Philippe de Villiers a confirmé dans un entretien au journal Ouest-Francequ’il acceptait la proposition de Nicolas Sarkozy d’intégrer le comité de liaison de la majorité présidentielle. Dans un entretien à L’Express, le député Hervé Mariton, proche de Dominique de Villepin, revient sur l’importance de la pluralité politique au sein de l’UMP.
L’Express: Quelle a été votre réaction à la suite de l’entrée de Philippe de Villiers, président du Mouvement pour la France (MPF), dans le comité de liaison de la majorité présidentielle?
Hervé Mariton: C’est une bonne chose. J’ai toujours pensé que Philippe de Villiers et ses amis étaient des cousins de la majorité.
Je ne connais pas exactement le rôle de ce comité. Je pense que ce doit être un lieu d’échanges et de débats entre les différentes composantes de la majorité présidentielle. Mais ce n’est pas, me semble t-il, un lieu de décision.
Sur quels sujets, l’opposition entre l’UMP et le mouvement de Philippe de Villiers est-elle la plus forte?
Sur l’Europe. Ce rapprochement pose moins de problèmes maintenant qu’à la veille des élections européennes, mais il ne doit pas modifier la vision européenne de l’UMP.
Après l’ouverture aux partisans des ex-socialistes Eric Besson et Jean-Marie Bockel, l’intégration du MPF dans la majorité présidentielle n’est-ce pas un grand écart supplémentaire?
Je connais plus de partisans de Philippe de Villiers que de partisans des progressistes (mouvement d’Eric Besson, ndlr). C’est normal que nous ouvrions notre porte à son mouvement politique.
Concrètement, qu’est-ce que cela va changer?
Ça rappelle utilement un message de diversité au sein de la majorité présidentielle. Le véritable risque c’est que ce comité de liaison soit un moyen d’éluder la question de la diversité au sein de l’UMP. Or, nous ne sommes pas dispensés de cette réflexion.
Est-ce que cela veut dire qu’il faut ouvrir l’UMP aux villepinistes?
Allez savoir ! Oui, bien évidemment …
Source: L’Express (propos recueillis par Etienne Bodard)