Le 29 octobre, Dominique de Villepin passe discrètement les grilles de la Lanterne, à Versailles, où l’attend Nicolas Sarkozy. Il connaît bien cette résidence, qu’il a occupée quand il était à Matignon.
L’ancien premier ministre est venu parler de la crise et de la situation internationale. Il en profite pour glisser quelques conseils au président : «Il faut resserrer le système. Quarante ministres, c’est trop. Ils n’incarnent rien. Pour faire face à la crise, il faut un gouvernement d’union nationale, resserré.»
Les deux ex-rivaux n’ont jamais cessé de se voir. Mais depuis le jugement en appel de l’affaire Clearstream, épilogue de cinq ans de bataille judiciaire pour Villepin, ils font mine de se rapprocher.
Relaxé le 14 septembre par la cour d’appel de Paris, l’ancien premier ministre a toujours dit vouloir «tourner la page». Deux mois plus tard, il va plus loin : «J’ai pardonné», lâche-t-il. Villepin, qui avait déclaré avoir été traîné devant la justice «par l’acharnement» de Sarkozy, s’honore d’avoir «fait le premier pas».
«J’ai voulu vider la querelle», confie-t-il, tout en regrettant que le chef de l’État – qui avait parlé de «coupables» en évoquant les prévenus – n’ait pas publiquement «marqué les choses» après la deuxième relaxe : «On s’est arrangé pour qu’il n’y ait pas de vainqueur, déplore-t-il. Oh, je ne le demandais pas. J’avais tourné la page avant. Mais j’y aurais été sensible…»
À l’Élysée, l’heure est à l’apaisement, aussi. Même si Nicolas Sarkozy reste persuadé que «Villepin a voulu (l)’assassiner politiquement». «Le temps a fait son œuvre», jure un proche du président.
Libéré de Clearstream, Villepin dira «entre le 15 décembre et le 15 janvier» s’il est candidat à la présidentielle. Sa décision semble prise : «in vitro mais pas un vivo», sourit-il. Peu de chances que l’ex-premier ministre, qui a quitté la présidence de République solidaire, soit candidat.
Avant l’été, il confiait à ses proches qu’il attendait d’être à 10 % dans les sondages. Les dernières enquêtes le créditent de 2 %. À l’Élysée, l’affaire est entendue : «Il ne sera pas candidat», jurent les conseillers du président.
Un «nouveau tour de manège ne l’intéresse pas»
Alors, quoi ? L’ancien premier ministre se défend de vouloir un poste.
Contrairement à Alain Juppé, qui a accepté de revenir, quinze ans après avoir quitté Matignon, Villepin jure qu’un «nouveau tour de manège ne l’intéresse pas». «Je n’aurais pas pu faire ça. Je n’aspire pas à faire ce que j’ai déjà fait. J’ai passé l’âge», argue-t-il. Et d’ajouter, avec un brin de morgue : «Je suis viscéralement indépendant.»
Reste qu’il rêve de revenir dans le jeu. Par la grande porte. Et dans une configuration inédite. «On verra la situation de la France, élude-t-il. Je me situe dans une logique d’union nationale.»
À l’Élysée, on se veut conciliant : «La majorité a besoin de toutes les bonnes volontés. Le président veut rassembler», dit Brice Hortefeux. «Villepin veut sortir de l’ornière, ajoute un proche du président. Si on lui donne le Quai d’Orsay, il signe tout de suite.» Villepin confie qu’on lui a «tout proposé», qu’il n’a rien accepté.
Dernière hypothèse, poussée par Hortefeux : une circonscription des Français de l’étranger : «J’ai clairement fait savoir que je prendrais très mal qu’on m’en parle !» tacle Villepin.
Reste que la violence de ses critiques s’est atténuée. Il ne renie rien des premières attaques, mais juge que Sarkozy «s’est bonifié». Il loue son action en Libye, sa gestion de la crise. Même la réforme des retraites, qu’il a combattue, «a le mérite d’exister».
