après-Clearstream commence mal.

Source: 20 Minutes

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Villepin, candidat en 2012 ?

Ce mercredi matin, la cour d’appel de Paris a confirmé la relaxe de Dominique de Villepin dans l’affaire Clearstream.

Même si le président de République solidaire affirme sortir «renforcé» de cette épreuve et «plus déterminé que jamais à servir les Français», il continue à botter en touche quand on lui demande s’il sera candidat à la présidentielle de 2012.

Une candidature à l’élection présidentielle est-elle envisageable?

«L’idée de sa candidature est loin d’être absurde. Les scores de Dominique de Villepin ne sont pas mauvais», explique François Miquet-Marty. «Selon une étude menée par mon institut pour Libération, 20% des Français souhaiterait sa victoire à la présidentielle. A titre de comparaison, Nicolas Sarkozy est à 29%», précise le directeur associé de l’institut de sondages, Viavoice.

Le problème est plus structurel. «Il n’a pas véritablement de réseau, il n’est pas assez entouré pour pouvoir se présenter», précise François Miquet-Marty.

A République solidaire, on joue au ni oui, ni non. «Nous ne sommes pas dans le temps des annonces de candidature, nous sommes dans temps du débat d’idées», répond Brigitte Girardin. Une seule certitude pour la secrétaire générale du parti: «Nous voulons être une alternative.»

Selon un article publié dans Le Monde, aucun préfet ni élu n’a signalé à l’UMP que Dominique de Villepin avait entamé les démarches pour récolter les 500 signatures nécessaires pour se présenter à l’élection.

Un poste de député pour l’ex-Premier ministre?

Depuis quelques temps, plusieurs de ses soutiens au sein de République solidaire, ont pris leurs distances, comme le député-maire UMP de Vannes, François Goulard, qui estime que toute candidature alternative à celle du Président sortant risque de favoriser l’extrême droite en 2012.

Jean-François Copé, qui le sait, a de nouveau invité ce mercredi Dominique de Villepin à réintégrer l’UMP. «Ma porte a toujours été grande ouverte», a déclaré le secrétaire général de l’UMP.

«Il y a deux hypothèses. Soit il prend ses distances, soit il reste intégré dans la famille des droites où il peut jouer un rôle tout à fait important», commente François Miquet-Marty.

Du côté de République solidaire, on ne voit pas les choses de cette façon: «Si Monsieur de Villepin a été Premier ministre, ce n’est certainement pas pour devenir député», affirme un membre du parti.

Un rapprochement avec François Bayrou?

Dans une récente interview accordée à Libération, Dominique de Villepin, évoquait en outre «le dysfonctionnement du fait majoritaire» et la nécessité du rassemblement face à la crise. «Je finis par penser qu’aujourd’hui il y a un avantage à la coalition», disait-il.

La remarque n’a pas échappé au centriste François Bayrou, partisan d’une «majorité centrale», qui l’a vue comme un ralliement à ses thèses.

«Villepin a fait une ouverture. Je l’ai eu au téléphone», a confié le président du Mouvement démocrate. Une alliance qui toutefois ne s’annonce pas si simple dès qu’il s’agit de savoir qui prend la première place.

Source: 20 Minutes

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Villepin : Et maintenant ?

« L’Aigle replie ses ailes pour mieux bondir ». La métaphore animale, moins proche de la fable de La Fontaine que de la symbolique napoléonienne, est signée Dominique de Villepin dans son dernier livre Notre vieux pays. Blanchi de tout soupçon mercredi matin dans le procès en appel de l’affaire Clearstream, l’ancien Premier ministre va-t-il désormais prendre son envol en direction de l’Elysée ?

« Renforcé » et prêt à « servir son pays », le président de République solidaire n’a encore rien annoncé. Pas question de donner l’impression de lier sa candidature à un quelconque calendrier judiciaire. Mais ses proches disent y croire dur comme fer.

« C’est plus que probable qu’il poursuive sa route vers 2012. Il va continuer de parler aux Français », s’est enthousiasmé le député de l’Hérault Jean-Pierre Grand, un fidèle parmi les fidèles. Il s’est déjà déclaré « du bout des lèvres » sur le plateau du Grand Journal de Canal + jeudi dernier, commente pour sa part Anne-Sophie Watin, de l’Etat-major de République solidaire. « Il n’y a pas de raison que je sois moins candidat que les autres », avait alors plaisanté, tout sourire, « DDV ».

« Cellules dormantes »

Pour autant, les obstacles sont encore nombreux. Il y a d’abord la question des soutiens. Les troupes villepinistes ont maigri ces derniers mois, avec le départ de plusieurs cadres. Daniel Garrigue, député de la Dordogne et porte-parole, a claqué la porte en avril, en rébellion contre le « revenu citoyen » prévu par le projet politique de RS. Les quelques autres parlementaires encore fidèles se sont éloignés, à l’instar de François Goulard, député du Morbihan ou Jacques Le Guen, qui vient ce mercredi d’annoncer sa démission du parti.

