Dominique de Villepin était, lundi denier, l’invité d’Hedwige Chevrillon sur BFM.
« Les inutiles dans notre pays sont ceux qui cachent la vérité aux Français. La vie politique est construite autour d’une formidable hypocrisie et je n’accepterai pas (je vous le dis très tranquillement, c’est une responsabilité que je considère être la mienne) que de laisser la campagne électorale française se faire à coup de fausses promesses comme cela a été le cas pendant 30 ans, à coup d’hypocrisie ! », a-t-il notamment déclaré, en soulignant l’insuffisance du plan de rigueur présenté la semaine dernière par le gouvernement.
Réitérant son appel au rassemblement, Dominique de Villepin a par ailleurs ajouté: « Mettons-nous à plusieurs, sortons de la logique individuelle des élections présidentielles pour qu’enfin 2, 3, 4 personnes soient capables de se mettre ensemble pour bâtir un schéma collectif. Le temps des sauveurs est fini, il n’y aura pas d’homme providentiel, alors arrêtons de jouer à la ba-balle et à la gué-guerre entre Martine Aubry, François Hollande, Nicolas Sarkozy: aucun d’entre eux ne nous apportera le salut ! »
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Le verbatim de l’interview de Dominique de Villepin
Sur les « techniciens » de Bercy
Si on n’y prend pas garde et si les hommes politiques ne prennent pas leurs responsabilités, oui, ce sont les techniciens qui décident. D’ailleurs, de plan en plan, on voit les mêmes propositions fleurir et soumises aux ministres successifs. C’est dire à quel point il faut accepter de voir l’ensemble des problèmes sur un plan global. Il faut voir l’ensemble des questions et ne pas les séparer. Le problème des techniciens, ce n’est pas qu’ils ne sont pas bons, c’est qu’ils sont compétents dans leur champ.
Or, le problème de la dette (1600 milliards de dette, pour ce qui concerne la France), c’est qu’on ne peut pas isoler cette question des autres questions budgétaires, des autres questions économiques et que c’est bien une ensemble qu’il faut savoir évaluer et à partir de cet ensemble, prendre des décisions. On ne peut pas séparer la gestion de la dette aujourd’hui de la situation de la croissance, de la situation de notre économie, de l’Europe. Nous ne sommes pas une île, c’est donc bien un ensemble qu’il faut voir.
Sur la réduction de la dette par Dominique de Villepin, entre 2005 et 2007
C’était un casse-tête ! D’ailleurs, je vous rappelle que la dette a été mise sur la table par mon gouvernement. Avec Thierry Breton, c’est la première fois que nous avons réuni une conférence des finances publiques. (…)
Le plan d’économie qui a été fait avec Thierry Breton pendant les deux années où j’ai été Premier Ministre, c’est 50, je dis bien 50 milliards d’euros ! A comparer avec le plan d’économies du gouvernement qui est un plan d’économies de 12 milliards d’euros. Pour la première fois depuis 30 ans, entre 2005 et 2007, la dette publique par rapport au PIB a baissé de 2 points et demi. Voyez, ça, c’est pas rien ! C’est la première fois que nous le faisions, la première fois depuis 30 ans.
Donc, nous avons pris nos responsabilités, nous avons mis la dette sur la table et nous avons réuni l’ensemble des acteurs (première conférence des finances publiques), l’ensemble des acteurs pour traiter le problème.
Sur l’explosion de la dette après 2007
On a interrompu entre 2005 et 2007 cette course folle pour avoir un Premier Ministre en 2007 qui a dit aux Français: « je suis à la tête d’un Etat en faillite » et qui a dépensé plus qu’aucun chef du gouvernement depuis 30 ans ! La dette française a explosé en 2007. D’ailleurs, nous sommes encore à ce point inconscients des réalités que nous ne savons pas (ou que nous feignons d’ignorer) que c’est à partir de 2013-2014 (puisqu’il faut 7 années à la dette pour arriver à maturité) que les vrais problèmes (et quasiment aujourd’hui, les problèmes insolubles) se poseront à l’ensemble des Français.
Sur l’indifférence de la classe politique
La classe politique et les Français malheureusement oscillent vis-à-vis de ces questions entre indifférence et inconscience. On a l’impression que tout le monde s’en moque. On met la poussière sous le tapis (c’est ce qu’on fait depuis un certain nombre d’années), on met la poussière sous le tapis pour ne pas voir.
