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Deux ans de présidence Sarkozy: les principales interventions de Dominique de Villepin (3/4)

Justice sociale, situation en Afghanistan, guerre entre la Russie et la Géorgie, RSA, Edvige, crise financière, risques sociaux, élection de Barack Obama, réconciliation des Français, Etat palestinien, réforme de l’audiovisuel public, travail le dimanche: la suite des principales interventions de Dominique de Villepin depuis 2 ans.

Juillet 2008: Libération d’Ingrid Betancourt

« Il n’y a pas de mots. » (Le 6 juillet 2008)

Août 2008: La justice sociale

« Regardons les importantes réformes engagées dans les dernières années, elles n’ont pas encore produit tous leurs effets, créant un sentiment de malaise manifeste sur la question du pouvoir d’achat. Il faut donc trouver le moyen d’expliquer et d’atténuer le poids des difficultés par une politique de justice sociale. » (Le Figaro Magazine, le 23 août 2008)

Août 2008: « fixer un dessein commun »

« Je ne cesse de me poser la question suivante : la Révolution française est-elle terminée? Est-ce que cette coupure entre la société et le pouvoir a vraiment été surmontée? Lorsque l’on voit la suspicion des Français à l’égard de la politique et du pouvoir, on peut se le demander. (…) Cette idée de réconciliation reste le point central de la politique française. Pour y parvenir, il faut fixer un dessein commun. (Le Figaro Magazine, le 23 août 2008)

Août 2008: Les soldats français tués en Afghanistan

« Il est nécessaire de se fixer des objectifs, car plus le temps passe, plus nos troupes se trouvent dans une situation fragile. (…) Trouvons les moyens et les clés d’une solution politique. (…) Je crois qu’on l’on ne doit pas demander à des militaires de se battre alors qu’ils ne disposent pas eux-mêmes de toutes les armes pour véritablement gagner. » (Grand Jury RTL – Le Figaro – LCI, le 24 août 2008)

Août 2008: La guerre entre la Russie et la Géorgie

De la part de la Russie, il y a « la volonté de mettre un coup d’arrêt à cette mobilisation de l’Otan qui est perçue comme très agressive, à travers le bouclier antimissile et les nouvelles adhésions en perspective de l’Ukraine et de la Géorgie. (…) Il faut prendre en compte cette psychologie à la fois de revanche et en même temps d’encerclement de la Russie, car ce n’est pas un partenaire secondaire, c’est un partenaire à plein, et il faut donc de ce point de vue s’ouvrir à un véritable dialogue renouvelé avec la Russie. » (France 2, le 27 août 2008)

Août 2008: Les crises

« Nous sommes devant des crises majeures. Une crise conjoncturelle particulièrement sévère dont nous mesurons déjà les premières conséquences : croissance, emploi, commerce extérieur. A cela s’ajoute une crise structurelle : le basculement d’un monde à l’autre. Une situation de domination occidentale de cinq siècles prend fin et nous découvrons les risques et les inconvénients de la dépendance : sur le plan énergétique comme sur le plan financier. Nous devons repenser l’organisation économique du monde et dialoguer avec des pays avec lesquels nous n’avions guère l’habitude de parler. » (Le Parisien, 31 août 2008)

Août 2008: Le RSA

« C’est une bonne réforme. Voilà, pour l’ensemble des Français confrontés à des difficultés et qui ont le souci d’un retour accéléré à l’emploi, une mesure de justice sociale. Au lendemain de l’élection présidentielle, au temps du paquet fiscal, j’avais regretté qu’il n’y ait pas un geste fort en la matière. » (Le Parisien, 31 août 2008)

Septembre 2008: Edvige

« Ce que je pense, c’est que le décret est mal rédigé. En tout cas en ce qui concerne les données personnelles, c’est manifeste. (…) Je crois qu’il faudrait préciser les choses de façon à éviter que tout Français ait le sentiment qu’il peut être fiché dans des conditions qui ne sont pas acceptables. » (RMC, le 9 septembre 2008)

