Print Shortlink

Dominique de Villepin à Montpellier: Revue de Presse


Discours de Dominique de Villepin à Montpellier
envoyé par clubvillepin


Déplacement de Dominique de Villepin à Montpellier
envoyé par clubvillepin

Dominique de Villepin a défendu vendredi dans l’Hérault sa vision d’une République qui rende « la parole au peuple » et « implique davantage les citoyens », en vantant les vertus du référendum et de la proportionnelle, et en prônant la fin du cumul des mandats.

Dominique de Villepin expose sa vision d’une République qui « rende la parole au peuple »

« J’apporte ma pierre à l’édifice institutionnel », a-t-il dit en préambule d’un long discours sur les institutions, devant quelque 200 militants (UMP ou République Solidaire) et élus locaux dans une bourgade limitrophe de Montpellier, fief du député villepiniste Jean-Pierre Grand.

Dans la salle des mariages de la mairie, face au portrait du président Nicolas Sarkozy, Dominique de Villepin a plaidé pour une « nouvelle démarche politique », en partant du « constat » qu’aujourd’hui « la Vème République est dans une impasse ».

L’ancien Premier ministre de Jacques Chirac a dénoncé un « régime » de « pouvoir absolu, concentré et personnalisé », expliquant que « celui qui détient la majorité des suffrages tient en main l’ensemble des rouages de l’Etat, c’est-à-dire (…) la décision sur la moitié de la richesse nationale ».

Avec « l’hyperprésidence », qu’il fustige sans relâche depuis l’élection de Nicolas Sarkozy en mai 2007, « désormais tout se passe à l’Elysée », a-t-il dit.

Toujours adhérent de l’UMP, le président-fondateur de République Solidaire a dénoncé le « blocage politique », lié au « face à face partisan » entre « l’Etat-UMP ou l’Etat-PS » dont il faut, selon lui, « sortir ».

« Cette nouvelle démarche politique », a-t-il dit, c’est « refuser la domination d’un parti, fût-il majoritaire, sur les autres forces politiques », notamment en se posant « la question de l’introduction d’une dose de proportionnelle dans l’élection de l’Assemblée nationale ».

Mais c’est aussi « rendre la parole au peuple », a-t-il souligné, en vantant cette fois les vertus des référendums, aussi nombreux sous la seule présidence du général de Gaulle que durant « les mandats des cinq présidents suivants ».

Pour « rompre avec le monopole majoritaire », M.de Villepin a défendu un « pouvoir ouvert à la participation » de tous les citoyens, et la fin du cumul des mandats qui serait « un appel d’air dans la classe politique en faveur des plus jeunes et des parties de la population les moins représentées ».

Source: AFP

Villepin théorise la rupture avec « l’hyperprésidence » de Nicolas Sarkozy

Dominique de Villepin a théorisé vendredi dans l’Hérault la rupture avec l’ »hyperprésidence » de Nicolas Sarkozy, en défendant, dans un discours aux accents gaulliens, sa vision d’une République moins « partisane » qui rende la « parole au peuple ».

« J’apporte ma pierre à l’édifice institutionnel », a-t-il dit en préambule d’un long discours sur les institutions devant quelque 200 militants (UMP ou RS) et élus locaux, à Castelnau-le-Lez, près de Montpellier, fief du député villepiniste Jean-Pierre Grand.

« C’est son discours de Bayeux ! », s’est exclamé ce fidèle de l’ancien Premier ministre, en référence à l’allocution dans laquelle le général de Gaulle avait tracé dès 1946 les contours de la Vème République.

Après la visite éclair d’une imprimerie familiale, PME innovante dotée du label HQE (haute qualité environnementale), pour « mettre en avant les exemples de ce qui marche dans notre pays », Dominique de Villepin a longuement plaidé pour une « nouvelle façon de faire de la politique », en partant du « constat » qu’aujourd’hui « la Ve République est dans une impasse ».

Dans une salle de la mairie, debout, face au portrait du président Sarkozy, M. de Villepin que ses partisans verraient bien candidat en 2012, a dénoncé un « régime » de « pouvoir absolu, concentré, et personnalisé ». Un « régime », où « celui qui détient la majorité des suffrages tient en main l’ensemble des rouages de l’Etat, c’est-à-dire, la décision sur la moitié de la richesse nationale ».

Avec cette « hyperprésidence » que M. de Villepin fustige sans relâche depuis l’élection de Nicolas Sarkozy en mai 2007, « désormais tout se passe à l’Elysée », a-t-il dit.

Toujours encarté à l’UMP, le président-fondateur de République Solidaire a vanté au passage sa formation qui « se veut au dessus du jeu partisan » et « la seule grande nouveauté politique des dernières années », dans une République dominée par le « face à face partisan » entre « l’Etat-UMP ou l’Etat-PS ».

Dans le cadre de cette « nouvelle démarche politique » visant à contrer « la domination » d’un seul parti, il faut « poser la question » de l’introduction d’une dose de proportionnelle aux élections législatives, sujet épineux au sein de la majorité.

Car le « monopole majoritaire », a-t-il insisté devant la presse, « bâillonne toute une fraction de la population dès lors que le président de la République est le premier combattant de son parti ». Une allusion à peine voilée à Nicolas Sarkozy qui depuis son élection à l’Elysée n’a pas été remplacé à la présidence de l’UMP.

