Print Shortlink

Daniel Garrigue abandonne République Solidaire

Le député de Bergerac a démissionné mardi de sa fonction de porte-parole de République Solidaire, dénonçant pêle-mêle l’absence de collégialité dans l’élaboration du projet du mouvement, le manque d’implication de Dominique de Villepin auprès des militants et l’esprit de cour qui règne autour de lui.

Les proches de Dominique de Villepin s’en vont un à un

L’hémorragie se poursuit au sein de République solidaire. Jeudi 14 avril, Daniel Garrigue, député villepiniste, a jeté l’éponge et abandonné le poste de porte-parole du parti de l’ancien premier ministre Dominique de Villepin.

Ce départ, le jour où le patron de République solidaire présentait son programme de « refondation » pour 2012, tombe au plus mal. Et ce n’est pas le premier. A 13 mois de l’échéance présidentielle, les soutiens de celui qui n’est toujours pas officiellement candidat sont encore un peu plus rares.

Daniel Garrigue est le second porte-parole à quitter Dominique de Villepin en moins de six mois. Sa prédécesseure au poste, Marie-Anne Montchamp, s’était laissée tenter en novembre 2010 par les appels amicaux de Nicolas Sarkozy afin qu’elle rejoigne le gouvernement. La députée du Val-de-Marne a obtenu, après un engagement à prendre publiquement de la distance vis-à-vis du rival de Nicolas Sarkozy, un secrétariat d’Etat sans intitulé.

Tactique élyséenne

Cette tactique Elyséenne visant à dépouiller Dominique de Villepin de ses partisans a déjà fait ses preuves. Avant Marie-Anne Montchamp, l’Elysée avait éloigné Georges Tron de République solidaire en le nommant secrétaire d’Etat à la fonction publique ; fin 2008, il avait fait entrer au gouvernement l’ancien directeur de cabinet du premier ministre de Jacques Chirac, Bruno Le Maire.

Mais cette fois, l’Elysée n’a pas eu à s’employer à dénicher de secrétariat d’Etat pour délester l’ancien premier ministre d’un soutien. « Garrigue part en raison d’un désaccord sur le programme », reconnaît un parlementaire villepiniste. « Le coup de sang » de l’ancien porte-parole de République solidaire concerne le « complément différentiel de revenu allant jusqu’à 850 euros » prévu dans le projet 2012 et présenté hier, confirme le député Jacques Leguen.

Selon Daniel Garrigue, ce point du programme, décidé sans concertation, a été la goutte d’eau de trop. « On a été plusieurs à émettre des réserves dès le départ. Cette proposition va trop dans le sens de l’assistanat et sont coût est trop élevé dans le contexte de déficit actuel », déclare Daniel Garrigue sur le site du Nouvel Observateur.

Plus généralement, le programme proposé par Dominique de Villepin aurait, selon lui, été élaboré avec bien trop peu de concertation. « Il fonctionne comme il fonctionnait à l’Elysée ou à Matignon : par notes, sans discussions. Il n’a pas compris qu’en lançant un parti politique, il fallait aussi lancer un débat d’idées au sein du parti », estime Daniel Garrigue.

« Villepin doit se remettre en question »

Les derniers parlementaires villepinistes continuent toutefois de défendre leur leader, minimisant ce nouveau départ. « L’élection présidentielle est un programme porté par un homme, il est normal que Dominique de Villepin ultimement tranche », estime le député Jean-Pierre Grand. « Notre programme est la conclusion de nombreux ateliers dont le chef du parti a rédigé la synthèse », poursuit Jacques Leguen.

« Une alternative politique, ça se construit avec les gens qui vous entourent », estime pour sa part Daniel Garrigue. S’il veut continuer, il doit sérieusement se remettre en question. »

C’est Brigitte Girardin, fidèle entre les fidèles de Dominique de Villepin depuis 2000, qui a succédé à Daniel Garrigue au poste de porte-parole de République solidaire.