« Plus en phase avec les propositions du mouvement », l’élu a déclaré ne pas vouloir prendre le risque d’une élimination du candidat de la majorité en 2012. « Vous savez, les soutiens ça va ça vient. Ils ont pu paraître chancelants ces derniers temps mais Dominique de Villepin peut compter sur des cellules dormantes au sein du peuple français », veut croire de son côté Guy Geoffroy, député de Seine-et-Marne proche de l’ancien secrétaire général de l’Elysée. Pour l’enthousiasme, on a vu mieux.

Parti à la chasse aux parrainages présidentiels dès février, Dominique de Villepin aurait déjà fait le plein ou presque selon Brigitte Girardin, secrétaire générale de RS. Et côté finances ? « Jusqu’à présent, on arrivait à subvenir à nos besoins mais une campagne présidentielle c’est sûr que c’est autre chose », reconnaît Anne-Sophie Watin, qui compte sur un « afflux » de soutiens avec la relaxe dans l’affaire Clearstream.

Une coalition Bayrou-Villepin ?

Il reste surtout la question du positionnement politique. Aventure en solo ou alliances ? L’ancien Premier ministre de Jacques Chirac pourrait être tenté de revêtir son costume de victime de la Sarkozye, suite aux révélations de Robert Bourgi. « On voit l’acharnement », avait-il réagit après que l’avocat proche du président l’ait accusé lui et Jacques Chirac d’avoir reçu des fonds occultes de chefs d’Etat africain.

Il n’a pas manqué de faire le parallèle ce jeudi, pointant que comme en 2006 pour l’affaire Clearstream, à la veille de la présidentielle de 2007, les « rumeurs » revenaient à l’orée de 2012. Pas sûr, dans ces conditions, que Dominique de Villepin saisisse la main tendue de Jean-François Copé, lequel lui a grand ouvert la « porte de l’UMP » ce jeudi. « La porte de l’UMP, on l’a pris dans l’autre sens, ce n’est pas pour faire marche arrière », a d’ailleurs mis au point Brigitte Girardin, douchant les espoirs de rassemblement du patron du parti majoritaire.

Alors, seul, Dominique de Villepin ? Peut-être bien que non. Depuis quelques temps, le gaulliste clame haut et fort qu’il n’y aura pas « d’homme providentiel » pour 2012. Il appelle au « rassemblement des forces », à l’alliance du « tigre et du cheval », comme dans son dernier billet posté sur son blog. Si le cheval et son courage « napoléonien » désigne l’auteur, qui est le tigre ?

Les regards des observateurs se tournent vers François Bayrou. Comme le président du MoDem qui tire la sonnette d’alarme de « l’Etat d’urgence » dans son dernier essai, le cavalier Villepin appelle désormais au « courage » et aux « efforts » dans les épreuves et le contexte de crise financière. Les deux hommes ont été isolés dans le « ruminoir », selon le mot de François Bayrou, et ils prônent tous deux la constitution d’un gouvernement de coalition. « Villepin a fait une ouverture. Je l’ai eu au téléphone », a d’ailleurs confié récemment le leader du MoDem. Guy Geoffroy, ami du patron de République solidaire, temporise pourtant : « Je crois qu’il n’a pas encore pris sa décision. Demain est un autre jour ».

Source: France Soir

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Relaxe de Villepin : quel avenir politique ?

Faisant face aux journalistes massés devant la première chambre de la Cour d’appel de Paris, Dominique de Villepin savourait mercredi matin sa victoire : « Je veux saluer l’indépendance de notre justice qui a su résister aux pressions politiques », a-t-il lancé. La cour d’appel de Paris, suivant le jugement rendu en première instance, venait de confirmer la relaxe de l’ancien Premier ministre, poursuivi pour « complicité de dénonciation calomnieuse » dans l’affaire Clearstream, et de condamner Jean-Louis Gergorin et Imad Lahoud.

A l’audience du mois de mai, le parquet général avait requis à son encontre quinze mois de prison. « Je veux croire que cette décision contribuera à rendre notre vieux pays moins vulnérable à la rumeur et à la calomnie », s’est réjoui l’ancien chef du gouvernement. « Rappelons-nous que cette affaire a été initiée en 2005/2006 à la veille de l’élection présidentielle de 2007. Comme j’aimerais que cela puisse servir de leçon pour la présidentielle de 2012″.

Sondages en berne, défections en série

Dominique de Villepin ressort donc la tête haute du tribunal et pourra trouver dans cette relaxe un nouvel encouragement à sa candidature à la présidentielle de 2012 qu’il jugeait encore « très vraisemblable » il y a peu. Le candidat gaulliste, qui a créé son propre parti, « République solidaire » le 19 juin 2010, est en effet à la peine dans les sondages qui le créditent de 2 à 4% d’intention de vote.

Son positionnement très virulent vis-à-vis du chef de l’Etat (qui avait renoncé à se porter partie civile en appel), l’a également progressivement coupé d’une majeure partie de ses soutiens, comme Hervé Mariton, Bruno Le Maire, Marie-Anne Montchamp ou Georges Tron. Plus récemment, le porte-parole de RS, le député Daniel Garrigue, a démissionné de ses fonctions, dénonçant un manque de concertation sur le projet politique du parti et notamment sur sa mesure phare : « un revenu citoyen ».

