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François Fillon appelle la jeunesse à ne jamais oublier "la faute indélébile" du Vel d'Hiv

Le Premier ministre a présidé dimanche la cérémonie marquant le 65ème anniversaire de la Rafle du Vel d’Hiv à Paris.

Il y a rendu hommage à « l’acte de courage et de lucidité » de Jacques Chirac qui, en 1995, avait été le 1er président à reconnaître la responsabilité de l’Etat français dans la déportation des juifs.

François Fillon a exhorté dimanche les jeunes Français à ne jamais oublier la « faute pleine, indélébile » dont se sont « souillés des responsables de Vichy, des fonctionnaires, des collaborateurs », en 1942, lors de la Rafle du Vel d’Hiv. « Nous ne sommes pas et nous ne pourrons jamais être guéris de l’Holocauste », a déclaré le Premier ministre lors de la cérémonie marquant le 65e anniversaire de la Rafle du Vel d’Hiv à Paris, square des Martyrs juifs (XVe), en présence de rescapés et de personnalités politiques.

« Leur faute n’est pas votre faute, leur honte n’est pas votre honte. Mais il y a dans leurs actes une horreur qui doit devenir la vôtre, un dégoût qui doit soulever vos coeurs comme il a soulevé le nôtre », a insisté François Fillon. « Non pour vous mortifier, a-t-il poursuivi, mais pour vous prémunir, non pour réécrire le passé mais pour entretenir le culte de la vérité, non pour condamner la France dans son entier, ce qui serait injuste, mais pour exiger d’elle le meilleur, non pour abaisser l’esprit de résistance dont elle fit preuve mais bien au contraire pour en mesurer la force et le prix ».

Le Premier ministre a également rendu hommage à « l’acte de courage et de lucidité » de Jacques Chirac qui, en 1995, avait été le premier président de la République à reconnaître la responsabilité de l’Etat français dans la déportation des juifs. « Ici même, le 16 juillet 1995, Jacques Chirac déclarait: ‘ce jour-là, la France, terre d’asile, patrie des Lumières, ce jour-là, la France a accompli l’irréparable’ », a-t-il déclaré.

Le square des Martyrs juifs se trouve près du pont de Bir-hakeim, à l’endroit où s’élevait le Vélodrome d’hiver. C’est là qu’avaient été parqués, du 16 au 21 juillet 1942, 8.160 des 13.152 juifs arrêtés à Paris et dans la région parisienne avant d’être envoyés dans les camps de concentration.

Source: TF1.fr

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