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Azouz Begag publie un nouveau livre: "La Guerre des Moutons"

L’ancien ministre de la Promotion de l’Egalité des chances dans le gouvernement de Dominique de Villepin, Azouz Begag, vient de publier un nouveau livre, la Guerre des Moutons (Fayard).

Toujours aussi en verve, il donne son sentiment sur la situation politique du moment.

Que pensez-vous du psychodrame qui se joue à Neuilly, pour les municipales ?

Azouz Begag : Franchement, jusqu’à présent, Neuilly n’intéressait pas la France. Ce que les citoyens avaient retenu, c’est que cette ville avait à peine 1% de logements sociaux. Mais là, les embrouilles entre Martinon, Sarkozy fils et compagnie, c’est grandiose ! Le vrai sujet, c’est qu’on peut d’ores et déjà annoncer une « raclée bleue » aux municipales. L’UMP commence à comprendre C’est la grande consternation, à droite, à gauche, comme au centre.

Vos sentiments à l’égard de Nicolas Sarkozy n’ont visiblement pas beaucoup changé

Tout ce que j’avais dit dans mon précédent livre, « Un mouton dans la baignoire », est en train de se réaliser. J’avais dit que l’homme était fou, mais personne ne m’a cru ! A l’époque, les journalistes étaient paralysés par une sorte de peur pré-électorale ; aujourd’hui, ils se réveillent. Et maintenant que la roue tourne, le pouvoir les traite de charognards, alors qu’ils étaient des colombes, avant.

La cote d’un président, cela va, cela vient. Il peut remonter ?

La vraie angoisse, c’est qu’aucun horizon ne se dessine. Personne ne peut prédire ce qui va se passer dans six mois ou un an parce qu’il n’y a plus de pilote dans l’avion. Comment Sarkozy pourrait-il rebondir, alors que ses promesses électorales sont impossibles à tenir, en matière économique ? Ce que je crains, c’est qu’après avoir perdu la bataille économique, il ne se rabatte sur son fond de commerce sécuritaire et attise à nouveau la violence dans les banlieues.

Le plan banlieues, justement, est fait pour sortir les cités par l’intégration économique

Le plan banlieues, c’est une éolienne. Du vent juste pour cacher qu’il n’y a plus d’argent dans les caisses. La seule mesure concrète annoncée, c’est l’affectation de 4000 policiers supplémentaires. Le bâton, sans la carotte.

Source: Caroline Brun (Metrofrance.com)

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