Une hémorragie qui s’est poursuivie le jour même de l’annonce de la relaxe, avec le départ de Jacques Le Guen. « Depuis plusieurs mois, je ne me sens plus en phase avec les propositions du mouvement sur des sujets majeurs », explique Jacques Le Guen dans sa lettre de démission adressée à la secrétaire générale de RS, Brigitte Girardin et publiée mercredi. « De plus, ajoute-t-il, la situation politique et économique doit nous rassembler et je ne veux, à aucun moment, porter la responsabilité morale de l’élimination du candidat de notre famille à l’élection présidentielle. » 

De nouvelles accusations

par ailleurs, les accusations portées depuis dimanche à l’encontre de Dominique de Villepin par Robert Bourgi vont aussi l’obliger à devoir se battre sur d’autres fronts. L’avocat, homme de l’ombre de la Françafrique et conseiller officieux du président de la République, l’accuse en effet d’avoir perçu avec Jacques Chirac des fonds occultes, évalués à 20 millions de dollars, de chefs d’Etat africains entre 1997 et 2005.

« On voit ce lapin sortir du chapeau à un moment très particulier », pendant le procès de Jacques Chirac et avant la décision de la cour d’appel sur Clearstream, avait constaté Dominique de Villepin, en début de semaine, annonçant son intention de porter plainte à la suite d’accusations « indignes » et « mensongères ». L’ex Premier ministre disait voir dans ces accusations un moyen de maintenir une pression sur lui alors qu’il était sur le point, à ses yeux, d’être définitivement sorti d’affaire.

Source: TF1 / LCI

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Villepin relaxé dans l’affaire Clearstream : en a-t-il pour autant fini avec la justice ?

« Je sors renforcé de cette épreuve et plus déterminé que jamais à servir les Français » a déclaré Dominique de Villepin mercredi 14 septembre à la sortie de la salle d’audience. Quelques minutes plus tôt, la cour d’appel de Paris a confirmé la relaxe de l’ancien Premier ministre, poursuivi dans l’affaire Clearstream pour « complicité de dénonciation calomnieuse. » En mai dernier, le parquet général avait requis à son encontre 15 mois de prison avec sursis. Pour celui qui qualifie sa candidature à la présidentielle de 2012 de « très très vraisemblable », le soulagement, à l’annonce de sa relaxe, doit être grand.

Villepin en a-t-il définitivement fini avec Clearstream ?

La procédure ne sera définitivement terminée que si aucune des parties ne forme de pourvoi en cassation dans un délai légal de cinq jours. Or, il se pourrait qu’Imad Lahoud et Jean-Louis Gergorin décident de se pourvoir en cassation. L’avocat d’Imad Lahoud, Me Olivier Pardo, a d’ores et déjà annoncé qu’il l’envisageait, tandis que le conseil de Jean-Louis Gergorin, Me Paul-Albert Iweins, a indiqué qu’il y réfléchissait.

Quelles peuvent être les conséquences d’un pourvoi en cassation ?

En cas de pourvoi, la Cour de cassation, qui statue sur la forme et non sur le fond du dossier, a deux possibilités : soit elle rejette le pourvoi, marquant ainsi la fin définitive de la procédure, soit elle casse l’arrêt de la cour d’appel et décide de renvoyer l’affaire devant une autre cour d’appel. « En cas de problème de respect du droit dans le cadre du procès, ou dans la rédaction de l’arrêt lui-même » précise le secrétaire général du Syndicat de la magistrature Matthieu Bonduelle.

Si l’affaire est renvoyée, « on refait alors le procès d’appel » résume-t-il, et la nouvelle cour d’appel est libre de juger les différents prévenus comme elle l’entend. En cas de pourvoi, toujours, la cour de cassation peut ne rendre sa décision qu’au bout de plusieurs mois.

Accusé de financements occultes

Au-delà de l’affaire Clearstream, Dominique de Villepin fait aussi l’objet, depuis dimanche 11 septembre, de nouvelles accusations dans une toute autre affaire.

Robert Bourgi, avocat et officieux conseiller pour l’Afrique de Nicolas Sarkozy, l’accuse, ainsi que Jacques Chirac, d’avoir reçu, entre 1997 et 2005, « plusieurs dizaines de millions par an » de financements occultes provenant de chefs d’Etats africains. Des sommes qui s’élèveraient à 14,6 millions d’euros et qui auraient notamment financé la campagne présidentielle de 2002.

Jacques Chirac et Dominique de Villepin n’ont pas tardé à porter plainte pour diffamation. Mardi 13 septembre, suite aux accusations de Robert Bourgi et pour pouvoir l’entendre, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire qu’il a confiée à la brigade financière.

Que risquerait alors Dominique de Villepin ?

Il est bien trop tôt pour dire si l’ex Premier ministre sera ou non poursuivi dans cette seconde affaire. En l’état, aucun élément ne permet d’appuyer les accusations de Robert Bourgi, qui a par ailleurs affirmé n’avoir « aucune preuve », se justifiant notamment par le fait que « dans ce domaine-là, il n’y a aucune preuve, aucune trace ».