Alors la vérité, c’est qu’on a une équation très difficile à résoudre. Il faut en même temps défendre la compétitivité française, soutenir la croissance et, en même temps, faire preuve d’exigence, de rigueur, d’austérité. On a peur des mots, mais il faut payer le prix ! C’est évidemment pas avec un plan de 12 milliards sur 2 ans que nous serons à la hauteur des enjeux. (…)
Sur l’insuffisance du plan gouvernemental présenté la semaine dernière
Il faut faire ce qui doit être fait: nous avons besoin aujourd’hui d’un plan de 20 à 30 milliards d’économies par an, et ces 20 à 30 milliards, il faut savoir les trouver là où ils existent, c’est-à-dire oui, il faut augmenter les impôts (et notamment pour les plus aisés) pour une période qui sera vraisemblablement assez longue, et deuxièmement, il faut réduire la dépense publique là où cette dépense publique doit être réduite. (…)
Ecoutez, c’est très simple ! Prenez un certain nombre des dépenses qui ont été engagées depuis le quinquennat et qui ne servent à rien ! Les exonérations, par exemple, pour les heures supplémentaires: ben écoutez, voilà, vous les supprimez et vous avez une marge de manoeuvre ! On ne peut pas donner aux restaurateurs ce qu’on leur a donné, sans des vraies contreparties en matière d’emploi. Vous avez encore là des marges de manoeuvre, et c’est vrai comme cela sur l’ensemble du budget.
Ecoutez, les niches fiscales, on a un rapport de l’Inspecteur des Finances. Là, de ce point de vue-là, écoutons les techniciens ! Ils nous disent: « beaucoup de ces dépenses ne servent à rien, il y a 50 milliards d’économies qui sont possibles ». Ben écoutez, regardons-y de plus près et faisons ce qu’il y a à faire.
Sur « l’hypocrisie » de la classe politique
Vous savez, il faudrait que les Français comprennent qu’il vaut mieux avoir des responsables politiques qui font le travail plutôt que des responsables politiques qui leur disent: « tout va bien, Madame la marquise ! ».
Le vrai pessimisme, moi je ne l’ai pas quand j’écris ce que j’écris dans ce livre, en disant: « les choses sont très difficiles et elles risquent de devenir même difficiles au point de menacer le futur de la nation française ». Ca, c’est pas du pessimisme, c’est du réalisme. Les inutiles dans notre pays sont ceux qui cachent la vérité aux Français. La vie politique est construite autour d’une formidable hypocrisie et je n’accepterai pas (je vous le dis très tranquillement, c’est une responsabilité que je considère être la mienne) que de laisser la campagne électorale française se faire à coup de fausses promesses comme cela a été le cas pendant 30 ans, à coup d’hypocrisie ! On ne peut pas aujourd’hui dire aux Français qu’on ne va pas faire d’efforts supplémentaires ! On ne peut pas dire aux Français que les choses vont aller mieux demain !
Sur la croissance des inégalités en France
Pourquoi je vous dis ça? Pourquoi je vous dis ça? Parce que tout simplement, dire cela, c’est garantir aux Français qui sont les plus aisés dans notre pays qu’ils seront demain de plus en plus riche, et la certitude pour les autres que les choses iront de plus en plus mal pour eux ! (…)
Ils votent parfois de façon totalement inconsciente en ce qui concerne leurs intérêts. Il faut comprendre qu’il y a aujourd’hui en France une situation d’inégalité entre les Français (je suis content d’ailleurs que le livre de Pierre Rosanvallon dise, de ce point de vue-là, la même chose que moi): nous sommes dans un pays d’inégalités croissantes.
Sur la réduction des dépenses publiques
(Il faut réduire les dépenses publiques, ndlr) en particulier dans le fonctionnement de l’Etat-providence, là où cet argent est utilisé pour défendre des intérêts catégoriels, là où cet argent est utilisé de façon poujadiste pour servir des intérêts particuliers. (…)
Dès lors qu’il faut supprimer quelque chose, supprimons ce qui est inutile ou ce qu’il y a de moins utile. Il faut être courageux. Il faut être capable aujourd’hui de faire des additions et, une fois de plus, l’effort doit être collectif, mais bien évidemment en fonction de la situation de chacun. (…)
Ce qui n’est pas possible, c’est de faire ce travail de façon absurde. Quand vous dites: « on supprime un fonctionnaire sur deux, c’est-à-dire on le fait à l’aveugle, au doigt mouillé », c’est absurde ! Moi, je propose par exemple de passer d’une quarantaine de ministères à 10 ministères. Ca, c’est pas absurde, parce que, croyez-moi, si on connaissait le nom des ministres et si on savait qui fait quoi, eh ben au moins, on serait dans un pays un peu plus efficace !
