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Dominique de Villepin veut prendre parti sans diviser

Absent du débat entre les deux tours, l’ancien Premier ministre compte sur ses amis pour créer un mouvement.

Dominique de Villepin a tranché. Son réseau de « clubs » devrait très prochainement se transformer en parti. Parce qu’il ne veut surtout pas apparaître comme un diviseur de sa famille politique, l’ancien Premier ministre préférera parler d’un mouvement ou d’un rassemblement.

De retour à Paris lundi prochain, après deux semaines en Chine, Dominique de Villepin sera l’invité du Press club, le jeudi suivant. A cette occasion, il a prévu, selon son entourage, « une initiative forte ». Elle pourrait prendre la forme d’un « appel » au lendemain des élections régionales.

Villepin et son carré de fidèles ont pris soin de ne pas s’exprimer dans l’entre deux tours. « Nous avons fait preuve de responsabilité: on ne tire pas contre son camp quand il est en difficulté », souligne un député proche de Villepin.

En fonction du résultat des régionales et de l’état de désagrégation éventuelle de la majorité, Dominique de Villepin décidera s’il opte pour l’autonomie complète de son futur parti vis-à-vis de l’UMP ou s’il tente de faire de l’entrisme en l’associant au parti dirigé par Xavier Bertrand. Le parti majoritaire fédère déjà plusieurs structures plus ou moins autonomes, simples clubs animés par des personnalités ou partis politiques proprement dit, comme le Parti radical ou la Gauche moderne. (…)

Après le premier tour des régionales, les villepinistes sont plus que jamais persuadés qu’un « boulevard » s’offre à leur champion. L’abstentionnisme à droite, l’effondrement de Bayrou et le bon score de Dupont-Aignan sont analysés comme autant de signes d’un besoin de Villepin. « Les 10% que lui donnent les sondages, il ne les prend pas à Sarkozy. On a dit qu’il risquait de faire perdre la droite. En fait, il est celui qui peut la faire gagner. Il amène de l’oxygène à la vie politique », s’enthousiasme un animateur du Club Villepin. (…)

Source: Alain Auffray et Antoine Guiral (Libération)

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