Dans un premier temps, dans le cadre de l’enquête préliminaire du parquet de Paris, Robert Bourgi va être entendu. « Toute personne suspectée d’être concernée par l’affaire peut être entendue soit comme témoin, soit, s’il existe contre elle des raisons plausibles de la soupçonner, sous le régime de la garde à vue » poursuit Matthieu Bonduelle, rappelant que « le but de l’enquête préliminaire est de vérifier les allégations de la personne qui en est à l’origine » et insistant sur le fait « qu’à ce stade, personne n’est officiellement suspecté ».

Villepin bientôt entendu à son tour ?

Tout comme ceux qu’il accuse de financement occulte, Dominique de Villepin pourrait donc être entendu prochainement. Sauf si, suite à l’audition de Robert Bourgi, les enquêteurs décident d’en rester là. Quoi qu’il en soit, l’ex-Premier ministre a fait savoir qu’il se tenait prêt à être entendu. Estimant qu’il s’agissait là d’une « nouvelle affaire Clearstream (…) avec des personnages qui se répandent partout dans la presse pour accuser tout en reconnaissant qu’ils n’ont aucune preuve », son avocat Me Olivier Metzner a demandé le 14 septembre que son client soit « entendu le plus rapidement possible. »

Et après l’enquête préliminaire ?

Comme à l’issue de toute enquête préliminaire, le parquet de Paris pourra décider de classer l’affaire sans suite s’il estime qu’il n’y a pas lieu d’aller plus loin. Il pourra aussi renvoyer le dossier devant un tribunal. Tout comme il pourra aussi, s’il souhaite poursuivre, ouvrir une information judiciaire et en confier l’instruction à un juge.

Source: Nouvel Observateur

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Dominique de Villepin doit trouver un positionnement politique pour 2012


Dominique de Villepin doit trouver un… par lefigaro

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Encore un départ chez Villepin

Le député UMP du Finistère, Jacques Le Guen, a annoncé mercredi sa démission du parti de Dominique de Villepin, République solidaire (RS), expliquant notamment ne pas vouloir porter « la responsabilité morale » de l’élimination du candidat de la majorité à la présidentielle. Cette démission de l’un des derniers soutiens parlementaires de l’ex-Premier ministre intervient le jour même où Dominique de Villepin bénéficie d’une relaxe dans l’affaire Clearstream et réaffirme sa détermination à « servir les Français ».

« Depuis plusieurs mois, je ne me sens plus en phase avec les propositions du mouvement sur des sujets majeurs », explique Jacques Le Guen dans sa lettre de démission adressée à la secrétaire générale de RS, Brigitte Girardin.

« De plus, ajoute-t-il, la situation politique et économique doit nous rassembler et je ne veux, à aucun moment, porter la responsabilité morale de l’élimination du candidat de notre famille à l’élection présidentielle. »

Le député se réjouit par ailleurs de « la décision de justice relaxant Dominique de Villepin », pour lequel il dit garder « amitié et admiration ».

Depuis son retour sur la scène politique après le procès en première instance de l’affaire Clearstream, en octobre 2009, Dominique de Villepin a connu de nombreuses défections dans son camp de la part de parlementaires qui lui conservaient leur amitié ou le soutenaient : Hervé Mariton, Bruno Lemaire, Marie-Anne Montchamp ou Georges Tron, les trois derniers ayant entre-temps été recrutés par le chef de l’État pour participer au gouvernement.

Plus récemment, le porte-parole de RS, le député Daniel Garrigue, a démissionné de ses fonctions, dénonçant un manque de concertation sur le projet politique du parti et notamment sur sa mesure-phare: « un revenu citoyen ». Du côté des militants également, l’heure est au doute, depuis déjà plusieurs mois.

Source: Agence France Presse

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Dominique de Villepin lâché par un de ses derniers soutiens

Le jour même de la relaxe de Dominique de Villepin dans l’affaire Clearstream c’est un soutien politique de plus qui s’éloigne de lui.

Le député du Finistère Jacques Le Guen a annoncé mercredi 14 septembre qu’il démissionnait du bureau politique de République solidaire, le parti fondé par l’ancien premier ministre de Jacques Chirac.

Il avait déjà, durant les derniers mois, pris ses distances. « J’ai pris ma décision depuis plusieurs mois. Ça ne marchait plus. Je n’étais pas d’accord avec un certain nombre de prises de positions, comme son projet de revenu citoyen, ou sa volonté de supprimer un tiers du parlement », assure-t-il au Monde.

Et d’appuyer : « Je ne veux pas avoir la responsabilité morale d’un deuxième tour entre François Hollande ou Martine Aubry et Marine Le Pen . »

Après de nombreuses défections parmi la grosse dizaine de parlementaires qui le soutenaient, M. de Villepin ne compte plus que le député de l’Hérault Jean-Pierre Grand, et celui de la Mayenne Marc Bernier.