Septembre 2008: Le rassemblement

« J’ai toujours défendu (…) l’idée que face à certains dangers on a besoin de dépasser les contingences de la vie politique quotidienne ». (Mexico, le 24 septembre 2008)

Septembre 2008: La crise financière

« La crise financière actuelle est peut-être la plus grave depuis 50 ans. » Il est nécessaire de donner une nouvelle politique structurelle au système bancaire « pour que la spéculation ne domine pas, et que ceux qui spéculent payent pour les erreurs qu’ils font. » (Mexico, le 24 septembre 2008)

Octobre 2008: « la fin d’un cycle »

On ne peut pas privatiser les profits et en même temps socialiser les pertes ! Il y a là un vrai problème éthique. S’il faut sauver le système, il faut tirer des leçons de cette crise. (…) Revenons à la réalité économique, aux vraies valeurs. Nous nous trouvons moins devant l’effondrement du capitalisme qu’à la fin d’un cycle. Repartons sur d’autres bases, plus solides, plus éthiques. » (La Croix, le 2 octobre 2008)

Octobre 2008: Le « risque social »

« Ce que je souhaite, c’est qu’au-delà de cette phase initiale de mobilisation face à la crise financière, il y ait la même mobilisation sur les risques économiques pour notre pays et le risque social. » (Radio J, le 12 octobre 2008)

Octobre 2008: « libre de mon engagement »

« Jamais je ne me suis senti aussi libre de mon engagement, aussi déterminé à agir dans le sens de l’intérêt public. (…) Je suis prêt à servir mon pays et je le ferai en toute circonstance. » (Radio J, le 12 octobre 2008)

Octobre 2008: « libre et dépouillé »

« Je suis en politique par conviction, par idéal, pas pour servir une ambition personnelle et que jamais dans ma vie (…) je ne me suis senti aussi libre, dépouillé, dépouillé de tout ce qui, parfois, vous guide en politique: l’amour propre, l’appétit, le désir. J’ai tout vu en politique. J’ai occupé la plupart des postes auxquels on peut aspirer quand on a envie de faire de la politique. Et aujourd’hui, ce qui me guide, c’est la volonté de faire de la France le grand pays que la France doit être. » (Ripostes, le 12 octobre 2008)

Octobre 2008: La « souffrance sociale »

« Pour rétablir la confiance, il faut véritablement s’attaquer à la fois à la situation économique et en même temps à la situation sociale. Je le dis depuis maintenant un certain nombre de mois. La situation sociale est un élément extrêmement préoccupant, partout dans l’ensemble des pays. (…) Et nous le voyons, en France, où il y a une souffrance sociale. » (RTL, le 17 octobre 2008)

Novembre 2008: Les élections américaines

« Sous George W. Bush, ce pays est passé du rêve de l’hyperpuissance au doute absolu. Le nouveau président aura les ailes rognées pendant plusieurs années par les effets de la crise économique. Tout est à reconstruire et dans un monde qui a changé, où la puissance bascule du Nord au Sud, de l’Occident vers les pays émergents. (…) il y a une constante, pour n’importe quel leader, et cela vaut aussi chez nous: rassembler au-delà de son camp, et rassembler sur un élan et des valeurs, et d’abord la justice. » (Le Journal du Dimanche, le 2 novembre 2008)

Novembre 2008: Lettre au Président Obama

« L’espoir a pour un temps chassé la peur dans votre pays. Vous en êtes devenu le dépositaire, incarnant, au long de cette campagne, les divisions dépassées, le souffle retrouvé, le pacte refondu. Au-delà, le monde entier s’est passionné pour cette élection. Mesurez les attentes, car elles vous obligent. (…) Vous arrivez à l’heure où le monde bascule. Le moment unipolaire est fini. Les Etats-Unis ont vieilli ces dernières années, mesurant le poids de l’Histoire, l’impuissance de la force, la complexité du monde. (…) Rien n’est plus volatil que l’espoir, rien plus venimeux que l’espoir déçu. Je veux croire à la vitalité d’un rêve américain, qui ne peut s’épanouir sans de nouvelles preuves de justice, d’égalité des chances, de solidarité. Je veux croire en même temps à notre idéal partagé de paix, de mobilisation contre la pauvreté et
pour la sauvegarde de la planète. Oui, nous pouvons le faire, ensemble. » (Libération, le 6 novembre 2008)

