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Dominique de Villepin sur Direct 8 et Europe 1

L’ancien Premier ministre Dominique de Villepin a affirmé mardi qu’il n’aurait « pas été question » qu’il joue le « rôle » qu’a joué la veille François Fillon devant le Parlement réuni en Congrès, témoin silencieux de l’allocution présidentielle.

« Ce n’est pas l’idée que je me fais des institutions. Donc, il n’aurait pas été question, évidemment, que je joue un tel rôle », a déclaré M. de Villepin à la chaîne Direct 8, dans une interview diffusée mardi soir à 22h45.

L’ancien Premier Ministre était également, ce mardi, l’invité d’Emilie Aubry, dans l’émission Ecrire la politique sur La Chaîne Parlementaire Assemblée Nationale.

A supposer qu’on lui ait proposé un poste, Dominique de Villepin ne serait pas rentré dans le gouvernement Fillon IV né du remaniement annoncé mardi soir. « Tout simplement parce que je crois qu’il y a un temps pour tout. Dans la vie démocratique, il faut un temps des respirations. Moi, j’ai donné pendant cinq années », a expliqué mercredi matin, sur Europe 1, l’ancien premier ministre. Tout en précisant, laissant la porte ouverte pour l’avenir : « j’ai un désir d’élection, je souhaite aller à la rencontre des Français ».

« Non, je ne voulais pas entrer au gouvernement », a affirmé Dominique de Villepin sur Europe 1 au micro de Marc-Olivier Fogiel.


Sur Direct 8

« Quand vous avez à ce point là un déséquilibre entre l’action d’un président » qui « se substitue en très large part à son Premier ministre, et bien nous avons un déséquilibre qui se traduit devant le Parlement, qui se traduit devant les Français, qui se traduit dans l’action quotidienne », a-t-il souligné.

L’ancien Premier ministre a aussi déploré que ce soient « les conseillers du président de la République » qui pèsent de « tout leur poids, de paroles et d’action » au détriment des ministres.

Sur Europe 1

Interogé mercredi matin sur Europe 1, Dominique de Villepin a estimé que le nouveau gouvernement répond à deux exigences principales : « Il y a une volonté de réajustement sur les grands postes et on le voit avec un petit jeu de chaises musicales et par ailleurs un choix de recentrage, plus proche de la famille politique d’origine du président de la République ». Mais le « grand remaniement » pourrait n’avoir lieu qu’en 2010.

Fillon IV marque aussi, pour l’ancien premier ministre, la fin de la politique d’ouverture. « Dans la mesure où il y a de grands ministres d’ouverture qui peuvent apporter leur sensibilité en plus, c’est bien. Mais ce filon-là semble s’épuiser », a expliqué Dominique de Villepin.

Sources: Agence France Presse et Europe 1

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