Source: Le Monde

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Villepin va « enfin pouvoir parler aux Français »

C’est la fin d’une procédure judiciaire longue qui a mis entre parenthèse, pendant six années, la carrière politique de Dominique de Villepin. L’ex-Premier ministre, qui disait sa candidature à la présidentielle « très vraisemblable », a été ce matin relaxé en appel dans l’affaire Clearstream.

« La voix de Dominique de Villepin a été libérée », se réjouit le député (villepiniste) Jean-Pierre Grand. « Une voix forte » qui doit, selon lui être entendu en 2012. Retour en grâce ?

Le député Jean-Pierre Grand l’affirme : son téléphone portable n’arrête pas de sonner. Des parlementaires qui veulent « transmettre [leurs] amitiés et [leur] soutien à Dominique ».

L’ancien Premier ministre de Jacques Chirac relaxé, est-il pour autant relancé ? Le Villepiniste veut le croire, estimant que « l’homme d’Etat qu’il est a un parcours à faire avec les Français ».

Dominique de Villepin, devenu avocat en 2008, après avoir démissionné du gouvernement en mai 2007, va-t-il faire son retour aux affaires ? Il n’a manifestement jamais envisagé autre chose. Dès 2009, avant même sa relaxe en première instance, il évoque une éventuelle candidature à la présidentielle de 2012.

Entre isolement et mauvais sondages

En juin 2010, il entre dans le concret, créant son propre mouvement République solidaire, tout en renouvelant sa carte à l’UMP le mois suivant. Et déclare en novembre 2010 que Nicolas Sarkozy est un des problèmes de la France. Voir vidéo ci-dessous :

En février 2011, Dominique de Villepin annonce qu’il quitte l’UMP. Jeudi dernier, il avait redit sur Canal+ sa candidature « très très vraisemblable ». Avant de voir ses ambitions contrariées par une nouvelle affaire, les révélations de l’avocat Robert Bourgi qui l’accuse d’avoir touché avec Jacques Chirac des mallettes de billets de dirigeants africains.

A ce jour, les sondages le créditent de 2 à 4% des intentions de vote.

Source: France Info

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Villepin relaxé toujours dans la course pour 2012 ?

L’ancien Premier Ministre salue « l’indépendance de la justice qui a su résister face aux pressions politiques ». Avant d’ajouter : « Comme j’aimerais que cela puisse servir de leçon pour 2012… je sors renforcé de cette épreuve et plus déterminé que jamais à servir les français ».

Malgré cette décision de justice, Dominique de Villepin semble isolé. Les sondages ne sont pas bons (entre 3 et 6% d’intention de vote). Le risque, c’est d’être en dessous des 5% et donc de ne pas être remboursé de ses frais de campagne. Autre problème pour Dominique de Villepin, celui d’avoir un vrai parti en ordre de marche et du monde autour de lui.

Beaucoup de ses soutiens l’ont quitté ces derniers mois. Il n’y croit plus. C’est le reproche récurrent que lui font tous ceux qui ont quitté son aventure. Son ancien porte-parole, le député Daniel Guarrigue déclare que « sauf faire une candidature de témoignage, je pense que ça n’a pas beaucoup de sens ».
Hors-micro, d’anciens soutiens sont plus sévères encore. Dominique de Villepin n’a pas réussi à fixer un électorat. Il n’a pas de socle à la différence de François Bayrou.

Reste que le député UMP Jean-Pierre Grand, proche parmi les proches de Dominique de Villepin, estime que son ami « a la puissance, le recul l’intelligence l’expérience de passer un message aux français ». avant d’avouer qu’il ne sait pas si Dominique de Villepin sera candidat et de conclure quand même : « L’homme d’état qu’il est a un parcours à faire avec les français ».

Source: France Info

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Copé: « La porte est grande ouverte pour Dominique de Villepin » à l’UMP

Le secrétaire général de l’UMP Jean-François Copé a affirmé mercredi que « sa porte » était « grande ouverte » pour l’ancien Premier ministre Dominique de Villepin, dont la relaxe dans l’affaire Cleastream a été confirmée par la cour d’appel de Paris.

« Je ne fais jamais de commentaire sur les décisions de justice. La seule chose que je peux vous dire, c’est que ma porte a toujours été grande ouverte pour Dominique de Villepin (…) Elle le sera toujours », a-t-il déclaré lors du point de presse hebdomadaire de l’UMP.

« Notre famille, y compris au sens le plus large, doit être rassemblée (…) et travailler ensemble pour notre pays parce que les problèmes qui sont devant nous sont suffisamment graves et sérieux pour que l’on puisse conjuguer les énergies », a-t-il souligné.

« J’ai dit combien je regrettais qu’il soit parti » de l’UMP et « je souhaite » qu’il rejoigne la majorité présidentielle où il pourrait apporter « sa sensibilité, son expérience et puis bien sûr sa réflexion », a ajouté M. Copé en rappelant avoir toujours entretenu des « relations très amicales » avec l’ex-Premier ministre de Jacques Chirac. « Après, évidemment, ça relève de son choix ».

