Invité aujourd’hui de l’émission Questions d’Info (La Chaîne Parlementaire, France Info, Agence France Presse), l’ancien Premier Ministre Dominique de Villepin s’est notamment exprimé sur les suites de l’affaire Clearstream ainsi que sur la crise de l’UIMM.
L’ancien Premier ministre Dominique de Villepin a affirmé mercredi devant la presse qu’on lui fait « un procès d’intention politique » dans l’affaire Clearstream, et que la police s’est aventurée « sur un terrain politique qui n’était pas le sien ».
« Il y a un procès d’intention politique qui est fait », avec un dossier « construit autour d’un certain nombre de rumeurs et qui se termine par ce que j’ai du mal à considérer autrement qu’une farce », a-t-il déclaré lors de l’émission Questions d’info (LCP-France Info-AFP).
« La police s’est aventurée là sur un terrain politique qui n’était pas le sien (…) je n’ai aucune inquiétude, je sais que la justice au bout du compte l’emportera », a-t-il ajouté.
« Je suis surpris de voir que dans notre pays, même si ce n’est pas une chose rare, on puisse retenir des éléments à charge sans preuve avec une interprétation, avec un procès d’intention et à ce point faire l’économie de la réalité des faits », a-t-il ajouté.
M. de Villepin était interrogé sur un rapport de la police judiciaire remis aux juges, selon lequel il a notamment cherché dans cette affaire à empêcher Nicolas Sarkozy d’accéder à la présidence de l’UMP.
Interrogé à props de la crise de l’UIMM (patronat de la métallurgie), Dominique de Villepin a déclaré que c’est l’ensemble du patronat qui doit faire la transparence sur son financement et tout mettre « sur la table ».
« Il n’y a pas aujourd’hui dans cette affaire les bons qui se situeraient du côté du Medef et les méchants qui se situeraient du côté de l’UIMM », a-t-il déclaré.
« Il y a un problème de transparence, il y a un problème de culture et il faut plaider pour la transparence, plaider pour ce changement de culture et que chacun donne des preuves (…) Je n’ai pas vu aujourd’hui massivement, y compris du côté du Medef, qu’on plaide dans le sens d’une transparence totale du financement du patronat », a-t-il ajouté.
« Mettons tout cela sur la table (…) C’est vrai que, depuis des années, le patronat, au sens large, a un problème dans notre pays », a-t-il dit. « Je ne crois pas que la ligne de partage entre les pourris d’un côté et les vertueux de l’autre soit tout à fait justifiée », a insisté M. de Villepin.
Source: Agence France Presse