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Alain Juppé au Colloque de Réforme et Modernité: "Je ne crois pas que cela existe, la rupture !"

Le maire de Bordeaux s’est lâché lors du colloque organisé mercredi soir à l’Assemblée Nationale par le Club Réforme et Modernité d’Hervé Mariton.

L’ancien Premier ministre a rejeté publiquement la rupture voulue par Nicolas Sarkozy. Ce n’est pas la première fois que le maire de Bordeaux critique le chef de l’Etat. Mais, mercredi soir, il est allé un peu plus loin. « Je ne crois pas que cela existe, la rupture », a notamment lâché Alain Juppé. Il s’en est aussi pris à l’exercice du pouvoir par Nicolas Sarkozy. « Il faut le leadership, nous l’avons mais il faut avoir de la co-élaboration, de la co-décision », a affirmé Alain Juppé.

« Je n’aime pas beaucoup l’idée selon laquelle nous sommes en situation de rupture totale par rapport à tout ce qui a existé auparavant », a déclaré Alain Juppé lors du colloque organisé à l’Assemblée nationale par le député UMP (villepiniste) Hervé Mariton, président du club Réforme et Rodernité.

« Je ne crois pas que cela existe, la rupture », a lâché le maire de Bordeaux, alors que Nicolas Sarkozy s’était présenté, pendant la campagne présidentielle de 2007, comme le candidat de la rupture.

« Finalement, Giscard avait trouvé la bonne formule: le changement dans le continuité. Je crois plutôt à cela qu’à la rupture absolue avec tout ce qui nous a précédé », a poursuivi M. Juppé.

L’ancien Premier Ministre de Jacques Chirac a également indiqué qu’il n’est « pas content » de la composition de la liste UMP aux élections européennes dans sa région du Sud-Ouest.

« Je ne suis pas content du tout de ce qui se prépare dans la grande circonscription du Sud-Ouest. Je l’ai déjà dit à qui de droit, et je le dirai quand il faudra », a-t-il déclaré.

Selon la presse, Alain Juppé pousse auprès de Nicolas Sarkozy la candidature de Sonia Dubourg-Lavroff, une universitaire bordelaise, pour la deuxième place sur la liste UMP conduite par Dominique Baudis. La sortante Christine de Veyrac, soutenue par l’ancien Valéry Giscard d’Estaing, est aussi pressentie pour cette position éligible. Le maire de Bordeaux a déjà dû avaler la rétrogradation d’Alain Lamassoure, député européen sortant, en troisième position sur la liste.

Alain Juppé, qui a l’expérience de la constitution des listes européennes, au RPR puis à l’UMP, a reconnu que « c’est impossible ». « Il faut faire entrer trois litres d’eau dans une bouteille de deux litres, il y a toujours des fuites », a-t-il résumé.

Sources: France Info, Agence France Presse et Associated Press

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