Nous ne pouvons nous satisfaire du chômage de masse et de la précarité.
Entre 2005 et 2007, Dominique de Villepin a mené la bataille pour l’emploi avec de vrais résultats, atteignant en 2007 le taux de chômage le plus bas depuis trente ans. Il a mis en place des outils innovants comme le Contrat de Transition Professionnelle pour amorcer une logique de sécurisation des parcours professionnels.
Aujourd’hui, le chômage n’est traité que trop tard, au moment où la personne a déjà perdu son emploi. Il faut une transformation des mentalités : s’occuper du travail, pour éviter le chômage et non plus s’occuper seulement du chômage.
Nous ne pouvons nous satisfaire du chômage de masse et de la précarité.
Entre 2005 et 2007, Dominique de Villepin a mené la bataille pour l’emploi avec de vrais résultats, atteignant en 2007 le taux de chômage le plus bas depuis trente ans. Il a mis en place des outils innovants comme le Contrat de Transition Professionnelle pour amorcer une logique de sécurisation des parcours professionnels.
Aujourd’hui, le chômage n’est traité que trop tard, au moment où la personne a déjà perdu son emploi. Il faut une transformation des mentalités : s’occuper du travail, pour éviter le chômage et non plus s’occuper seulement du chômage.
Qu’est-ce qui ne va pas ?
- Nous ne parvenons pas à sortir notre pays du chômage de masse. Il est aujourd’hui de 9,2% avec plus d’un chômeur sur trois qui l’est depuis plus d’un an.
- On n’anticipe jamais les reconversions. Quand tous les ouvriers d’un secteur arrivent au chômage d’un coup, il est souvent trop tard, alors qu’en amont, des formations ciblées auraient permis moins de gâchis.
- On s’accommode d’une précarité de plus en plus grande, un parcours du combattant de l’emploi entre stages, intérim et CDD (plus du tiers des contrats de travail)
- La formation professionnelle est une source de retards majeurs de notre pays par rapport à des voisins, faute de pilotage cohérent. Les salariés les mieux insérés et les mieux formés sont aussi ceux qui bénéficient le plus de formations, aggravant les inégalités au lieu de les réduire.
Pourquoi faut-il un service public ?
- Parce que le droit au travail est inscrit dans notre Constitution.
- Parce que c’est l’intérêt général de notre pays d’améliorer sans cesse la formation des personnes et d’éviter les spirales d’exclusion qu’engendre le chômage.
- Parce que les intérêts privés ne sont pas en mesure seuls d’appréhender l’ensemble des besoins de l’économie française dans la durée, pas plus que les pouvoirs publics ne sont capables de comprendre seuls les besoins de terrain des entreprises.
Qui va s’en occuper ?
La création de Pôle Emploi a été une première étape qui a permis l’unification des réponses au chômage.
Pôle Emploi a également vocation à être l’agence de pilotage de l’ensemble du service public des parcours professionnels, conjointement avec les organismes chargés de la formation professionnelle.
Quelles seront les missions du S3P ?
- Le suivi: assurer le suivi de toute personne qui travaille en France (salariés et indépendants). Cela signifie d’une part une information sur l’évolution des activités et de la carrière et un rendez-vous régulier, une fois tous les trois ou quatre ans par exemple, pour faire le point sur les aspirations et les problèmes rencontrés par la personne dans sa vie professionnelle.
- La valorisation: il faut piloter la formation continue et professionnelle en unifiant l’ensemble des financements aujourd’hui très mal employés et en améliorant l’information des salariés sur les possibilités offertes et sur les perspectives professionnelles.
- La sécurisation: il s’agit de réguler le recours des employeurs à la précarité, grâce à la modulation de l’Impôt sur les Sociétés en fonction du taux d’employés précaires (Intérim, CDD). C’est un système de bonus-malus qui récompense les entreprises qui font des efforts et sanctionne ceux qui abusent de la main d’œuvre précaire. Le S3P aura vocation à contractualiser des engagements des employeurs en matière d’emploi non précaire et en matière de mobilité professionnelle interne à l’entreprise. C’est en fonction de ces engagements que pourra avoir lieu la modulation.
- La prévention: face aux dangers courus par certains secteurs, dont on sait plusieurs années à l’avance qu’ils vont rencontrer des difficultés croissantes, il faut en avant préparer des possibilités de reconversion par des formations et des stages, dans une logique de Contrat de Transition Professionnelle préventif.
Réponse aux objections
Il va falloir embaucher à tour de bras à Pôle emploi !
Non, car les ressources humaines et financières existent déjà, aussi bien à Pôle emploi que dans le domaine de la formation continue et professionnelle. La réforme peut être réalisée à budget d’intervention global constant.
L’Etat n’a pas à diriger la vie professionnelle de chacun.
Le service public des parcours professionnels fera des propositions aux salariés et indépendants, sans que celles-ci puissent être contraignantes. En revanche, il semblerait logique de prendre en compte cette participation dans l’indemnisation en cas de chômage, suivant un principe de responsabilité.
Source: République Solidaire