Source: Eric Nunès (Le Monde)

*****

Il quitte Villepin

Cette fois, il n’a pas organisé de conférence de presse fracassante : le divorce devait être plus discret qu’en 2008, quand il a plaqué l’UMP. Mais le résultat est le même : hier, Daniel Garrigue a été la vedette politique de la journée, en confirmant tous azimuts sa démission du mouvement de Dominique de Villepin, République solidaire (RS), dont il était chargé du « projet » et le porte-parole. Pile le jour où l’ex-Premier ministre présentait sa candidature à la présidentielle, que ne voulait pourtant pas « polluer » Garrigue. Raté. Et retour à la case départ pour le député du Bergeracois, qui s’exclut de sa nouvelle famille politique : RS, comme République solitaire ? Le landerneau périgourdin fera son miel de cette nouvelle sécession, qu’il assume : « Je fais de la politique parce que je défends des convictions », expliquait-il à « Sud Ouest », en début d’après-midi, en descendant du train qui le ramenait de Paris. Retour à la maison. Comme un petit symbole. « Et puis c’est quand même un souci de rigueur intellectuelle. Quand je ne suis pas d’accord, je ne suis pas d’accord. »

« Aventure personnelle »

Daniel Garrigue n’était pas paré de l’étiquette RS quand il a gagné les cantonales. Cela dit, il en était le porte-voix et l’un des cadres fidèles. Depuis des mois, il organisait des réunions à Paris pour fédérer les curieux, militants ou élus, de ce mouvement contre-sarkozyste. « Ce sont le plus souvent des déçus de l’UMP ou du Modem, ils avaient besoin de débat. Ils ont de la sympathie pour Villepin, mais voulaient proposer des idées, chercher des positions communes. » Villepin n’a pas pris part à ces réunions. Pas habitué à cette vie de parti. Un cavalier seul, qui n’aurait pas choisi « entre l’aventure personnelle, avec quelques inconditionnels qui applaudissent, et l’incarnation d’une alternative politique, qui oblige à discuter avec les gens qui vous soutiennent ». Décidément, Daniel Garrigue n’aime pas se sentir le « godillot » du parti d’un homme.

Le divorce était consommé en découvrant que Villepin n’a pas consulté son équipe pour lancer son idée de « revenu citoyen ». « Il a mené ça à sa guise. Nous sommes un certain nombre à avoir émis des réserves. » Celles-ci sont politiques : Garrigue n’aime pas « l’assistanat », mais rêvait d’une « vraie politique d’insertion et de formation ». Il a demandé à Villepin un débat interne – refusé. Il a demandé une audience et ne l’a pas obtenue. Alors, mardi, il a adressé au chef du parti sa démission du poste de porte-parole, précisant qu’il ne renouvellera pas sa cotisation. Il est « déçu » mais maintient que Villepin est « brillant » et qu’ils partagent de nombreux points de vue. Il reste ouvert à la discussion, mais n’y crois pas beaucoup.

Forcément, le député inspire un nouveau jeu : vers qui va-t-il désormais se tourner ? Borloo ? « Non, c’est un mouvement opportuniste, dont la finalité est obscure. » Le député se dit loin d’être seul à ne pas vouloir choisir ni Borloo ni Villepin, surtout pas Sarkozy. « Nous vivons un grand flou politique, une grande recomposition ; on y verra plus clair à l’automne. C’est quelque chose de plus profond qu’une question de telle ou telle personnalité politique. » Daniel Garrigue veut parler du fond, de l’emploi, l’Europe, d’où trouver la croissance. Il dit : « J’ai le droit d’avoir de l’exigence politique ! » Il va « discuter » avec ceux qui se sentent comme lui. D’autres ex.

Source: Sud Ouest

*****

Daniel Garrigue: « Il manque à Dominique de Villepin l’expérience du parti »

Le Point.fr : Pourquoi avoir quitté vos fonctions de porte-parole de République solidaire ?

Daniel Garrigue : J’ai démissionné à cause des conditions dans lesquelles s’est préparé le projet de République solidaire. Nous sommes un certain nombre à avoir travaillé sur ce projet et à avoir émis des réserves sur la mesure phare : le revenu citoyen garanti. Nous trouvions que cette mesure allait dans le sens de l’assistance et nous avons émis des inquiétudes sur so
n coût : 30 milliards d’euros.

Comment cette mesure est-elle devenue une mesure phare du programme de République solidaire ?

Dominique de Villepin nous en a parlé il y a environ un mois, un mois et demi. Nous estimions qu’il était nécessaire d’avoir une discussion sur le principe et les modalités. J’ai prévenu plusieurs fois, mais il n’y a jamais eu de discussion approfondie sur ce sujet. Je lui ai fait une note la semaine dernière pour exprimer mes réticences.

