Print Shortlink

Chez Jean-Michel Apathie, Dominique de Villepin se présente comme l'alternative à Nicolas Sarkozy

Dominique de Villepin était ce matin l’invité de Jean-Michel Apathie sur RTL. Il est revenu sur le procès Clearstream : « C’est bien inutilement que cette affaire, par l’acharnement, a connu à la fois cette médiatisation et cette ampleur. Je pense que, en ce qui me concerne, cette affaire n’aura jamais dû aller jusque-là ».

A l’issue d’un mois d’audiences dans cette affaire dont il était le plus illustre prévenu, l’ancien Premier ministre est revenu sur le terrain politique pour critiquer les choix récents du gouvernement français. Dominique de Villepin se présente de nouveau comme l’alternative à Nicolas Sarkozy: « Je fais partie de ceux qui se battent pour essayer d’offrir une alternative aux Français », a-t-il confirmé, à la veille de la première réunion des adhérents du Club Villepin ce mardi à la Maison de l’Amérique Latine à Paris.


L’ancien Premier ministre a déclaré lundi sur RTL qu’il comptait « contribuer » à « une alternative » à la politique actuellement menée par le gouvernement français et à faire des « propositions ».

Evoquant la Chancelière allemand, Anglea Merkel, qui « baisse les impôts » et met en place une « stratégie économique et industrielle », il regrette que la France ne « définissse pas assez ses propriétés. »

« Nous avons besoin de plus de diversité d’expressions (et de) propositions », a ajouté Dominique de Villepin, estimant notamment nécessaire d’augmenter les impôts et de les rendre « plus justes » et « plus efficaces ».

Tout en regrettant la succession de polémiques ayant émaillé la politique française ces dernières semaines, il a critiqué le renvoi forcé dans leur pays de trois Afghans et dit voir dans l’affaire Jean Sarkozy ce qui « peut ressembler à de la faveur ».

L’ancien Premier ministre a cependant affirmé « un principe »: « c’est une erreur de vouloir se polariser sur un jeune homme » de 23 ans.

Villepin a ensuite estimé qu’il y avait cependant « des règles d’expérience » et de maturité qui prévalaient. « C’est dommage d’avoir dû en passer par tout cela », a-t-il estimé. D’autant que « le soupçon de la faveur » aurait entaché cette élection. Celui qui ne cesse de dénoncer « l’acharnement » du chef de l’Etat à son égard, et même « l’esprit tordu », à l’occasion de débats au cours de l’affaire Clearstream, a rappelé le « danger » de « l’esprit de cour que j’ai le premier dénoncé ».

L’ancien Premier ministre s’est en outre défendu dans l’affaire Clearstream, estimant avoir été « la victime » d’un système de renseignement «industriel». « C’est bien inutilement que cette affaire, par l’acharnement, a connu à la fois cette médiatisation et cette ampleur. Je pense que, en ce qui me concerne, cette affaire n’aura jamais dû aller jusque-là », a-t-il jugé.

Le procureur de Paris Jean-Claude Marin a requis 18 mois de prison avec sursis et 45.000 euros d’amende contre Dominique de Villepin pour « complicité de dénonciation calomnieuse ».

L’ancien Premier ministre a dit sur RTL qu’il n’envisageait « pas la condamnation ». Le jugement a été mis en délibéré par le tribunal correctionnel de Paris au 28 janvier 2010.

Sources: L’Express, Le Parisien et Le Journal du Dimanche

Ecrire un Commentaire