Source: Agence France Presse

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Affaire Clearstream : Villepin relaxé et « renforcé »

Enfin ! Après de nombreuses années de combat judiciaire, Dominique de Villepin peut souffler. La cour d’appel de Paris a confirmé le jugement de première instance de 2010, contre l’avis du parquet général qui demandait 15 mois de prison avec sursis contre lui pour complicité de dénonciation calomnieuse. L’affaire Clearstream est donc terminée pour Villepin.

Mais l’homme sort usé de ce combat qui s’est déplacé peu à peu sur le terrain politique l’empêchant d’avoir des responsabilités politiques. L’homme est donc sorti du tribunal libéré et souriant saluant « l’indépendance » des juges malgré « les pressions ». Des pressions, mais de qui ? L’ex-premier ministre fait bien sûr référence à Nicolas Sarkozy, son rival de toujours. Malgré les difficultés, Villepin a déclaré « je sors renforcé de cette épreuve et plus déterminé que jamais à servir les Français » ajoutant, « après six années d’un acharnement sans précédent, après six années d’épreuves, la justice a reconnu pour la deuxième fois mon innocence ».

Aucune preuve contre Villepin

La cour a condamné pour dénonciation calomnieuse les deux autres protagonistes de l’affaire, l’ex-vice-président d’EADS Jean-Louis Gergorin à trois ans de prison dont 30 mois avec sursis et l’informaticien Imad Lahoud à trois ans de prison dont 18 mois avec sursis. Ils sont en outre frappés tous deux d’une amende de 40.000 euros.

La cour a retenu comme responsable principal Imad Lahoud, auteur des faux et principal responsable à ses yeux de la manipulation devant Jean-Louis Gergorin. Les juges ont rejeté le scénario de l’instruction présentant Dominique de Villepin comme l’instigateur du complot et celui du parquet le disant coupable « par abstention » de l’avoir laissé se dérouler en connaissance de cause à partir de juillet 2004. « D’autres autorités de l’Etat détenaient en juillet 2004 des informations leur permettant de conclure à la fausseté des listings et n’ont pas agi pour empêcher que la calomnie continue », remarque l’arrêt, dans une allusion notamment à la ministre de la Défense de l’époque, Michèle Alliot-Marie.

Que va faire Villepin ?

Reste à savoir quel sera l’avenir de Dominique de Villepin. Même si l’ex-premier ministre s’est dit renforcé, il est au coeur d’une nouvelle polémique suite aux révélations de Robert Bourgi en début de semaine. Des affirmations qui n’incitent pas l’homme à se porter candidat. Mais cela n’impressionne visiblement pas Dominique de Villepin qui dit voir dans ces accusations un moyen de maintenir une pression sur lui. « Je veux croire que cette décision contribuera à rendre notre vieux pays moins vulnérable à la rumeur et la calomnie, qui ne méritent que du mépris », a-t-il déclaré.

Voulant « servir son pays comme il l’a rappelé à la sortie du tribunal, Dominique de Villepin se heurte à des obstacles de taille et notamment, celui d’ordre financier. Son parti République solidaire manque de fonds et ne parviendra sans doute pas à mener une campagne présidentielle longue et coûteuse. Autre problème, les soutiens. Villepin n’est pas certain d’obtenir le nombre de signatures nécessaires pour pouvoir se présenter. Depuis ses déboires judiciaires, l’homme a vu ses soutiens se réduire comme peau de chagrin. Une multitude de barrières qui pourraient le faire renoncer.

Source: France Soir

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Affaire Clearstream : l’avenir politique de Villepin s’éclaircit après sa relaxe

La cour d’appel de Paris a confirmé, mercredi 14 septembre, la relaxe de l’ancien premier ministre Dominique de Villepin, qui était poursuivi pour « complicité de dénonciation calomnieuse » dans l’affaire Clearstream. En mai, le parquet général avait requis la condamnation de M. de Villepin à quinze mois de prison avec sursis. Nicolas Sarkozy, qui était partie civile en première instance, s’était désisté en appel. Pour Dominique de Villepin, une condamnation aurait été catastrophique, car il n’a jamais caché qu’il avait pour ambition de se présenter à la présidentielle de 2012. Dans son arrêt, la cour estime que « le délit de complicité par abstention n’est pas établi ».

« Je veux saluer l’indépendance de notre justice qui a su résister aux pressions politiques, a déclaré M. de Villepin à l’issue du verdict. Je veux croire que cette décision contribuera à rendre notre vieux pays moins vulnérable à la rumeur et à la calomnie. Rappelons-nous que cette affaire a été initiée en 2005-2006 à la veille de l’élection présidentielle de 2007. Comme j’aimerais que cela puisse servir de leçon pour la présidentielle de 2012… »

Le président de République solidaire (RS) attendait la confirmation cette relaxe pour se lancer véritablement dans la campagne pour la présidentielle, bien qu’il n’ait pas vraiment décollé dans les sondages et soit quelque peu isolé à droite. M. de Villepin a répété, mercredi, qu’il était « plus déterminé que jamais à servir les Français ».