Passer de 21 ou 22 régions à 8 ou 10 régions métropolitaines, voilà une économie qui rendra notre pays plus efficace ! Donc toutes les mesures d’économies ne sont pas des mesures saignantes. Au contraire, certaines peuvent être profitables. Nous aurons enfin une politique efficace, nous saurons enfin qui fait quoi, ce qui n’est pas le cas dans ce pays. Toutes les entreprises se remettent en forme, se reprofilent pour être plus efficaces, pourquoi est-ce que l’Etat ne serait pas capable de le faire? Il y a des marges de manoeuvre.
Sur la souveraineté économique de la France et de l’Europe
En Europe, est-ce que vous croyez que le travail a été fait en annonçant une future gouvernance européenne? En Europe, il y a 2-3 mesures extrêmement simples qui sont nécessaires. D’abord, il faut que nous ayons un fonds de stabilité qui soit à la hauteur des enjeux. On a un fonds qui est encore aujourd’hui microscopique et qui ne rassure absolument pas les marchés. Deuxièmement, il nous faut avoir une mutualisation des dettes. Tant que l’ensemble de la spéculation mondiale aura compris qu’il y a là un maillon faible…
Je suis pour les euro-obligations et les euro-obligations sont indispensables. Donc, acceptons, en dehors de nos calendriers électoraux qui rendent cela difficile compte tenu du calendrier de Madame Merkel et de Nicolas Sarkozy, acceptons de sortir de cette hypocrisie politicienne qui consiste à remettre à demain ce qui apparaît coûteux électoralement aujourd’hui !
Gerhard Schroder, quand il a voulu sauver l’Allemagne, il n’a pas pensé à sa réélection. (…) C’est le prix à payer, vous comprenez ! Nos démocraties sont molles, parce qu’elles ne sont pas courageuses. Et c’est pour cela que je le dis bien: aucun homme politique en France ne le fera. Alors mettons-nous à plusieurs, sortons de la logique individuelle des élections présidentielles pour qu’enfin 2, 3, 4 personnes soient capables de se mettre ensemble pour bâtir un schéma collectif. Le temps des sauveurs est fini, il n’y aura pas d’homme providentiel, alors arrêtons de jouer à la ba-balle et à la gué-guerre entre Martine Aubry, François Hollande, Nicolas Sarkozy: aucun d’entre eux ne nous apportera le salut ! Qu’ils travaillent ensemble !
« Notre vieux pays », un testament politique?
Le testament, c’est le premier acte que fait tout adulte responsable quand il aime les siens, ses frères et soeurs, ses enfants, ses parents. (…) Quand vous avez 25 ans et que vous faites un testament parce que vous tenez à un certain nombre de choses et que vous voulez les transmettre, c’est pas parce que vous avez envie de mourir ! Un testament, ça n’a jamais fait mourir personne, Hedwige Chevrillon ! (…)
Tout combat politique d’un homme politique qui veut avancer et qui cherche à apprendre de ses erreurs, c’est un combat qui se renouvelle, c’est un combat qui en permanence se réinvente ! (…)
C’est ça, la responsabilité politique: c’est bien de penser à l’avenir, et à nos enfants et à nos petits-enfants, sinon, ben, dansons en oubliant les menaces qui sont autour de nous !
Sur l’Europe
Ce qui fait la faiblesse de l’Europe fait aussi sa force. Chacune de ces Europes (l’Europe du Nord, l’Europe de l’Est et l’Europe du Sud, ndlr) est trait d’union vers un autre monde. L’Europe de l’Est, elle est trait d’union vers tout ce qui passe ailleurs, dans les Balkans et beaucoup plus loin en Asie Centrale. L’Europe du Sud, elle est trait d’union vers la Méditerranée, vers l’Afrique, vers le Moyen-Orient.
Donc chacune nous ouvre sur des potentialités, sur des possibilités et d’ailleurs, nous utilisons très peu les compétences des différents Etats. Est-ce que le Portugal, la France, l’Italie, l’Espagne se servent de leurs relations avec l’Amérique Latine ou avec d’autres régions spécifiques du monde ou de la Méditerranée? Très très peu ! Donc, de ce point de vue-là, l’Europe devrait valoriser davantage ses savoir-faire et ses compétences.