Mais la mesure était déjà annoncée dans la presse…

Oui mais, ça, ce n’est pas mon problème ! Je suis un élu, et j’étais en charge, avec François Goulard, du projet de République solidaire. Nous voulions au moins discuter. Il faut comprendre qu’il ne s’agit pas d’un mouvement comme les autres : la plupart des personnes qui ont rejoint Dominique de Villepin sont des personnes déçues par une autre formation politique. Ce sont pour la plupart des personnalités qui acceptent mal qu’on leur dicte ce que sera la ligne du parti. Il y a une très grande aspiration au débat. Ils sont donc venus avec une attente forte, le souhait d’un fonctionnement différent. Et ça, Dominique de Villepin ne l’a pas compris.

Pensez-vous que la « solitude » de Dominique de Villepin, dont parlent les médias comme les autres partis politiques, l’inquiète lui-même ?

Je me pose beaucoup de questions… Avec François Goulard, nous avons essayé d’organiser les débats. J’ai organisé de multiples réunions, sur tous les sujets. Et j’ai constaté une grande aspiration de la part des militants. Mais j’ai toujours regretté que Dominique de Villepin ne s’implique pas plus dans cette démarche. Il n’est jamais venu, à part une fois ! Lorsqu’il déclare au Figaro qu’un programme présidentiel se prépare « avec cinq personnes », ça me choque ! Nous avons tous de l’admiration pour Dominique de Villepin, notamment pour ses compétences sur les questions internationales. Mais il n’a pas la même aisance en économie et sur les sujets de société.

Comment expliquez-vous cette manière d’agir ?

On voit qu’il a exercé des responsabilités nationales. Mais il n’a pas d’expérience véritable de la vie politique en profondeur. Je l’ai toujours défendu lorsqu’on lui reprochait de n’avoir jamais été élu, mais, en réalité, ce qui lui manque plus, c’est l’expérience de la vie militante, du parti politique. Il y a eu un formidable élan au moment de la création de République solidaire, qui a été un peu cassé quand Dominique de Villepin a renouvelé sa cotisation à l’UMP à l’été 2010. Ensuite, il y a eu une série d’échanges ambigus avec Nicolas Sarkozy, perturbants pour le mouvement. Il semble qu’il revienne à une ligne très indépendante aujourd’hui, mais sans s’appuyer plus sur ceux qui veulent travailler avec lui.

Avez-vous reçu des messages de la part des membres de République solidaire depuis votre annonce ?

Certains m’ont dit qu’ils partageaient la même déception que moi sur le fonctionnement.

Votre décision est-elle définitive ?

Je ne renouvellerai pas ma cotisation, mais je suis ouvert au débat. S’il y a une volonté de changer complètement le fonctionnement, je serai prêt à travailler avec République solidaire. Mais j’ai peur que cela soit difficile.

Source: Pauline Rémy (Le Point)

*****

Le porte-parole du parti de Dominique de Villepin démissionne

Daniel Garrigue, porte-parole de « République solidaire », a annoncé jeudi qu’il démissionnait de ses fonctions et du mouvement en regrettant un manque de concertation sur le projet de Dominique de Villepin pour 2012 dont il conteste la mesure phare, « un revenu citoyen ».

« J’ai annoncé que je démissionnais de mes fonctions de porte-parole et que je ne renouvellerai pas ma cotisation à République solidaire », a expliqué à l’AFP le député de Dordogne.

« Ce qui m’a amené à prendre cette décision, c’est les conditions dans lesquelles Dominique de Villepin a préparé le projet qu’il a présenté aujourd’hui », a-t-il précisé.

Sur la proposition phare de ce projet, « le revenu citoyen », nous sommes plusieurs à lui avoir dit, dès le départ, que nous étions très réservés. A la fois parce qu’on risque d’aller vers de l’assistance plus que vers de l’insertion. Et puis, le coût de cette mesure de 30 Mds d’euros nous paraît exorbitant au regard du déficit que la France connaît aujourd’hui », a-t-il expliqué.

« Je lui ai demandé à plusieurs reprises ces trois dernières semaines d’avoir une discussion approfondie à ce sujet. Malheureusement, cela n’a pas été possible », a-t-il regretté en soulignant la difficulté pour un porte-parole de cautionner une mesure qu’il n’approuve pas.

La mesure phare du projet consiste a instaurer un « revenu citoyen » de 850 euros par mois ouvert aux plus de 18 ans n’ayant aucune ressource et d’une manière dégressive, à tous ceux qui gagnent moins de 1.500 euros.