Il faut aussi « rendre la parole au peuple », lui donner une « respiration démocratique », en ayant plus souvent recours aux référendum : sous la présidence du général de Gaulle, a-t-il rappelé, « il y en eu autant » que durant les mandats de ses cinq successeurs.

« Ouvrir le pouvoir à la participation », c’est aussi « limiter la professionnalisation de la politique » en mettant fin au cumul des mandats, pour faire place aux « plus jeunes » et aux populations « les moins représentées », a souligné Dominique de Villepin qui n’a jamais été élu.

« Mais, en 2012, c’est sûr, il sera candidat ! », assure une ex militante RPR converti au villepinisme, « sinon ça sert à quoi tout ça ? ».

Source: AFP

Bain de foule, de la rue de l’U à la Comédie

Une garde rapprochée ultra légère, une quinzaine de fidèles qui l’entoure, Dominique de Villepin se déplace en province « à l’ancienne, façon Chirac. Il aime les bains de foule et ça marche » , apprécie un Nîmois de son parti.

Mais si ça fonctionne si bien, c’est que l’homme n’hésite pas à interpeller aussi – dans un français châtié et avec politesse – les gens qui passent et à serrer les mains. Encore et encore. Vraiment pas snob.

Et il laisse les jeunes filles poser à son bras comme les garçons qui se photographient à tour de rôle avec leur portable.

À deux dames qui lui demandent ce qu’il pense des internats d’excellence, il s’inquiète du « démantèlement de l’Éducation nationale à coup de rabot aveugle ». « Je ne savais pas qu’il était de gauche », lance une des interlocutrices, reprise à la volée par un proche de Villepin : « Mais non ! Il est tout simplement démocrate. » Et prêt à « rassembler » tous ceux qu’il croise. Avec un grand sourire.

De la fac de droit à la place de la Comédie, où il a pris le tramway pour Odysseum, Villepin a eu ainsi les salutations d’une foultitude de quidams. Et aussi des Coréens en goguette qui, attirés par la foule, ont immortalisé la scène « pour l’envoyer, direct, sur le net ! ».

Source: Midi Libre

Dominique de Villepin à la conquête des jeunes

Il est arrivé à Castelnau-le-Lez en chef de parti. Attentif et affable. Visage impeccablement bronzé et tout sourire, se pliant au rituel des photos avec un visible plaisir. D’une main chaude, enveloppante et sèche, il a serré la main de tous ceux qui étaient à sa portée. Yeux dans les yeux. Et accepté les embrassades de dames et d’amis venus de Nîmes, Nice ou Paris. Des déjà « fidèles » à son nouveau parti, République solidaire, que Dominique de Villepin est venu présenter, d’abord, à la mairie de Castelnau.

Devant plus d’une centaine de présents, en majorité des retraités, il a repris, point par point, sa démarche républicaine, héritage de De Gaulle. Discours construit à partir d’un état des lieux plus que négatif, avec une « politisation de
toutes décisions administratives » et « un hyperprésident qui raccourcit tous les circuits de décision ». Fustigeant la « république partisane, vrai risque pour la constitution », s’indignant des décisions du gouvernement « qui campe sur ses positions au lieu d’écouter et d’ajuster ses propositions pour construire des réformes sociales qui soient soutenues par les citoyens et qui durent », Villepin fait l’unanimité.

Et même dans le staff des journalistes parisiens qui l’accompagne pour sa journée en province. Car l’homme « a de l’humour, est sympa. Et ce qu’il dit tient la route », s’accordent trois d’entre-eux. En plus, Villepin sait s’indigner du « manque d’indépendance de la justice comme de la main mise d’entreprises nationales sur les médias. »

En début d’après-midi, toute l’équipe est allée à la fac de droit. Et là, c’est un cours de sciences politiques que Villepin a servi aux sept cents potaches concentrés dans l’amphi. Très à l’aise, pédagogue, il a parlé du monde qui change, des défis communs, des ratages en Afrique. Abordant tous les sujets, il n’en évite aucun, même quand un prof de droit le traite de caricatural et démago, il répond avec humour. Et assure : « Le but n’est pas d’être une icône en politique mais de faire avancer les choses. Et pour cela il fait oublier ses idéologies et savoir faire des compromis. »

« Vous semblez prêts à secouer les cocotiers, mais attention aux caïmans », lance un étudiant. Villepin rit. Lui qui a « vécu la trahison de (son) parti » n’a pas peur. « Le risque de la démocratie, c’est d’exposer ses idées » . Et lui, en plus, il accepte d’en débattre .

Source: Midi Libre

Dominique de Villepin stigmatise l’absolutisme

Dominique de Villepin, chef de file du mouvement « République Solidaire » a estimé hier, depuis Castelnau-Le-Lez (Hérault), que la France était dans une situation « d’Absolutisme impuissant, dans une impasse, liée à une situation de pouvoir absolu, d’un pouvoir concentré et personnalisé». «Lorsque que celui-ci est confié à un président qui est aussi le premier combattant de son parti, on assiste à une réduction du jeu démocratique » explique-t-il, fustigeant l’affaiblissement du rôle du Premier ministre. Il a par ailleurs évoqué la déchéance de la nationalité française, «qui ne règlera pas le problème de sécurité des français» et critiqué le relèvement du seuil de la retraite de soixante-cinq à soixante-sept ans qui « visera essentiellement les femmes ».

Source: ladepeche.fr

Ecrire un Commentaire