Mais aujourd’hui, c’est vrai que chacune vit à l’heure de ses propres risques. Et l’Europe du Sud, elle vit aujourd’hui avec le risque grandissant de la dette, des déficits. Regardez la Grèce: la Grèce, tous les jours, plonge davantage dans la crise. En dépit de tous les plans qu’on veut lui offrir comme le faisait le FMI dans le passé avec l’Amérique Latine et l’Afrique, ça ne va pas mieux en Grèce et ça ira même plus mal. Donc, nous devons prendre conscience de ces réalités-là et mesurer le chemin qui nous reste à parcourir.
Sur l’Allemagne
Tant que la France et l’Allemagne ne s’entendront pas, il n’y aura pas de salut en Europe. Et tant que l’Allemagne n’acceptera pas de payer… Parce que l’Allemagne paiera, elle a toujours payé, l’Allemagne: elle a payé les dettes de guerre jusqu’en 1993, elle a payé pour la réunification. Il faudra bien qu’elle paie pour l’Europe pour une raison très simple: c’est que c’est son intérêt ! Alors qu’elle veuille le faire de façon efficace, elle a raison ! C’est le droit de tout créancier de dicter un peu à ceux qui sont en face de lui la règle du jeu. Eh bien, fixons une règle du jeu. N’essayons pas de faire en 2-3 ans ce qui est impossible à faire ! Les Grecs ne retrouveront pas le chemin de la vertu en 2-3 ans, les Français non plus ! Bâtissons un chemin et suivons-le !
Sur l’éventualité d’une sortie de la Grèce de la zone euro
Si on commence à sortir les maillons faibles, je ne sais pas très bien où on va s’arrêter ! Les Européens ou les pays en Europe resteront très peu nombreux. Donc non ! Assumons, partageons, soyons solidaires, mais faisons en sorte que cela aille mieux !
Sur la règle d’or budgétaire
Combien de temps cela a-t-il pris à l’Allemagne pour mettre en oeuvre sa règle d’or? Huit années ! Et nous voudrions, nous, en 2-3 ans, appliquer la règle d’or? C’est absurde ! Donnons-nous 10 ans, à l’ensemble de Européens. Et nous sommes en train de perdre sur tous les terrains: nous perdons aujourd’hui sur le terrain de la vertu puisqu’on n’y arrive pas, nous perdons sur le terrain de la croissance puisqu’on est en train de préparer une récession assez formidable pour peu que les Américains fassent de même et bientôt peut-être les Chinois. Nous aurons vraiment gagné au Loto !
Donc, je crois qu’il faut être responsable: nous devons bâtir une vraie politique coordonnée entre Européens, mais prenons en compte les intérêts de l’ensemble de l’Europe ! Il faut se donner un calendrier beaucoup plus long que celui que nous avons choisi. (…)
On a du temps à condition d’être courageux, de dire quelle est la règle du jeu que l’on va appliquer, de se l’imposer et de se fixer en permanence des objectifs et de les remplir. Les marchés, si on leur dit: « nous serons revenus à l’équilibre dans 7 ou 10 ans, vous savez, ils comprendront parfaitement la règle du jeu ! ». Mais la contrepartie de cela, c’est qu’on ne laisse pas de petits trous devenir grands dans la coque du bateau et donc, on mutualise la dette, on crée des euro-obligations, on se donne les moyens, on a des outils. Aujourd’hui, on a des dirigeants impuissants qui font des promesses mais qui sont incapables de les tenir.
Sur le rôle joué par Dominique de Villepin en Libye
J’ai fait plusieurs déplacements pendant les derniers mois dans cette région pour essayer d’écrire une feuille de route (…) avec certaines parties libyennes qui étaient désireuses d’avancer, et on a essayé de rapprocher les points de vue. Vous savez, ma conviction, c’est que c’est beaucoup plus difficile de gagner la paix que de gagner la guerre ! Donc je crois qu’il n’est jamais trop tôt pour essayer de se donner du mal pour rapprocher des points de vue. (…)
Les choses se sont considérablement accélérées. Je me félicite du rôle joué par la France, en initiative. Je me réjouis de la perspective d’une conférence internationale qui va se tenir à Paris dans les prochains jours, mais soyons attentifs et soucieux de respecter l’indépendance des Libyens. Veillons à ce que ces querelles fratricides, cette guerre civile en Libye puisse se clore le plus vite possible pour éviter les dérives extrêmes qui menacent toujours dans ce type de conflits.