« A cela s’ajoute la question du vote obligatoire. Sur la dimension européenne aussi, l’idée d’avoir uniquement une structure permanente franco-allemande me parait une approche un peu simplificatrice des enjeux européens », a-t-il ajouté.

« Je regrette que sur ces dispositions qui posent de vraies questions de fond, il n’y ait pas eu la possibilité d’en débattre. Et, cela je ne peux pas l’accepter », dit-il.

« Il faut que Dominique de Villepin dise clairement les choses: Ou bien il cherche une aventure individuelle avec quelques inconditionnels qui, quoi qu’il fasse ou dise seront toujours à ses côtés, ou bien, il veut vraiment construire une alternative politique et cela suppose qu’il en débatte avec ceux qui l’ont rejoint », a-t-il conclu.

Daniel Garrigue est le deuxième porte-parole de République solidaire a démissionner après Marie-Anne Montchamp qui a rejoint en novembre le gouvernement de François Fillon en tant que secrétaire d’État auprès de la ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale.

Source: Public Sénat

*****

Garrigue : « Villepin doit sérieusement se remettre en question »

Dominique de Villepin a vu l’un de ses rares soutiens parlementaires le quitter le jour de l’annonce de son projet. Le député Daniel Garrigue explique à Nouvelobs.com pourquoi il a claqué la porte de République solidaire.

Pourquoi avez-vous décidé de quitter « République solidaire » ?

Il n’y a pas eu de possibilité de débat sur le projet et je me suis retrouvé en porte-à-faux sur plusieurs propositions. Une principalement : le revenu citoyen garanti de 850 euros. On a été plusieurs à émettre des réserves dès le départ. Cette proposition va trop dans le sens de l’assistanat et sont coût est trop élevé dans le contexte de déficit actuel.

Dominique de Villepin n’a rien voulu entendre ?

Je lui ai plusieurs fois demandé qu’on ait des discussions là-dessus, hier encore (mercredi, ndlr). Mais il a refusé, me disant qu’il allait continuer à défendre cette idée.

Il fonctionne comme il fonctionnait à l’Elysée ou à Matignon : par notes, sans discussions. Il n’a pas compris qu’en lançant un parti politique, il fallait aussi lancer un débat d’idées au sein du parti.

Lui avez-vous directement reproché cette méthode ?

Je lui en ai encore parlé hier au téléphone. Il m’a dit que ça avait toujours fonctionné comme ça au RPR et à l’UMP. Je lui ai répondu que si j’avais quitté l’UMP, c’était précisément en raison de l’absence de débat.

Comment vous expliquez-vous son mode de fonctionnement ?

Il est dans une démarche personnelle. Dominique de Villepin a des qualités considérables, mais la conduite d’un mouvement politique, c’est autre chose. U
ne alternative politique, ça se construit avec les gens qui vous entourent.

Il n’a pas l’expérience de l’élection, mais il pourrait au moins avoir une idée de ce qu’est une formation politique. S’il veut continuer, il doit sérieusement se remettre en question.

Ce jeudi matin, lors de la présentation du projet, son entourage justifiait votre absence en expliquant que vous étiez retenu à l’Assemblée nationale…

Non, non ! J’ai prévenu Dominique de Villepin hier de mon départ. Il a essayé de me retenir, mais il ne m’a rien proposé sur le fond. C’est une décision qui est venue progressivement, mais mon malaise devenait de plus en plus profond.

D’aucuns vont voir dans votre démission la main de l’Elysée, comme pour l’ancienne porte-parole de République solidaire, Marie-Anne Montchamp, entrée au gouvernement en novembre…

Il n’y a qu’à lire ma lettre de démission de l’UMP en 2008 ou mes interventions à l’Assemblée nationale pour se rendre compte que c’est impossible. Si certains s’amusent à ça, ce sont vraiment des plaisantins !

Source: Propos recueillis par Julien Martin (Nouvel Obs)

*****

Le député de Bergerac Daniel Garrigue claque la porte du parti de Dominique De Villepin

Mardi, il a adressé une lettre de rupture à Dominique de Villepin, qui présentait jeudi son « projet » à Paris.

