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Affaire Clearstream: soutien total à Dominique de Villepin pour que cesse la calomnie !!

De nouveaux documents apparus dans l’enquête sur les faux listings de la société financière Clearstream accréditent l’hypothèse selon laquelle cette manipulation menée en 2004 avait pour cible Nicolas Sarkozy et que Dominique de Villepin et Jacques Chirac y auraient eu un rôle.

Ces documents sont des notes du général Philippe Rondot, initialement détruites, mais reconstituées sur l’ordinateur du militaire lors d’une expertise judiciaire. D’autres notes écrites du général avaient lancé l’affaire en 2006.

« Selon la source Mahdi, rencontrée le 28 mai 2004, Jean-Louis Gergorin aurait reçu instruction de Dominique de Villepin, elle-même formulée par le président de la République, de ‘balancer’ Nicolas Sarkozy », dit une première note du général Rondot dont France Info a fait état mercredi soir.

Le général Rondot a été interrogé toute la journée de mercredi par les juges Jean-Marie d’Huy et Henri Pons sur ces notes, a dit à Reuters son avocat, Eric Morain.

Ce dernier n’en a pas nié l’authenticité mais il n’a souhaité faire aucun commentaire.

Le parquet de Paris n’a pas encore eu connaissance de ces documents, a dit à Reuters une porte-parole.

Philippe Rondot, spécialiste du renseignement, avait été chargé en janvier 2004 par Dominique de Villepin, alors au Quai d’Orsay, d’une enquête parallèle sur les listings Clearstream qu’avait fait apparaître Jean-Louis Gergorin, alors vice-président de la société EADS.

Ces documents censés recenser des comptes bancaires occultes détenus au sein de cette société financière luxembourgeoise, et qui se sont avérés plus tard être des faux, comportaient les noms de centaines de personnalités, dont celui de Nicolas Sarkozy, alors sur le point de prendre la tête de l’UMP.

Dans ses notes, le général Rondot rend compte d’entretiens et d’investigations sur les listings.

Ses écrits laissent penser que c’est sur instruction de Dominique de Villepin que Jean-Louis Gergorin a remis au printemps 2004 les listings au juge Renaud Van Ruymbeke.

Ce juge recherchait depuis 2001 les bénéficiaires d’opérations de corruption en marge d’une vente de frégates à Taiwan en 1991. Après des entretiens hors-procédure avec Jean-Louis Gergorin, il a versé les listings à son dossier d’enquête sous forme de correspondances anonymes.

« Dans un entretien avec JLG (Jean-Louis Gergorin, NDLR), le 4 mai 2004, j’ai appris que, après avoir selon lui reçu des instructions de Dominique de Villepin huit jours auparavant, il avait été décidé de parler au juge VR », dit une seconde note du général Rondot évoquée par France info.

Enfin, une troisième note laisse entrevoir la réaction de Dominique de Villepin à l’ensemble de l’opération.

« Lors d’un entretien que JLG a eu avec DDV le 19 mai, ce dernier se serait montré à la fois jubilatoire et soucieux de ne pas apparaître dans le scénario », dit le texte.

Le juge Van Ruymbeke a lancé des vérifications menaçantes pour Nicolas Sarkozy. Elles ne l’ont innocenté qu’en 2005, après vérifications à l’étranger, en Italie. Nicolas Sarkozy a porté plainte début 2006 pour « dénonciation calomnieuse » et il est toujours partie civile dans l’instruction.

Jean-Louis Gergorin est mis en examen pour « faux et dénonciation calomnieuse », de même que son ex-employé Imad Lahoud, alias « Mahdi » auteur supposé des faux. Tous deux sont convoqués pour nouvel interrogatoire ces prochains jours chez les juges Jean-Marie d’Huy et Henri Pons.

Le 21 décembre 2006, Dominique de Villepin a été entendu comme témoin pendant 17 heures dans cette affaire. Il avait alors assuré aux juges qu’il n’avait jamais rien fait pour nuire à Nicolas Sarkozy.

Jacques Chirac, convoqué comme témoin ces derniers jours par les juges d’Huy et Pons, a refusé de venir en invoquant la séparation des pouvoirs et la Constitution, qui selon lui interdit à la justice d’interroger un ancien président sur ses actes.

Source: Reuters

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