Signe supplémentaire que sa propre campagne ne paraît pas d’actualité, Villepin est intarissable sur celle de Sarkozy. «La seule chance pour un président sortant d’être reconduit, c’est d’apparaître suffisamment absent dans les mois qui précèdent, pour apparaître comme neuf.
Sarkozy applique la stratégie d’Obama. Il laisse la scène politique à ses concurrents. Il est comme la mouette en haut de la vague, tandis que les autres sont ensevelis. Mais il part de loin. L’élection est loin d’être gagnée.»
Source: Solenn de Royer (Le Figaro)
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Présidentielle 2012 : Villepin-Sarkozy, le grand pardon
Dominique de Villepin a assuré dimanche avoir « tourné la page » de l’affaire Clearstream, qui a empoisonné ses relations avec Nicolas Sarkozy. Des relations désormais « républicaines et apaisées ».
Dominique de Villepin aurait-il tourné sarkophile ? Le tomahawk était déjà à moitié enterré entre l’ex-Premier ministre et le président de la République, le voilà qui remet une pelletée de terre. « Ce sont des relations républicaines, apaisées », a-t-il commenté dimanche à propos de ses rapports avec Nicolas Sarkozy, lequel souhaita en son temps le « pendre à un croc de boucher » à cause du dossier Clearstream.
« J’ai tourné la page de ce qui a été pour moi et pour ma famille un calvaire de six années », a-t-il déclaré sur BFMTV/Le Point/RMC, tout en regrettant que le chef de l’Etat ne l’ait pas fait lui aussi publiquement depuis sa relaxe par la justice.
Vantant son franc-parler et une « relation d’égalité » avec Nicolas Sarkozy, l’ancien dauphin de Jacques Chirac a néanmoins démenti tout marchandage politique lors de leur récente entrevue à la résidence présidentielle de La Lanterne : « Je n’ai jamais dealé avec personne et je ne dealerai jamais avec personne ».
Candidat… mais à quoi ?
Leur sujet de conversation ? « L’international » essentiellement. Et « l’union nationale », cette équipe gouvernementale de crise que Dominique de Villepin appelle de ses vœux depuis plusieurs semaines maintenant.
« Je ne dis pas ça pour moi, je ne suis pas candidat, ni n’aurais accepté aucune responsabilité dans un gouvernement quelconque dans cette mandature », a-t-il jugé bon de préciser.
Et pour le prochain quinquennat ? Le fondateur de République solidaire semble soucieux de ne pas se fermer de fenêtres, comme il l’avait laissé entendre en ces termes il y a dix jours sur Europe 1 : « Je suis prêt à contribuer (à un un gouvernement d’unité nationale, NDLR). Mais il faut que les conditions soient créées pour cela, la sérénité est nécessaire et il faut que cela se fasse sans arrières pensées politiciennes ».
Interrogé dimanche sur cet état-major resserré d’une dizaine de talents qu’il admet avoir suggéré au président, il a cité Jean-François Copé, François Baroin, Thierry Breton ou Jean-Louis Borloo. Côté socialistes, son cœur penche vers Gérard Collomb et François Rebsamen.
Pourrait-il être le chef d’orchestre de cette « équipe de France des meilleurs » ? Jean-Pierre Grand, un des rares fidèles à n’avoir pas quitté le navire Villepin et qui l’a remplacé à la tête de République solidaire, le pousse toujours à sauter le pas. Lui s’est dit prêt dimanche à se frotter au suffrage universel, pour la toute première fois de sa vie politique. « Je souhaite vivement pouvoir aller vers les électeurs et pouvoir franchir ce cap », a-t-il déclaré, sans préciser s’il parlait de l’élection reine.
Comme il l’avait déjà fait savoir, l’ancien secrétaire général de l’Elysée a répété sur BFMTV qu’il « annoncerait (sa) décision à la mi-décembre ». Et de prévenir que son choix était d’ores et déjà arrêté.
