« En cette journée mondiale de lutte contre le SIDA, je veux aujourd’hui saluer la mobilisation de toutes celles et tous ceux qui s’engagent contre la maladie.
La participation de chacun est déterminante. Elle l’est d’autant plus que nous n’en avons pas fini avec le SIDA. Malgré les progrès récemment réalisés, notamment en matière de recherche et de prise en charge thérapeutique, il y a encore 7000 nouvelles infections par jour dans le monde. Et le sentiment général que le SIDA se soigne a eu pour conséquence une forme de banalisation de la maladie, entraînant un relâchement des comportements.
Nous devons donc renforcer notre vigilance. Cela passe par une intensification de la prévention et des campagnes de sensibilisation. Cela passe aussi par un meilleur accès à la protection. Cela passe également par une amplification des efforts en matière de dépistage, de soins, et d’accompagnement. Cela passe, enfin, par un renforcement de la lutte contre les discriminations dont sont encore victimes, par méconnaissance ou intolérance, les malades du SIDA.
Cette amplification de la lutte contre la maladie, nous devons également la mener au niveau international. A cet égard, la France a été pionnière. L’action que Jacques Chirac avait initiée en 2006, avec le Président Lula, pour la mise en place d’une taxe de solidarité sur les billets d’avion a porté ses premiers fruits. Cette action, mise en œuvre par mon gouvernement, a participé à ce qu’à la mondialisation de l’économie réponde, concrètement, une mondialisation de la solidarité internationale. Je suis heureux de voir l’engagement continu du gouvernement sur cette question essentielle, tant sur le plan national que sur la scène internationale.
Plus que jamais, la lutte contre le SIDA nécessite l’engagement de tous. Pour espérer l’emporter, nous devons aujourd’hui prévenir, sensibiliser, accompagner. Avant de pouvoir en guérir. »
Dominique de VILLEPIN