Sur le sort à réserver au Colonel Kadhafi
Vous savez, dans un pays qui est grand 3 fois comme la France, il y a beaucoup d’endroits où on peut se cacher, dans ce pays-même ou ailleurs dans des pays voisins.
Ma conviction, c’est qu’il appartient aux Libyens de prendre cette décision et de décider quel est le sort qui doit être réservé au Colonel Kadhafi, mais oui, il faut que justice se fasse. (…)
Juger le Colonel Kadhafi en Lybie ou le faire juger par le TPI?
C’est aux Libyens de le décider ! (…) Moi j’ai pas de décision, je suis pas Libyen, jusqu’à nouvel ordre ! (…) Je pense que les Libyens doivent décider ! Vous savez, c’est très compliqué: l’Afrique du Sud a choisi un chemin formidable qui est celui du pardon et de la réconciliation, l’Argentine a essayé d’avancer dans cette voie, chaque pays doit faire face à ses problèmes d’identité, aux drames qu’il a connus. La Libye a traversé un drame: il y a des milliers de morts, peut-être des dizaines de milliers de morts, nous le saurons sans doute un peu plus dans les prochaines semaines et les prochains mois. Donc il y a un travail très difficile pour les Libyens. Ils doivent le faire selon leurs propres règles et à leur façon.
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Oui.
» Les inutiles dans notre pays sont ceux qui cachent la vérité aux Français. La vie politique est construite autour d’une formidable hypocrisie… »
Etc.. Etc..
Oui.
Et…
« J’accuse », oui, j’accuse les hommes politiques depuis 35 ans, j’accuse les présidents et les ministres, j’accuse les Etats, j’accuse l’europe, j’accuse les banques, j’accuse les bourses, j’accuse les tricoteurs, tous les chefs d’un quelconque pouvoir détenu de : « lâcheté lâcheté lâcheté ».
« J’accuse », oui, j’accuse le silence, le silence des zola-actuels, des zélites philosofines, la page blanche des z’écrivains, le silence des profs, j’accuse la culture-trentenaire, j’accuse les cheveux-longs, les idées-courtes de s’être regardées.. le nombril.
« J’accuse », oui, j’accuse la morale, l’éthique, la probité, la vertu d’avoir déserté, j’accuse les z’hommes de ce temps de l’après guerre. Et j’attends..
Et rien. Aucune Démission, aucun Départ, pas une seule « retraite » dans son village. J’attends L’Appel d’un Gaulliste. Un APPEL AUX FRANCAIS !..
Mais, vous tous, des Partis, donc des « Intérêts », des Places à prendre, oui tous vous êtes du grand Gâteau-Troué : Déficits en tous les genres et donc de la Grosse Dette Grossière depuis 35 ans afin d’une Fausse-Croissance 1/2 virtuelle.. plus bien sûr toutes les « Affaires »..
DDV, nous sommes dans le « Trop-Plein » et la « chienlit » comme disait CDG. Pour l’envolée de la Dette, c’est bien 1981, à nos beaux jours. Mais ?.. Vous vous rendez compte ?.. 1700 milliards d’Euro de Dette, à rendre. Non bien sûr, hommes un peu « de Gôche » ou hommes ou femmes un peu « à-droite ».. Vous n’êtes que des centro-centristes à-coup-sûr, des centristes-mous !.. Nous devons 100 ans de Taxe Pétrole TIPP !.. Excusez du peu. Il n’y aura plus un sou pour les gosses-payeurs de cette Gabegie. Lâcheté.. Lâcheté.. Lâcheté.. depuis 35 ans. Nous ? Tous au Chômage, en masse !.. Vous ? Vous avez tout dilapidé : La Belle Oeuvre de CDG.
Tout est là pour DDV. SON CREDIT !
–> http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/0/03/Dette_publique_france_%25_du_PIB.png
Ce jour, DDV ( au petit nicolas ) :
« Le monde a changé ! Qui peut croire qu’on peut encore faire campagne en allant inaugurer des trains, des routes… On se fout du monde, ce n’est pas sérieux », a-t-il ajouté.
« Nous faisons face à une crise financière majeure », l’Europe « joue sa survie », « on attend de nos dirigeants qu’ils prennent des décisions, pas qu’ils se fassent prendre en photo en inaugurant je ne sais quelle nouvelle installation », a poursuivi l’ex-chef de gouvernement.
CDG dirait idem.