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Daniel Garrigue donne une leçon d'arithmétique électorale à Jean-François Copé

Le porte-parole de République solidaire, Daniel Garrigue, a qualifié mardi de « doublement spécieuse » la prétention du secrétaire général de l’UMP, Jean-François Copé, « d’additionner les intentions de vote de Nicolas Sarkozy et celle de Dominique de Villepin ».

De son côté, le député villepiniste de l’Hérault, Jean-Pierre Grand, a fustigé « les adeptes de la méthode Coué », soulignant que le calcul de Jean-François Copé « n’a aucun sens ».

M. Copé a souligné mardi que si on cumulait les scores de Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin dans les récents sondages Harris Interactive sur la présidentielle, la droite relèguerait dans tous les scénarios le PS en 3e position.

« Les déclarations de M. Copé, prétendant additionner les intentions de vote de Nicolas Sarkozy et celles de Dominique de Villepin sont doublement spécieuses », dénonce M. Garrigue dans un communiqué.

Dominique de Villepin, une « alternative républicaine » pour un « sursaut national »

« Spécieuses parce que toute la démarche engagée par Dominique de Villepin est celle d’une alternative républicaine qui s’oppose, en particulier, aux entreprises de stigmatisation qui ont favorisé la progression du Front national dans l’opinion », fait-il valoir.

« Spécieuses également, parce que la montée du Front national ne peut justifier que ceux qui ont toujours mis en garde contre ce danger soient aujourd’hui appelés à s’effacer. On ne peut pas faire de la peur le levier répété de toute action politique », a-t-il ajouté.

« Dans un pays où les vrais problèmes sont le chômage, la montée de la précarité et l’accumulation de déficits qui compromettent l’avenir, l’échéance de 2012 doit être l’occasion d’un sursaut national et républicain.

C’est dans cette perspective que Dominique de Villepin et République Solidaire situent leur action et leur projet », a-t-il conclu.

La réaction de Jean-Pierre Grand

De son côté, le député villepiniste de l’Hérault, Jean-Pierre Grand, a souligné que « ce type de calcul n’a aucun sens », fustigeant les « adeptes de la méthode Coué ».

« Les Français qui expriment leur intention de voter pour Dominique de Villepin attendent une alternative à la politique menée depuis 2007. Pas la continuité », a-t-il assuré.

« Se rassembler autour du président n’a guère plus de sens. Depuis quatre ans, Dominique de Villepin multiplie les mises en garde au gouvernement. Aujourd’hui, lui seul peut encore sauver la droite », a conclu Jean-Pierre Grand.

Sources: Agence France Presse et Le Figaro

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