« Une seconde affaire Clearstream »

L’ex-premier ministre a néanmoins d’autres préoccupations judiciaires sérieuses : depuis dimanche, il fait l’objet d’accusations de corruption de la part de l’avocat Robert Bourgi, un des conseillers officieux de Nicolas Sarkozy pour le continent africain qui lui impute d’avoir perçu, avec Jacques Chirac, des fonds occultes de chefs d’Etat africains entre 1997 et 2005. Le parquet de Paris a ouvert mardi une enquête préliminaire pour entendre Robert Bourgi.

L’avocat de Dominique de Villepin, Olivier Metzner, a demandé que son client soit rapidement entendu. « On a le sentiment aujourd’hui de revivre une seconde affaire Clearstream, avec des personnages qui se répandent partout dans la presse pour accuser tout en reconnaissant qu’ils n’ont aucune preuve », a regretté Me Metzner. « C’est à nouveau un montage qui est fait et nous cherchons à nous expliquer le plus vite possible », a-t-il ajouté.

Moins médiatisés que l’ancien premier ministre, le mathématicien Imad Lahoud et l’ancien vice-président d’EADS Jean-Louis Gergorin, condamnés à respectivement dix-huit et quinze mois ferme ainsi qu’à 40 000 euros d’amende en première instance dans le dossier Clearstream, attendaient aussi avec impatience la décision de la cour d’appel. Jean-Louis Gergorin a été condamné en appel à trois ans de prison, dont six mois ferme, et Imad Lahoud a été condamné à trois ans de prison dont dix-huit mois ferme. Les deux hommes ont, en outre, été condamnés à 40 000 euros d’amende chacun.

Source: Le Monde

9 Commentaires

  1. Jean Michel

    J’ai apprécié les applaudissements nourris qui ont salué DDV lorsqu’il est apparu à la fin de l’audience ce matin. Belle victoire du droit sur la magouille. DDV n’a jamais douté, nous non plus.
    Il faut qu’il tienne bon malgré toutes les peaux de bananes que les biens pensants lui lancent, la situation de la France est catastrophique.
    L’actuel président qui veut tout voir, tout savoir, tout contrôler tout diriger n’est pas à la hauteur de cette tâche.
    Son collaborateur et premier ministre lui avait pourtant dit que son pays était au bord de la faillite.
    Les soutiens de DDV le quittent dit on; la refondation que veut lancer DDV les inquiète, cependant l’état de notre vieux pays nécessite un chantier hors norme que DDV et une solide équipe seront les seuls à pouvoir mener.

    Il faut réduire le nombre d’élus en France, et ceux-ci sont inquiets pour leur belle situation? De très nombreux français sont d’accord pour cette mesure, il faut moderniser le pays, réduire les dépenses.
    Je regrette beaucoup la décision de J Le Guen, aujourd’hui surtout, on ne quitte pas le navire un jour pareil

    Jacques Le Guen ne veut pas que l’on puisse lui reprocher de faire perdre son camp qui a un si bon candidat naturel.
    Il convient de se rappeler en effet que celui ci a reçu du président Chirac un État qui avait alors une dette de 2,8% du pib et qu’il a réussi rapidement à la faire passer à 8,7% du pib.

    DDV , gaulliste convaincu, vous avez montré pendant deux ans ce que vous savez faire pour la France et les français, vous êtes le seul à pouvoir nous sortir de cette mauvaise passe.

  2. jany

    Mr Jacques Le Guen était en désaccord avec le projet de DDV bien avant l’issue de ce procès; C’était connu au sein des membres du réseau Vllepincom. Les médias nous le ressortent maintenant mais ce n’est pas un scoop.
    Le champ est libre pour DDV, Nul doute qu’il sera plus facile de convaincre, et pour DDV,de recueillir des signatures.
    L’important c’est de mettre au point le projet, de le chiffrer, le détailler point par point afin de le rendre crédible et compris surtout.

  3. esca

    Pour ce qui me concerne, étant memebre du MoDem et de RS, je souhaite un rapprochement entre F. Bayrou et DDV. C’est le seul moyen pour donner du poids à ce centre gaullo-social dont le pays a tellement besoin, entre une UMP qui a échoué sur tous les plans et qui se droitise de plus en plus, et le PS tiraillé par ses divers courants. L’avantage de ce binôme Bayrou-DDV c’est son poids potentiel, ses idées, et sa crédibilité, les deux hommes ayant montré leur caractère contrairement à tant d’autres qui n’ont pensé qu’à leur avenir personnel, n’hésitant pas comme M.A.Montchamp, Tron ou encore Borloo a brûler ce qu’ils avaient adoré…en fonction de leur avenir politique.
    En outre, même s’il n’y a pas beaucoup d’élus au MoDem, il y a un groupe de militants bien organisé et habitué de longue date aux campagnes électorales. Autant d’arguments qui militent pour un rapprochement entre les deux hommes. Enfin, si DDV retrouvait le chemin de l’UMP, il serait à jamais déconsidéré aux yeux des soutiens qu’il lui reste. Combien serions-nous à immédiatement déchirer notre carte dans ce cas? La quasi totalité des adhérents à RS, et quand je dis la quasi totalité cela veut dire 99.9%.