Source: France Soir
DDV simple conseiller de NS : le calice jusqu’à la lie….
Si c’était vrai, c’est ECOEURANT.
Du journal La Croix au Figaro, n’y aurait-il qu’un pas, en terme politique. Ceci expliquerait que cette journaliste prend ses désirs pour des réalités !
Mais il est vrai aussi que l’on sent DDV moins sévère vis à vis de NS ce qui n’est guère rassurant pour la suite.
Pour ma part, la patience commence à me manquer et pour tout dire, ce qui me serait le plus insupportable serait que Dominique de Villepin rejoigne d’une manière ou d’une autre NS.
Je me sentirai trahie politiquement et intellectuellement car selon moi, ces deux hommes là n’ont pas grand chose en commun bien que les médias et certains politologues veuillent le fair croire.
DDV est trop intelligent pour ne pas voir que NS est foutu en 2012.
D’accord avec le commentaire de Michel sur Villepin.com.
Même si Borloo ou je ne sais qui (plutôt à droite) se présentait, ça ne changerait rien.
NS n’a besoin de personne pour perdre. C’est DDV qui l’a dit en 2010.
Il avait raison.
CAR NS EST DETESTE !!
NS a traîné DDV dans la boue avec Clearstream. On ne peut pas pardonner.
Dominique De Villepin ne peut pas faire une chose pareille.
Il se punirait lui même, il perdrait tous ses soutiens et il ferait du mal à ce vieux pays qu’il aime tant.
Je ne peux pas y croire.
Aujourd’hui, tout porte à croire que DDV ne sera pas candidat en 2012.
Encore aujourd’hui, DDV a parlé de « la France qui est de retour en 2011″, propos qui prépare son ralliement à Nicolas Sarkosy.
Et bien, ce sera sans moi.
Dès l’annonce officielle du renoncement fort peu Gaulliste de DDV, je quitterais REPUBLIQUE SOLIDAIRE et me rallierais à la Gauche.
JAMAIS je ne voterais pour Nicolas Sarkosy.
Si pour se débarrasser de cet exécrable Président de la République, il faut en passer par François Hollande, alors ce sera sans la moindre hésitation.
J’avais beaucoup d’espoir en DDV. Quelle déception !
Il est bien « normal » que Sarkozy ratisse partout, il irait chercher Mendès (comme Mitt’rrand en 1968) s’il le pouvait.
Mais il ne se risquerait pas dans le jardin de Colombey. On ne lui ouvrirait pas, même la nuit, la lanterne de la maison resterait éteinte.
DDV ne sera pas Jupé, ni Kouchner, ni Besson.. Ni Daladier. On Est, ou bien on n’Est pas.
Je crois que De Villepin est gaulliste.
Dominique De Villepin est Gaulliste et c’est bien.
Mais va t-il éviter le piège de NS !!
Si oui, parfait.
Si non, ce serait terrible pour lui. Il serait GRILLE.
Et on ne veut pas cela.
Car « le diable » est capable de tout. ATTENTION !!
DOMINIQUE, CE VIEUX PAYS A BESOIN DE VOUS.
Avec François HOLLANDE que vous estimez ou François BAYROU qui a des qualités aussi.
Mais JAMAIS avec le monarque « NICO 1er ». JAMAIS !!
Il martyrise notre pays. AU SECOURS !! On n’en peut plus de voir sa tronche tous les jours dans les médias à sa botte et même dans les autres.
Notre pays ne méritait pas d’être sous le joug d’un tel personnage.
Courage DDV.
Comment peut-on penser que DDV se couchera devant NS!!!! sa critique du gouvernement hier était plutot sévère! DDV n’est pas homme a se laisser acheter et attendons sa décision, il sait très bien ce qu’il fait.
