L’ancienne ministre de la Coopération de Jacques Chirac et chef de file du mouvement villepiniste était la semaine dernière à Laxou (Meurthe-et-Moselle) pour animer une réunion de République Solidaire.
Elle a répondu aux questions de L’Est Républicain, à quelques jours du premier Conseil National de République Solidaire.
Comment s’organise votre parti?
République Solidaire est un mouvement politique. Nous allons tenir son premier Conseil National le 4 décembre et mettons la dernière main à son maillage territorial. Chaque département est piloté par le responsable de la fédération, ici Alain Serri, assisté d’un responsable du réseau social, le premier créé par un mouvement politique, avant l’UMP, un responsable Jeune Solidaire, qui organise les équipes en vue de 2012 et un responsable de la « mobilisation citoyenne ».
Quels sont vos rapports avec l’UMP?
Nous n’avons pas de problèmes avec l’UMP, puisque Dominique de Villepin et moi en sommes entre autres les fondateurs. Mais nous ne sommes plus d’accord avec ce qui s’y passe depuis l’été. Il y a des dérives vers le Front National que nous n’acceptons pas. Nous proposons un programme alternatif de rassemblement qui a trois piliers: retrouver des institutions et des valeurs républicaines équilibrées, renouer avec le gaullisme social, et promouvoir une France indépendante…
On sent votre leader plus occupé par les affaires et la lutte contre Nicolas Sarkozy, que par l’élaboration d’un programme…
C’est inexact. Nous avons un programme, mais qui n’est pas assez mis en avant par les médias. Quant aux affaires, Dominique de Villepin ne fait que répondre aux accusations. Sur notre site, nous censurons toutes les attaques personnelles contre Nicolas Sarkozy…
Source: L’Est Républicain, propos recueillis par Guillaume Mazeaud