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Dominique de Villepin, en vue dans Les Echos

Il peut repartir de son île d’Elbe politique.

A Antibes, tout près du lieu où Napoléon, son modèle en héroïsme, entama ses épiques Cent Jours, les journées parlementaires de l’UMP n’ont cessé de bruisser de son nom. Villepin par ci, Villepin par là, à Bercy pour remplacer l’imprévisible Lagarde, au Quai d’Orsay pour redonner du lustre à notre politique étrangère, voire à la tête de la liste européenne de la majorité pour recouvrir les grincements contradictoires que l’Europe attise dans la Sarkozie sous le tintamarre de l’emphase.

Flatté, l’ex-Premier ministre dément doucement toute envie de retrouver les ors du pouvoir mais n’insulte pas l’avenir : « On verra bien de quoi demain sera fait ».

L’atmosphère de crise dans laquelle baigne le monde occidental profite au sabreur du chiraquisme, qui connut sa plus belle période en faisant « la guerre à la guerre » d’Irak.

Même s’il a revêtu la robe d’avocat au début de l’année, l’auteur du « Soleil noir de la puissance » préfèrerait sans doute, en ces temps troublés, réchauffer de sa poésie la raison d’Etat plutôt que tarifer son éloquence sur des feuilles d’honoraires.

Voisin du Prix de l’arc de Triomphe depuis qu’il s’est installé dans son appartement de l’avenue Foch, se posera pour lui une seule question une fois levée l’hypothèque de l’affaire Clearstream : revenir au trop ou au galop ?

Source: Les Echos

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