Print Shortlink

Jean-Pierre Grand: "Moi, en 2012, c'est Villepin !"

Réagissant à l’interview au Figaro de François Baroin pour qui « Nicolas Sarkozy est un choix évident » pour 2012, Jean-Pierre Grand tempête: « Il est quand même surréaliste de voir que le staff autour du président de la République ouvre aujourd’hui la campagne présidentielle. C’est du suicide! ».

« Moi 2012, c’est Villepin! », lance celui qui explique « avoir compris qu’il fallait une alternative, comme les Français ».

« Nicolas Sarkozy est un choix évident » pour la présidentielle. C’est en tout cas ce que pense François Baroin. Dans une interview au Figaro publiée vendredi, le ministre du Budget explique sans détour, que pour 2012, il voit le chef de l’Etat en candidat de l’UMP et personne d’autre.

A la question de savoir si Dominique de Villepin pourrait gêner la réélection de Nicolas Sarkozy, François Baroin, proche de Jacques Chirac, reste évasif: « A l’évidence, Dominique de Villepin n’a pas fait le choix, comme Alain Juppé ou moi, de s’engager très tôt aux côtés de Nicolas Sarkozy », répond-il.

Quant à l’éventuelle exclusion de l’UMP de l’ancien Premier ministre, qui tacle jour après jour la politique menée par le gouvernement, François Baroin « n’imagine pas un politburo convoqué pour traiter cette question ». Et d’estimer que « ce choix appartient plus à Dominique de Villepin qu’à la direction de l’UMP ».

Mais la position de François Baroin concernant l’élection présidentielle de 2012 semble en agacer certains.

« Il est quand même surréaliste de voir que le staff autour du président de la République ouvre aujourd’hui la campagne présidentielle. C’est du suicide! », tempête Jean-Pierre Grand, fidèle soutien de Dominique de Villepin, contacté par leJDD.fr.

« Dans la situation actuelle du pays, les gens attendent qu’on règle les problèmes de la France, pas qu’on aille quémander des voix », s’indigne le député UMP de l’Hérault.

D’ailleurs, pour lui, il n’y a pas de doute: « Moi 2012, c’est Villepin! », lance celui qui explique « avoir compris qu’il fallait une alternative, comme les Français ».

Source: Le Journal du Dimanche

Ecrire un Commentaire