La suite des passes d’armes entre le Président de République Solidaire et le Président de la République.
La gestion de la crise économique
« La relance tous azimuts, les aides tous azimuts, c’est sympathique mais je crains que ce soit stérile. On est en train d’arroser le sable ». Talk Orange-Le Figaro, 20 janvier 2009.
Villepin reproche au plan de relance de faire « l’impasse » sur la consommation et notamment sur la baisse de la TVA (« un impôt injuste »): « Arrêtons de distribuer des milliards qui vont finir par nous coûter très cher ». Les Echos, décembre 2008.
Le travail dominical
« Stérile et inutile ». La réforme de l’audiovisuel public ? « Une régression pour les libertés publiques ». France Inter, le 18 décembre 2008, cité dans Les Echos, décembre 2008.
Le Paquet fiscal et les impôts
Le paquet fiscal qui « a été fait à contre-pied ». Ce sont « 15 milliards en moins pour faire les vraies réformes ». Grand Jury RTL- Le Figaro-LCI, octobre 2007.
« La question n’est pas ‘n’augmentons pas les impôts’. C’est au contraire ‘comment augmenter les impôts de façon juste’ », réitère-t-il en mars dernier (Les Echos, 26 mars 2010).
Le G20
A propos de la menace du chef de l’État de quitter le G20 si les discussions n’avancent pas, Dominique de Villepin se demande comment on peut, « à quelques jours d’intervalle, dire ‘je reviens dans le commandement intégré de l’Otan parce que les absents ont toujours tort’ et, la veille de la réunion du G20, envisager de s’absenter ». Talk Orange-Le Figaro, 7 avril 2009.
La médiatisation de la vie privée de Nicolas Sarkozy
« Je crois que la présidence de la République a perdu en concentration sur l’essentiel, à savoir le service de la France et le service des Français (…) Les hommes passent, la France reste. (…) Je suis pour moins de personnalisation, davantage de défense du bien public, davantage de défense des intérêts de la France ». «Le Franc-parler», France Inter i-TÉLÉ – Le Monde 6 février 2008.
L’ouverture et la diversité
« Je ne crois pas que la politique d’ouverture ait été gérée de telle façon qu’elle conduise les meilleurs au pouvoir. L’ouverture donne le sentiment de créer la diversité, mais vous n’avez pas forcément des gens qui assument leurs différences en étant au pouvoir ».
« Cherchez ici ou là des confettis, ça n’apporte rien ! » Talk Orange-Le Figaro, 15 septembre 2009.
Libertés publiques et constitution
Il faut faire le pari de « la confiance avec les Français. C’est vrai pour l’audiovisuel public: c’est une erreur de vouloir faire nommer le président de France Télévisions par l’Elysée, une erreur de vouloir supprimer le juge d’instruction sans la contrepartie d’une indépendance du parquet. Et ce serait une erreur de réduire le pouvoir d’amendement des textes de loi par les parlementaires ». Le Parisien, janvier 2009.
Les test ADN pour les immigrants
« Ce type de législation n’est pas de mise dans notre pays. Notre mémoire, notre histoire nous conduit à condamner tout ce qui ressemble à ce genre d’arsenal, dans la mesure où nous avons connu les rafles ». (Dominique de Villepin a signé, en octobre 2007 une pétition contre ces tests).
L’entourage présidentiel
Profitant de la sortie de son livre sur Napoléon, Dominique de Villepin, qui enchaîne les interventions médiatiques, compare le chef de l’Etat à un « bourgeois gentilhomme » entouré « de béni-oui-oui, de cire-pompes et de courtisans ». Septembre 2007.
Clearstream et la justice
L’ancien Premier ministre s’étonne qu’on puisse »à la fois être partie civile alors qu’on est président de la République, président du Conseil supérieur de la magistrature, qu’on peut se tenir jour après jour informé d’un dossier – y compris de ce qui n’est pas dans le dossier – et qu’on peut donner des instructions à la Chancellerie et au parquet ». 3 septembre 2007.
L’Afghanistan
« La politique américaine en Afghanistan est dans l’impasse, et nous n’avons pas suffisamment joué notre rôle en renonçant à une révision stratégique profonde (…) Tirons les leçons de l’Histoire et refusons les oeillères idéologiques qui font le jeu des extrémistes ». L’Express, 2 septembre 2009.
La France et l’Otan
Dominique de Villepin dénonce, au moment du retour de la France dans le commandement unifié de l’OTAN, « le risque d’un amoindrissement de la voix de la France ». « En quoi un monde multipolaire justifie-t-il que la France revienne d’où elle est partie? »
Il fustige « la rupture avec l’héritage gaulliste » et « la rupture d’un consensus de la communauté internationale » qui, selon lui « s’était accoutumée à ce que la France puisse s’exprimer fortement, avec sa liberté ». Réunion des amis de Villepin à l’Assemblée nationale, 1er avril 2009.
« Cette décision pourrait bien avoir l’effet inverse de celui souhaité en matière de sécurité en faisant de notre pays une cible supplémentaire du terrorisme, sur notre territoire ou à l’étranger. » Le Parisien 8 mars 2009M.
L’ouverture d’une base militaire à Abu Dhabi
« On met le doigt dans un engrenage que nous risquons de ne pas pouvoir maîtriser », s’inquiète-t-il en pointant le danger iranien (juin 2009).
L’élection de Barack Obama
L’ancien Premier ministre compare le président américain au président français. « On n’est pas vraiment dans la rupture, on est dans le vrai changement qui veut réconcilier et qui s’efforce d’écarter toute division ». (novembre 2008)
Afrique
Villepin fustige la politique africaine du chef de l’Etat. Revenant sur le discours prononcé par le président au Sénégal en juillet 2007, qui se dit « blessé » par certains propos, pointe ceux « tenus à Dakar sur l’homme africain qui n’entrerait pas suffisamment dans l’avenir. 3 septembre 2007.
Source: Catherine Gouëset (Le Point)