Novembre 2008: « Que l’Europe se prenne en main »

« L’idée d’un OTAN mondial, d’un OTAN s’occupant de l’ensemble des problèmes de la planète, à la fois les problèmes humanitaires, les problèmes stratégiques et les problèmes militaires ne me paraît pas la solution. Je préfère que l’Europe se prenne en main, qu’elle affirme ses capacités en matière de défense, que la France continue à définir sa politique d’indépendance et qu’alors dans cette politique de partenariat et d’équilibre nous travaillons avec les Etats-Unis. Nous n’avons rien à gagner à nous confondre avec les Etats-Unis et à agir sous la bannière américaine. » (France 24, le 5 novembre 2008)

Novembre 2008: Le « pacte social »

« Si on veut redonner confiance à un pays, il faut que le pacte social soit très fort. Je pense qu’en France, on oublie un peu que le pacte social doit être refondé. L’inquiétude des Français, c’est les retraites, l’éducation, l’emploi, la santé. Garantissons ces objectifs, ces fondamentaux, et à partir de là, la confiance pourra repartir. (…) Trop de jeunes restent en marge de l’emploi. Nous voyons dans l’augmentation du chômage en France qu’ils sont parmi les premiers touchés. Faisons en sorte qu’il y ait une réponse spécifique permettant à ces jeunes d’entrer dans le marché de l’emploi. » (France 24, le 5 novembre 2008)

Novembre 2008: « un grand mouvement de réconciliation »

« Si l’UMP n’est pas capable de se renouveler et nous voyons bien aujourd’hui à quel point ce mouvement est cornérisé, si le PS s’enferme dans les divisions de personnes, il y aura un espace. (…) Notre vie politique n’a pas connu encore le renouvellement que connaissent aujourd’hui les Etats-Unis: nous avons d’un côté un parti de mouvement et de rupture, de l’autre côté un parti de contestation, il reste à inventer un grand mouvement de réconciliation. Mais force est de constater qu’en France, personne ne revendique aujourd’hui cette stratégie. (…) Je pense que sur les débris de partis politiques exsangues en France, il y a demain une grande stratégie à bâtir. (…) La réconciliation doit être le thème de la politique française, il y a trop de meurtrissures dans notre pays, trop de gens laissés de côté et pas suffisamment d’enthousiasme collectif. » (Europe 1, le 6 novembre 2008)

Novembre 2008: Pour un Etat palestinien

« Le conflit israélo-palestinien demeure le cancer qui ronge la région tout entière. Il n’y a aucune solution à long terme sans résolution satisfaisante de cette crise qui touche au besoin fondamental de justice et à l’aspiration des peuples. (…) Si nous voulons créer un Etat palestinien, nous devons prendre des initiatives immédiates ». (Abu Dhabi, le 16 novembre 2008)

Décembre 2008: La réforme de l’audiovisuel public, une « régression sur le plan des libertés publiques »

« On pause un problème d’équilibre financier (à France Télévisions) et on entre des une régression sur le plan des libertés publiques en nommant le président de France Télévisions par le président de la République. (…) Ce n’est pas seulement une régression symbolique. Tout ce qui vient réduire la capacité d’expression est dangereux. » (France Inter, le 18 décembre 2008)

Décembre 2008: Le travail le dimanche, un « débat inutile »

« Tout ça pour ça. (…) Je pense que c’est un débat inutile, alors qu’on sait que le travail le dimanche ne permettra pas d’augmenter le nombre d’emplois et n’aura pas d’effet sur notre situation économique. » (France Inter, le 18 décembre 2008)

En ligne samedi: les principales interventions de Dominique de Villepin depuis le début de l’année 2009

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