  4. charlotte

    MOI aussi je souhaite un rapprochement entre DDV ET F.BAYROUet certains autres.JE veux réagir a la courte interview de B.GIRARDIN hier soir sur I;TELE,le journaliste du figaro était d’une agressivité envers elle,en prétendent que DDV n’a aucune solution au sujet de la crise actuelle alors MME G.lui a répondu que DDV ne fait que ça expliquer ce qu’il faudrais faire,je me demandais ce qu’elle faisait la!ce journaliste était d’une mauvaise foi,je crois que s’il avait eu DDV en face de lui il aurait été tout mielleux,comme c’est dans ses habitudes!DEMAIN,nous avons droit a la visite du président en alsace qui assistera a un concours de labour,ya qu’a lui mettre une de ses machines entre les mains histoire de rigoler un peu!BONNE journéé a tous!

  5. charles

    Je ne colle pas trop à Bayrou.
    Mais je suivrai DDV.
    A t-il un autre chemin pour 2012 ?
    Il reste si peu, juste quelques mois.
    CDG a attendu très longtemps.
    Alors, nous verrons.. DDV.. 2012.. ou 2017 ?

  6. Michel

    Charlotte, comme vous, j’ai regardé Brigitte Girardin sur I -Télé, et j’ai été consterné par la mauvaise foi et l’agréssivité du Journaliste de la Pravda (Le Figaro en Français…).

    Prétendre que Dominique de Villepin ne parle pas des problèmes du monde, en particulier financiers relève de l’escroquerie morale, habituelle dans la bouche de ces média serviles.

    Ce matin, j’ai écouté un autre serviteur du pouvoir, Alain Duhamel, et là, je rigole car si son analyse sur les chance de DDV en 2012 est aussi pertinente que par le passé, l’avenir nous appartient :

    - en 1981 : la ré-election de Giscard était évidente.
    - en 1988 : Raymond Barre devait être élu.
    - en 1995 : Edouard Balladur ne devait faire qu’une bouchée de Jacques Chirac, et le match devait être entre Edouard Balladur et Jacques Delors
    - en 2002 : Jacques Chirac devait être battu par Lionel Jospin
    - en 2007 : DSK devait gagner sans problème la primaire du PS et battre Nicolas Sarkosy
    Pour 2012, DSK devait triompher…

    Que voulez vous, à ne fréquenter que les salons Parisiens…

    Dominique de Villepion doit parler au Pays réel, pas aux élites médiatiques. C’est la condition du succès.

  7. Christineh7

    Connaissez-vous un journaliste, un journal, un magazine, une chaine télé ou une station de radio qui lui soit favorable ou à tout le moins qui acccorde quelque indulgence à Dominique de Villepin?

    Pour ma part, je n’en vois guère : tous à la doxa sarkozienne et umpiste ou/et à la politiquaillerie de bas étage!

    Dominique de Villepin doit aller à la rencontre des Français où ils travaillent, où ils habitent, où ils souffrent et par forcément avec des caméras car à chaque fois, les propos qu’il tient ou les échanges qu’il peut avoir avec le peuple sont déformés, pire caricaturés.

    Soutenons-le avec RS de toutes nos forces et surtout vec nos convictions. Pour notre part, nous n’avons ni circonscription législative ni fauteuil sénatorial à sauver ou à briguer. Ce qui nous interesse c’est que la France se redresse rapidement et qu’elle retrouve la sérénité et la grandeur…avec Dominique de Villepin et son équipe.

  8. Kristel

    Je pense que Dominique De Villepin a sa place dans la vie politique française. Mais il n’a pas vocation à jouer les seconds rôles. Dans la situation actuelle, avec les médias (et j’insiste sur ce point) qui veulent enfermer les gens dans l’affrontement Gauche/Droite qui ne nous fait pas avancer et les mentalités qui n’ont pas évolué, QUE FAIRE !!!!!!!
    Un dialogue avec François BAYROU et même François HOLLANDE est envisageable mais un rapprochement pour être derrière tel ou tel !!!! Non.
    DDV se situe quelque part en dehors de la Gauche laxiste, de la Droite désastreuse, du Centre inexistant. Quant aux sondages, ils ne veulent rien dire. Ils sont téléguidés !!!!!!

    DDV a des idées nouvelles mais on a tout fait pour le discréditer.
    Je pense également qu’il a énormément souffert avec cette affaire « Clearstream ».
    DDV est admirable car rien n’entame sa détermination pour servir ce vieux pays qu’il aime tant.

  9. Battementd'elle

    OUI… je partage les avis de Michel et Charlotte quant à la manière dont Madame Girardin
    a été traitée aussi biende la part du journaliste d’i tV que de qui vous savez qui est un habitué des plateaux télé au service du pouvoir. C’est à peine si on lui a laissé le temps
    de s’exprimer sur DDV ces débats à sens unique nous font vraiment honte.
    Peut-on encore imaginer que cela évolue un peu jusqu’en 2012 ou bien allons nous devoir
    supporter longtemps ce genre d’interview qui rend la politique inaudible pour le téléspectateur !
    L’émission C’dans l’air a même trouvé le moyen de faire l’impasse sur la relaxe de DDV -
    on pouvait s’en douter…..

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