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MAM a commis "des erreurs", juge Dominique de Villepin sur France Inter


Dominique de Villepin
envoyé par franceinter


Dominique de Villepin
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Dominique de Villepin était, jeudi matin, l’invité de La Matinale de France Inter: les principaux points de son intervention…


MAM: « Il y a des erreurs qui ont été commises »

Interrogé sur l’attitude de la ministre des Affaires étrangères face à la crise tunisienne jeudi sur France Inter, Dominique de Villepin a critiqué sans la nommer Michèle Alliot-Marie.

« Il y a une nécessité qui est d’essayer autant que faire se peut de faire preuve de discernement.

Il y a des questions de calendrier. Quand les situations sont difficiles, il vaut mieux être à son poste.

Il y a des questions de modalités. On doit éviter de se placer dans des relations d’intimité ou de trop grande proximité qui pourraient gêner la diplomatie française.

Il y a des erreurs qui ont été commises. Il faut être capable d’en tirer les leçons », a-t-il jugé, alors qu’il est reproché à la ministre d’avoir passé des vacances en Tunisie alors que la contestation contre le régime de Ben Ali s’intensifiait: selon le Canard enchaîné, Michèle Alliot-Marie a eu recours fin décembre 2010 au jet privé d’un homme d’affaire tunisien proche du président déchu Ben Ali, alors que la révolte populaire avait commencé deux semaines plus tôt.

« Pour le ministre des Affaires étrangères, il n’y a pas de vacances tranquilles », a ajouté l’ancien Premier ministre.

Par ailleurs, Dominique de Villepin a défendu son propre bilan en matière de relations internationales et notamment avec les régimes autoritaires.

« Nous ne pouvions pas être déclencheur d’un mouvement démocratique, cela devait partir des peuples eux-mêmes. Je ne crois pas que la diplomatie française ait été conservatrice. Je n’ai eu de cesse que de pousser la recherche de solutions aux crises de cette région », s’est-il justifié.

Source: JDD.fr

La victoire d’un pragmatisme de résignation

Invité au micro de France Inter, Dominique de Villepin n’a pas évité de pointer certaine « »traditions » du quai d’Orsay à l’origine de l’aveuglement complice de la diplomatie française: « La règle non écrite pour les ambassadeurs dans les pays arabes et en Afrique, c’est qu’ils ne prennent pas de contacts avec les oppositions, ils sont extrêmement vigilants dans l’attitude vis à vis des pouvoirs, compte tenu de la politique qui privilégie la stabilité.

L’exemple de Ruffin au Sénégal prouve que les représailles peuvent être extrêmement rapides. Il faut changer cette règle, nos ambassadeurs doivent être en prise avec la société civile, multiplier les contacts au vu et au su de tout le monde ».

Des dérives structurelles auxquelles l’ancien Ministre des affaires étrangères ajoute également de graves erreurs politiques commises sous le règne de Sarkozy :

« Une action diplomatique doit s’appuyer sur des principes. Une diplomatie qui ne s’appuie que sur des intérêts est toujours en retard d’une bataille. J’ai été inquiet quand j’ai vu les marges de manœuvre de la France se réduire quand nous avons choisi de rentrer dans le commandement intégré de l’OTAN parce que le pilier de l’indépendance allait être touché.

C’est un pragmatisme de résignation qui l’a emporté avec Bernard Kouchner alors que l’homme paraissait animé d’idéal. Ce n’est pas la France ! », tranche Villepin.

Source: Marianne

Egype: « Une page qui se tourne »

« Manifestement, c’est une page qui se tourne, a déclaré Dominique de Villepin jeudi sur France Inter. On ne sait pas très bien encore pour écrire quoi. Hormis un scénario de départ rapide, dans l’honneur, je ne vois pas très bien comment le président Moubarak peut rester dans le contexte actuel. »

L’ancien Premier ministre a rejeté la crainte d’une menace islamiste. « Il y a une inspiration démocratique très forte qui s’exprime, je ne crois pas que la peur soit bonne conseillère », a-t-il jugé.

Source: Journal du Dimanche

G8/G20: Villepin rencontrera Sarkozy le 24 février

L’ancien Premier ministre Dominique de Villepin a indiqué jeudi qu’il aurait un entretien avec le président Nicolas Sarkozy le 24 février dans le cadre des rencontres souhaitées par le chef de l’Etat sur la présidence française des G8/20.

« Nous parlerons du G20 et beaucoup de l’Europe », a expliqué M. Villepin sur France Inter.

« La présidence du G20, c’est bien mais c’est difficile compte tenu des positions des Chinois et des Américains. Les principales marges de manoeuvre, c’est bien sur l’Europe et sur l’euro que nous devons les développer », a-t-il fait valoir.

Questionné sur ses ambitions présidentielles, le président de République solidaire (RS) s’est refusé à évoquer une éventuelle candidature.

« Je prépare un projet pour une politique alternative. Ce projet je le présenterai dans ses grandes lignes en mars ou début avril. Ma conviction, c’est que nous sommes dans un temps nécessaire de propositions », a-t-il expliqué.

Source: L’Express.fr

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