Le secrétaire d’Etat a modifié au dernier moment l’organisation d’un déplacement à Washington pour participer à un « pot » à l’Elysée, l’obligeant à louer en catastrophe un avion privé à 138 000 euros.
Des regrets pour tenter d’éteindre la polémique. Le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer Christian Estrosi a présenté mercredi « toutes ses excuses » pour le coût de son déplacement à Washington, où il était allé le 23 janvier défendre l’inscription du récif coralien de Nouvelle-Calédonie au patrimoine mondial de l’Unesco.
Christian Estrosi devait à l’origine emprunter, le 23 janvier en milieu d’après-midi, un vol d’Air France. Mais, selon Le Canard enchaîné, il a tenu à participer à une réception offerte en fin d’après-midi au palais de l’Elysée par Nicolas Sarkozy aux plus fidèles des « sarkozystes ».
Du coup, le secrétaire d’Etat n’a pu attraper le vol régulier d’Air France et a fait appel aux services de Dassault Falcon Service pour gagner Washington en Falcon 900. Et au retour, il a exigé d’atterrir à Nice, la ville dont il brigue la mairie, précise l’hebdomadaire.
Interrogé dans la cour de l’Elysée à l’issue du Conseil des ministres, il a affirmé que si on lui avait donné le montant de la facture du déplacement, 138.000 euros selon Le Canard Enchaîné, compte tenu de la location d’un jet privé, il aurait refusé. « Bien évidemment, si on m’avait soumis ce devis, je ne l’aurais pas accepté, parce que ça ne fait pas partie de mes pratiques. »
Ses explications ? « J’avais un calendrier très contraint, après on ne m’a pas soumis le montant pour déplacer le représentant du gouvernement de Nouvelle-Calédonie, les parlementaires et les acteurs importants qui m’accompagnaient. Je ne regrette pas ce déplacement mais je regrette les conditions dans lesquelles il a été organisé, on aurait pu sans doute faire autrement. »
Sources: Le Figaro et Le Monde