Encore un divorce ? « On a le droit d’avoir une exigence politique », répond Daniel Garrigue dans un entretien à paraître demain dans « Sud Ouest ». Il a donné sa démission du poste de porte-parole du mouvement de Dominique de Villepin, et précisé qu’il ne renouvellera pas sa cotisation. Le député de Bergerac a choisi de claquer la porte, pour n’avoir pas assez été consulté dans l’élaboration du projet pour la France, présenté ce matin par l’ancien Premier ministre.

« Dominique de Villepin a mené ça à sa guise. » Daniel Garrigue a notamment tiqué devant la proposition phare de Villepin, un « revenu citoyen ». « Cela me semble plus tenir de l’assistance que d’une vraie politique d’insertion », explique Daniel Garrigue. Il a aussi été « déçu » de voir Villepin ne pas s’impliquer auprès de ses nouveaux militants « qui ont besoin de confronter des idées, de trouver des positions communes ».

« De Villepin doit faire un choix : soit c’est une aventure personnelle, avec quelques inconditionnels près à applaudir dès qu’il fait un geste ; soit c’est l’incarnation d’une alternative politique, et alors, il faut discuter avec les gens qui le soutiennent. » Plus localement, Daniel Garrigue, qui vient de gagner les élections cantonales sur Bergerac face au maire, rappelle qu’il ne s’était pas présenté avec l’étiquette de République Solidaire

Source: Sud Ouest (14 avril 2011)

*****

Le porte-parole du parti de Dominique de Villepin démissionne

Daniel Garrigue, porte-parole de « République solidaire », a annoncé jeudi qu’il démissionnait de ses fonctions et du mouvement en regrettant un manque de concertation sur le projet de Dominique de Villepin pour 2012 dont il conteste la mesure phare, « un revenu citoyen ».

« J’ai annoncé que je démissionnais de mes fonctions de porte-parole et que je ne renouvellerai pas ma cotisation à République solidaire », a expliqué à l’AFP le député de Dordogne.

« Ce qui m’a amené à prendre cette décision, c’est les conditions dans lesquelles Dominique de Villepin a préparé le projet qu’il a présenté aujourd’hui », a-t-il précisé.

Sur la proposition phare de ce projet, « le revenu citoyen », nous sommes plusieurs à lui avoir dit, dès le départ, que nous étions très réservés. A la fois parce qu’on risque d’aller vers de l’assistance plus que vers de l’insertion. Et puis, le coût de cette mesure de 30 Mds d’euros nous paraît exorbitant au regard du déficit que la France connaît aujourd’hui », a-t-il expliqué.

« Je lui ai demandé à plusieurs reprises ces trois dernières semaines d’avoir une discussion approfondie à ce sujet. Malheureusement, cela n’a pas été possible », a-t-il regretté en soulignant la difficulté pour un porte-parole de cautionner une mesure qu’il n’approuve pas.

La mesure phare du projet consiste a instaurer un « revenu citoyen » de 850 euros par mois ouvert aux plus de 18 ans n’ayant aucune ressource et d’une manière dégressive, à tous ceux qui gagnent moins de 1.500 euros.

« A cela s’ajoute la question du vote obligatoire. Sur la dimension européenne aussi, l’idée d’avoir uniquement une structure permanente franco-allemande me parait une approche un peu simplificatrice des enjeux européens », a-t-il ajouté.

« Je regrette que sur ces dispositions qui posent de vraies questions de fond, il n’y ait pas eu la possibilité d’en débattre. Et, cela je ne peux pas l’accepter », dit-il.

« Il faut que Dominique de Villepin dise clairement les choses: Ou bien il cherche une aventure individuelle avec quelques inconditionnels qui, quoi qu’il fasse ou dise seront toujours à ses côtés, ou bien, il veut vraiment construire une alternative politique et cela suppose qu’il en débatte avec ceux qui l’ont rejoint », a-t-il conclu.

Daniel Garrigue est le deuxième porte-parole de République solidaire a démissionner après Marie-Anne Montchamp qui a rejoint en novembre le gouvernement de François Fillon en tant que secrétaire d’État auprès de la ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale.

Source: Agence France Presse (14 avril 2011)

0 Commentaire

  1. relaxe à Tif « les échos de la gauchosphère

    [...] est seul, tellement isolé et  lâché par tous, y compris ceux de son mouvement, jusqu’à son (ancien) porte-parole ? Difficile dans ces conditions de partir au combat comme il l’envisageait encore [...]

Ecrire un Commentaire