« Une élection présidentielle, c’est la rencontre entre un homme et un peuple. (…) Partir trop vite, c’est le risque de lasser. (…) Moi, j’ai appris à être patient »
Dominique de Villepin a commenté mercredi sur Europe 1 la candidature de Nicolas Sarkozy à la candidature UMP pour la présidentielle en estimant que c’était un « acte personnel lourd » et « une décision importante ».
« Vous me l’apprenez », a réagi le Premier ministre alors que le journaliste lui faisait part de la nouvelle.
« Une élection présidentielle, c’est la rencontre entre un homme et un peuple », a-t-il réaffirmé en souhaitant que « notre famille soit rassemblée et à même d’emporter la victoire » en 2007.
Interrogé quelques minutes plus tôt par des auditeurs sur la course à la présidentielle, il a une nouvelle fois refusé de dire si oui ou non, il serait lui-même candidat en soulignant qu’il avait « des responsabilités de chef du gouvernement » auxquelles il « entend se consacrer pleinement ».
« Aller le plus loin possible dans les résultats », notamment économiques, est la « meilleure façon d’honorer la mission qui est la mienne », a-t-il dit.
« On peut choisir d’agir, d’être nommé vite », a ajouté M. de Villepin tout en soulignant: « je reste convaincu qu’il faut respecter le temps de la présidentielle ».
« Partir trop vite, c’est le risque de lasser », a-t-il insisté, avant de lâcher un énigmatique: « moi j’ai appris à être patient ». M. de Villepin a réaffirmé que la décision de cumuler ou non son statut de candidat et le ministère de l’Intérieur appartenait à Nicolas Sarkozy.
Interrogé par un auditeur pour savoir s’il contribuait, avec les chiraquiens, à enclencher la « machine à perdre » à droite en multipliant les piques contre Nicolas Sarkozy, il a affirmé qu’il ne fallait pas « confondre la traduction médiatique parfois donnée » avec « la réalité ».
La machine à perdre, « c’est quand certains ne mesurent pas tout à fait leur responsabilité et ne travaillent pas avec un esprit collectif », a expliqué le Premier ministre.
Le débat de fond « au sein de notre famille est indispensable », a-t-il ajouté, affirmant qu’il fallait « faire de cette diversité une richesse ».
« Les électeurs ne pensent pas tous de la même façon », a-t-il souligné, estimant qu’il fallait qu’ils puissent « se retrouver dans les voix qui s’expriment ».
« Il y a le temps du débat, il y a le temps du rassemblement ». « Un processus est engagé » à l’UMP, « je m’en réjouis », a-t-il déclaré, ajoutant que « comme chef du gouvernement, j’apporterai ma contribution ».
Source: AFP