Faisons lui confiance, attendons ! Il a bien refusé le quai d’ORSAY car il était question de remaniement après la toussaint… Ce sont surtout les journalistes qui veulent faire croire ça pour semer le doute chez ses partisans!
Pour la candidature de DDV, on peut attendre. Pas de souci.
Pour le reste, si ce sont des journalistes qui sèment le doute, DDV doit dire haut et fort que c’est faux. Et on en parlera plus.
Demain, sur BFM TV, va t-il en dire un peu plus à Olivier Mazerolle !!
Dominique De Villepin a été le meilleur opposant à NS depuis 2007 et a osé remettre les choses en place quand il le fallait. Il a été courageux et déterminé jusque là. Il ne peut pas s’arrêter en chemin.
Nous sommes très heureux qu’il soit dans cette émission demain soir.
Je ne demande qu’à me tromper, mais franchement, je n’y crois plus.
Que DDV déclare sa candidature et tout changera.
« À l’Élysée, l’heure est à l’apaisement, aussi. Même si Nicolas Sarkozy reste persuadé que «Villepin a voulu (l)’assassiner politiquement» »
- Le Figaro ment !
- Le Figaro ment ! Tout ça n’est que propagande umpiste.
Dominique de Villepin sait plus que quiconque, que Nicolas Sarkozy est incorrigible, il ne changera jamais, relations apaisées non plus, DDV sait également qu’en période de crise, l’opinion publique ne comprendrai pas des chamailleries politiciennes, je pense qu’il va se déclarer bientôt.
DDV a « pardonné ». Mais pas oublié sans doute.
( pour ce qui me concerne et aussi pour ce qui ne me concerne pas.. moi non, ni l’un ni l’autre )
Et oui il a tout pardonné…C’est bien cela qui m’ennuie. J’espère pourtant qu’il ne franchira pas le pas jusqu’à rejoindre le camp des sarkozystes. Je suis sûr que dans un gouvernement socialo-centriste il aurait toute sa place, beaucoup plus que dans un gouvernement sarkozyste. Comment, quand on est rassembleur, pourrait-on appartenir à un camp qui ne cesse de prôner la division?
Charles, comme vous, je ne pardonne pas, même si je comprends que DDV le fasse (on lui reprocherait en cas de candidature de vouloir se venger et on passerait alors à coté de ses propositions).
Je ne pardonne pas, car ces procès de Riom version 2010 / 2011 montre à quel point NS est capable d’aller dès lors qu’il sent que quelqu’un le gène. La politique n’est certes pas un monde de bisnounours, mais il y a tout de même des limites.
A Riom, Pétain a voulu embastillé Léon Blum et Charles De Gaulle.
Au Tribunal Correctionnel de Paris, Sarkozy a voulu faire de même avec Dominique de Villepin en inventant une histoire montée de toute pièces et vendue en l’état par les média largement serviles.
Il est inoui de constater que le « pardon de DDV à NS » peut être exploité par les médias comme un « retournement de veste » tel que la prestation grotesque de M. Aphatie sur Canal+
Les journalistes en politique sont prêts à tout pour détruire l’image d’un homme qui dérange par sa singularité.
Ne peut-on pas pardonner et rester adversaire politique ? Ne peut-on pas mettre de côté les conflits personnels lorsqu’on s’occupe des affaires de la France ?
DDV était bien parti en 2010 quand il s’opposait clairement à NS.
Il s’est montré courageux et déterminé à ce moment là.
Où en est-il maintenant !!
L’heure est grave. NS est NUL, il a tout faux et si par malheur il était réélu pour un 2ème quinquennat, ce serait TERRIBLE pour les « petits » Français moyens. Le bouclier fiscal reviendrait en force et tant d’autres mesures INJUSTES. Les UMP nous mépriseraient pendant cinq ans de plus.
C’EST NON ET NON.
Ce sera DDV , François HOLLANDE ou François BAYROU et peut être un gouvernement où les trois pourraient travailler ensemble pour redresser notre pays.